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Les actions européennes devraient encore afficher de belles performances en 2013

ER - Analyses de marchés
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Par Joël Copp-Barton, Directeur Produits Actions Européennes Invesco Perpetual.

Après les bonnes performances des actions européennes l'an dernier, l’équipe actions européennes d'Invesco de Henley-on-Thames au Royaume-Uni s'interroge si cette tendance peut continuer ou si les inquiétudes liées à la crise de l'euro peuvent revenir sur le devant de la scène en 2013.

Dans leur synthèse mensuelle de janvier, les spécialistes ont identifié différents facteurs permettant d'être optimiste : notamment des valorisations attrayantes, de nouvelles possibilités de réduction des risques extrêmes et une amélioration progressive des perspectives de croissance pour les entreprises européennes.

Si la hausse des derniers mois a réduit le différentiel de valorisation entre les actions européennes et celles d'autres régions du monde, l’équipe de gestion d'Invesco estime qu'un différentiel significatif persiste. Ce dernier est d'ailleurs plus sensible sur la base des bénéfices ajustés en fonction des cycles. De leur point de vue, ce différentiel et l'importante prime de risque actions comparée aux rendements des obligations d’entreprises montrent que les investisseurs demeurent sceptiques sur les perspectives des actions européennes. « Les marchés financiers focalisent davantage leur attention sur les risques liés à la crise de l'euro que sur les véritables progrès réalisés dans les pays périphériques et l'amélioration des perspectives macro-économiques », souligne Joël Copp-Barton, Directeur Produits actions européennes chez Invesco Perpetual.

De ce point de vue, la persistance d'un sentiment négatif envers tout ce qui est européen met en exergue d'intéressantes opportunités sur certaines valeurs, en particulier dans les secteurs des financières, du transport et des télécommunications, des secteurs qui ont été largement délaissés par les investisseurs à cause de leur propension à rechercher la sécurité tout en évitant le risque. D'attrayantes opportunités existent également dans des sous-secteurs particuliers au sein des pharmaceutiques, de l'aéronautique ou des services commerciaux où « la dynamique de croissance ne diffère pas de celle des valeurs de consommation, alors que les valorisations sont bien plus attrayantes ».

Si certaines interrogations demeurent, les spécialistes de l'investissement d'Invesco identifient un certain nombre de facteurs qui devraient soutenir les actions européennes en 2013. Aidés par le programme OMT (Outright Monetary Transactions) d'achats d'obligations d’État de la Banque Centrale Européenne, les pays périphériques ont bien avancé dans la réduction des déséquilibres en Europe. « Une bonne partie des ajustements requis dans les pays périphériques ont déjà été mis en place », souligne Joël Copp-Barton. « La poursuite de ce mouvement devrait contribuer à réduire le scepticisme affectant cette classe d'actifs et devrait permettre une réduction de la prime de risque à terme ».

Si le désendettement va probablement rester un thème important, Joël Copp-Barton s'attend à une réduction progressive de la pression en 2013. D'une part, cette année devrait connaître un allègement de la pression fiscale, des progrès substantiels ayant été réalisés dans la réduction des déficits budgétaires primaires au sein des nations en difficultés. D'autre part, les injections de liquidités de la BCE ont permis d'améliorer les conditions du marché monétaire dans la zone Euro. Globalement, les banques centrales restent engagées sur des politiques monétaires accommodantes, alors que les indicateurs avancés sont en amélioration dans toutes les régions pour la première fois depuis 2009.

« Ces facteurs devraient davantage soutenir la croissance en 2013 qu'en 2012 », estime Joël Copp-Barton. « Avec un environnement macro-économique moins négatif en Europe et de meilleures perspectives de croissance dans le reste du monde, les sociétés européennes devraient afficher de meilleures performances. Le rythme de révision à la baisse des croissances de bénéfices a déjà commencé à ralentir, ce qui d'ordinaire est un signe encourageant pour le futur. Cela devrait soutenir le sentiment en faveur de cette classe d’actifs en 2013. »

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