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Les recommandations d'investissement du comité stratégique de Barings

ER - Analyses de marchés
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Les politiques monétaires des grands pays restent l’élément déterminant sur les marchés. 

1/ L’économie américaine vient de subir le double effet d’un hiver rigoureux et de la baisse des dépenses liées au pétrole. Si en raison du froid, les américains sont restés au chaud, nous pourrions maintenant assister à un rattrapage sur la consommation au 2e trimestre, comme cela s’est déjà produit dans des situations similaires. La réduction des investissements liés au pétrole est susceptible d’être plus que compensée par l’impact positif de la baisse des cours de l’or noir, la baisse à la pompe étant très sensible. Dans notre première analyse, nous avions estimé que la baisse du coût de l’énergie procurerait une économie de l’ordre de 250 Mds$ pour les consommateurs américains, somme qu’ils utiliseraient au profit des ventes de détail et qui soutiendrait la croissance. Pour la Fed, comme pour nous, l’étude des ventes de détails et des chiffres de la consommation sera cruciale pour comprendre si le ralentissement de début 2015 est bien, comme nous le pensons, seulement un phénomène transitoire.
Nous restons donc positifs sur les Etats-Unis même si les bénéfices des entreprises ont été décevants, notamment à l’exportation, du fait de la robustesse du dollar, situation qui devrait perdurer.De ce fait, depuis le début de l’année, nous préférons les sociétés américaines tournées vers le marché intérieur telles que les petites capitalisations de l’indice Russell 2000.

2/ Concernant la zone euro, après une période d’affaiblissement de la monnaie et quelques signes encourageants de la BCE (dès avant la mise en place des mesures de Quantitative Easing), nous commençons à déceler de timides signes de reprise économique cyclique et un rebond de la rentabilité des entreprises. Pour la 1ère  fois depuis cinq ans, et bien que modestes, les révisions de bénéfices ont été positives. Ces améliorations touchent six des dix principaux secteurs : consommation courante et durable, santé, industrie, finance et technologies de l’information. Cependant, les négociations entre la Grèce et ses créanciers sont toujours en cours et ne permettent pas aux marchés de progresser davantage.

3/ Au Japon, les données économiques restent mitigées. La bourse est toujours tirée vers le haut par les profits des entreprises et bénéficie de l’intervention d’importants investisseurs, tel que le fonds de pension GPIF (Gouvernment Pension Investment Fund). Le défi à long terme demeure inchangé pour le gouvernement : comment créer un élan plus fort tant au niveau des consommateurs domestiques que des entreprises pour étendre la reprise au-delà des secteurs exportateurs.

4/ En Chine, les données économiques sont toujours faibles et le taux de croissance réelle pourrait se situer entre 3 et 4%. Les autorités ont bien pris la mesure de ces chiffres décevants si l’on en juge par la vigueur de leur réaction en termes d’assouplissement monétaire, avec des réductions substantielles du RRR (Reserve Requirement Ratio). Grâce à cette politique et bien que la profitabilité des entreprises déçoivent et que les bénéfices soient révisés à la baisse, le marché reste porteur.


Allocations d’actifs

Nous sommes un peu moins optimistes que le mois précédent, mais privilégions toujours les actions. Nous avons revalorisé Hong Kong du fait de son potentiel de valorisation le marché pouvant bénéficier de l’assouplissement monétaire chinois. Nous sommes revenus à une position neutre sur la santé.
Nous sommes également neutres sur l’énergie mais pourrions revoir notre position à la hausse le mois prochain. Nous avons rétrogradé les obligations d’Etat italiennes, leurs valorisations semblant excessives sur fond de possible détérioration de la situation grecque. Nous avons revalorisé l’euro à une position neutre, anticipant une période de stabilité, voire une très légère baisse du dollar. 

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