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SPGP croit aux vertus du high yield

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Ils n’étaient pas moins de quatre professionnels pour expliciter la façon dont, chez SPGP, sont gérés les fonds investis en obligations : Jean-Marc Bélières et Philippe Halb, directeurs, Eric Bozzetto, gérant, et Laurent Pluchard, directeur commercial. Au cours des trois premiers trimestres de l’exercice écoulé, les fonds obligataires ont, selon Morningstar, collecté 100 milliards d’euros et les fonds actions décollecté pour 26 milliards d’euros. Désormais, les obligations pèsent plus que les actions dans les fonds de pension britanniques et dans les hedge funds. Paradoxal ! En effet, les niveaux des taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas et les pays développés n’ont jamais été aussi endettés.

 

Détente à la périphérie

« Les rendements ont baissé, mais la visibilité s’est aussi améliorée, souligne Philippe Halb. Fait nouveau, certaines sociétés émettent des emprunts à des taux inférieurs à ceux des Etats qui les abritent. » Les taux d’intérêt vont rester bas. « S’ils remontaient, fait pour sa part observer Jean-Marc Bélières, nous serions tous morts ! Nous aurions un krach comme nous n’en aurions jamais eu, pire que celui de 1994. » Le scénario le plus probable est que les taux vont se détendre en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Italie, alors qu’ils vont très légèrement se tendre en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France. Comme les obligations d’Etat (à peine plus de 1,5 % pour le Bund allemand) et les obligations privées investment grade (1,3 % en moyenne) n’ont plus d’attraits, il faut regarder du côté des obligations high yield (4,5 % de rendement d’ensemble). Si les taux s’élevaient de 1 point, les obligations d’Etat perdraient 7,3 %, les obligations bien notées 4 % et le haut rendement 2,5 %.

Les émissions notées BBB procurent un rendement compris entre 1 % et 3 %. Celui des emprunts BB se situe entre 3 % et 5 % et celui des single B entre 4 % et 9 %. « Le taux de défaut anticipé par le marché dans le segment du haut rendement européen est de 8 %, alors que nous avons une estimation limitée à 3,5 % pour 2013 », note Philippe Halb. Ce marché est en pleine expansion, les entreprises faisant de plus en plus appel au marché, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis, où les financements bancaires n’excèdent pas 25 %. En Europe, le crédit bancaire ne suffit pas à financer l’économie.

Michel Lemosof

 

A découvrir dans le Bas de laine n°242 (parution le 21 janvier) : notre sélection du moment parmi les fonds obligataires de SPGP.

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