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ER - Analyses de marchés
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Des perspectives porteuses pour les obligations convertibles en 2017

L’environnement de hausse des taux est traditionnellement favorable aux obligations convertibles. Par ailleurs, en période de volatilité des marchés, la convexité des convertibles reste un atout rare et précieux.

Par Jean Edouard Reymond, Responsable de la Gestion Convertibles et Directeur Général de l’UBP AM France


L’année 2016 a été contrastée sur le marché des obligations convertibles en Europe.

- D’un côté, le marché primaire européen a gardé une dynamique positive : 29,1 Mds$ d’émissions vs/ 25,6 Mds$ en 2015. Le marché européen est en continuelle expansion depuis 2012, et sur la seule année 2016 a contribué pour près de 11 Mds$ à la croissance du gisement.  
- De l’autre, la hausse de l’aversion au risque a engendré des sorties de capitaux des OPCVM ouverts domiciliés en Europe spécialisés en Convertibles. Il s’agit même de la plus longue et de la plus conséquente série de flux sortants constatée sur la dernière décennie. Il faut relativiser toutefois ce constat : une partie des flux se sont reportés sur des solutions dédiées afin de s’assurer de la parfaite adéquation entre les objectifs de la gestion et ceux du client en intégrant l’environnement réglementaire ou prudentiel spécifique.
Par ailleurs,  relativement aux périodes similaires dans l’histoire récente (2008 ou 2011 ou les performances ont été très négatives avec des baisses respectives de -27 en 2008 et de -10% en 2011), les performances sont restées proches de l’équilibre en 2016, démontrant ainsi la capacité de l’ensemble gérants de convertibles à s’adapter à un environnement moins favorable.


Des perspectives 2017 favorables

En 2017, le thème de la reflation va dominer l’agenda des marchés.  Le contexte macroéconomique avec la reprise de l’inflation, et la repentification des courbes de taux remet en lumière l’intérêt des obligations convertibles aussi bien pour les émetteurs que pour les investisseurs.
Les émetteurs d’obligations convertible vont pouvoir faire une économie plus significative sur le cout de leur dette, alors que dans un environnement de taux zéro,  l’économie marginale était faible. Cela pourrait être renforcé par la réforme fiscale américaine qui en contrepartie d’un bas du taux d’imposition sur les bénéfices, envisage la non déductibilité des charges d’intérêt.
Pour les investisseurs, l’analyse des performances sur plus de 15 ans montre que durant les périodes de hausse taux, les obligations convertibles ont réalisé des performances positives, parfois même supérieures à celle des marchés d’actions (alors que les obligations d’entreprises étaient en baisse).


Nouvelles émissions attendues supérieures à 80 Mds$ au niveau mondial

« Dans cet environnement de hausse des taux et de pentification des courbes, nous attendons une hausse des nouvelles émissions. Le financement des projets d’infrastructures aux Etats-Unis devrait soutenir la tendance. Les nouvelles émissions devraient être supérieures à 80 Mds$ » estime Jean-Edouard Reymond, responsable de la gestion Convertibles chez UBP AM France.
Le profil du marché est adapté à l’environnement de croissance : Les convertibles européennes sont marquées par une présence forte des industrielles et de l’Energie/Matériaux. Dans l’univers des convertibles globales, la technologie est le secteur dominant, et la sensibilité « action » est élevée à plus de 45%.
Les incertitudes politiques en Europe et aux Etats-Unis - interrogations sur les mesures de la nouvelle Administration et la vitesse de leur mise en œuvre -, sont susceptibles également d’accroître le risque de volatilité sur les marchés actions mondiaux.
Tous ces éléments sont clairement propices aux obligations convertibles en comparaison des actions ou des obligations classiques.

« En Europe, à ce jour, nous privilégions les valeurs de consommation pour tirer profit d’un environnement de croissance plus favorable, ainsi que les valeurs industrielles (sur notre stratégie européenne dynamique), pour jouer la thématique de la relance des infrastructures aux Etats-Unis et du rebond de la construction en Europe. Enfin, l’énergie pour l’amélioration des cashflows attendue avec une préférence pour les pétrolières intégrées », précise Jean-Edouard Reymond qui reste en revanche prudent sur les utilities (services publics) et les télécoms, où il faudra être très sélectif. 
Aux Etats-Unis, la surpondération sectorielle vise principalement les valeurs technologiques et de communication plus créatrices de valeur. 
Le marché asiatique doit être abordé avec prudence étant donné l’endettement en dollar qui va peser sur la rentabilité de nombreux titres et de façon plus globale le risque accru de protectionnisme venu des Etats-Unis.

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