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Invesco s’attend à un retour en grâce des actions européennes

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Selon Richard Fischer, président de la Federal Reserve Bank de Dallas, « personne ne sait vraiment ce qui remettra l’économie sur les rails ». Cet aveu d’humilité n’empêche pas les professionnels de continuer à travailler ! Pour Bernard Aybran, directeur général délégué et directeur de la multigestion d’Invesco en France, la monnaie créée par les banques centrales se retrouve de moins en moins dans l’économie, alors qu’en Europe le crédit bancaire au secteur privé stagne, voire se contracte. « Dans un contexte de consommation sous pression et de dépenses publiques contraintes, explique-t-il, les investissements des entreprises restent pourtant les moteurs les plus crédibles de redémarrage de la demande. »

Et de préciser : « Les émissions de dette par des sociétés privées est en passe de battre de nouveaux records. Paradoxalement, ces émissions servent pour partie à alléger la charge de la dette, en obtenant des taux plus faibles et en faisant  plus souvent appel au marché au détriment du crédit bancaire. » D’après Fitch, l’endettement des entreprises est utilisé pour le refinancement de leur dette préexistante à hauteur de 55 %, investir à concurrence de 30 %, le solde (15 %) correspondant aux fusions-acquisitions et autres leveraged buy-out.

Repondération

S’agissant des actions, Nicolas Bouët, lui aussi directeur général délégué d’Invesco en France, n’a pas de doute sur le retour en grâce des valeurs européennes. « La question est de savoir quand ! Les dividendes sont intéressants, les valorisations sont basses, les capacités d’investissement en obligations sont proches de leur maximum. » Bernard Aybran ajoute que la capitalisation boursière américaine représente 160 % du PIB, quand celle de leurs homologues européennes ne pèse que la moitié du PIB.

Le potentiel de rattrapage est donc a priori significatif, mais il faut non seulement accepter la volatilité, mais également se faire à l’idée que les règles « Solvabilité 2 » minimisent l’attrait des titres risqués. « Du fait d’un désintérêt des investisseurs de long terme, des inefficiences importantes apparaissent et permettent aux stock pickers de générer de la valeur »,  relève Bernard Aybran. Pour ce dernier, une allocation d’actifs équilibrée serait la suivante : 30 % en emprunts d’Etat (en guise de « refuge »), 20 % en obligations diversifiées et 50 % en actions (Europe, Asie, Etats-Unis…).

Michel Lemosof

 

Notre analyse de la gamme d'Invesco et le produit que nous avons sélectionné sont à découvrir dans le numéro 240 du Bas de laine d'Esteval, à paraître le 20 décembre.

 

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