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Billet mensuel du Docteur Leber, fondateur d’Acatis

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Francfort , 6 heures du matin - Alors que le nouveau siège de la BCE va être inauguré, pétards et sachets de peinture volent en tous sens. La pierre qui a pulvérisé la vitre de la salle de conférence d’ACATIS git à côté de nos récompenses. Des manifestants professionnels militants et des protestataires naïfs de Blockupy ont formé une alliance funeste. Rien ne justifie une manifestation aussi absurde, agressive et totalement éloignée de ses objectifs. Nous ressentons fortement le désarroi de la population allemande, qui ne comprend plus ce qui se passe dans l’économie, dans le système bancaire ou dans l’euro. L’écart de compréhension et de communication entre la population, l’économie et le monde politique est immense et ne cesse de se creuser. Malheureusement, personne ne s’efforce d’y remédier et la population continue de croire au mythe d’une prospérité accessible sans effort.

San Francisco - 2,5 trillions de dollars, telle est la valeur boursière des sociétés à l’affiche de la conférence de Morgan Stanley organisée à San Francisco. Cela représente environ le PIB de l’Allemagne. La plupart de ces sociétés n’ont que quelques années d’existence. Microsoft et Oracle, fondées respectivement en 1975 et 1977, font partie des plus anciennes. Ces valeurs boursières ont été créées par des hommes qui ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, dans des secteurs qui auparavant n’existaient pas. Il ne s’agit pas non plus de fortunes héritées, qui selon la formule de Thomas Piketty ne cessent de croître, mais de fortunes récentes, créées de toutes pièces. Les chances qu’offre une société peuvent notamment se mesurer à la possibilité pour quiconque situé en bas de l’échelle de se hisser tout en haut, par exemple au sein d’une société technologique. Ces chances s’offrent également aux manifestants de Francfort mais le savent-ils ? Dans « Devant la Loi », Kafka conclut ainsi: « Ici, personne d’autre que toi ne pouvait avoir droit d’accueil, car cette entrée n’était destinée qu’à toi. Je m’en vais maintenant fermer cette porte. »

2,1 trillions de dollars, tel est le montant des liquidités que selon Business Week les entreprises américaines ont laissé à l’étranger. La raison en est simple : l’argent qui n’est pas rapatrié aux États-Unis n’est pas soumis à la fiscalité américaine et est thésaurisé à l’étranger. Pourquoi ne le dépensent-elles pas ? Parce que dans l’économie du savoir, c’est le savoir-faire et non les biens physiques qui est le moteur des valeurs, et le savoir-faire ne s’accroît pas avec l’argent.

4 milliards, tel est le nombre d’utilisateurs d’internet que vise Sheryl Sandberg, patronne de Facebook. Pour un investisseur en capital-risque, le seuil de rentabilité est de seulement 100 millions d’utilisateurs. À l’échelle de l’Allemagne, ces ordres de grandeur paraissent titanesques. La dernière grande contribution de l’Allemagne au monde connecté date de SAP – soit il y a 25 ans déjà.

New Delhi – A fond dans les nouvelles infrastructures: l’Inde d'aujourd'hui est en train de profondément changer. De grands projets de rénovation des infrastructures ont été lancés pour les 9 prochains mois. Bientôt, l’Inde rénovera 30km de routes par jour, contre 2 km auparavant. Elle construit de nouvelles voies de fret ferroviaire, triple sa production de charbon, et fait un grand bond en avant pour rendre la conduite des affaires plus facile. La contribution au PIB du secteur de la production doit passer de 17% à environ 25%. Il est fascinant de constater à quel point les programmes de Modi sont tournés vers le marché, axés sur les infrastructures et favorables à l’entreprenariat. Les hommes politiques allemands (ou grecs) devraient s’en inspirer ! Pendant ce temps-là, nos politiciens allemands s’étripent sur des questions telles que les péages, les lignes électriques en Bavière et l’éclairage des cuisines des cafés.

Jaipur – L’intelligence comme matière première: au sein de nos portefeuilles figure l’action Cognizant, une société de logiciels en plein essor, qui compte 80% de collaborateurs indiens (plus de 150 000). Elle s’apparente de par sa structure, sa taille et sa croissance à des concurrents tels que HCL, Tata Consulting, Infosys ou Wipro. Auparavant, l’atout concurrentiel des programmeurs indiens résidait dans le fait qu’ils coûtaient moins cher. Aujourd’hui, l’Europe ou les États-Unis ne produisent plus d’ingénieurs en nombre suffisant. Les matières premières que sont le talent et le savoir font défaut sur les vieux continents. Le succès engendre le succès – l’abondance de développeurs talentueux continuera de faire de l’ombre aux Européens.

http://www.acatis.de/fr 

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

Francfort , 6 heures du matin - Alors que le nouveau siège de la BCE va être inauguré, pétards et sachets de peinture volent en tous sens. La pierre qui a pulvérisé la vitre de la salle de conférence d’ACATIS git à côté de nos récompenses. Des manifestants professionnels militants et des protestataires naïfs de Blockupy ont formé une alliance funeste. Rien ne justifie une manifestation aussi absurde, agressive et totalement éloignée de ses objectifs. Nous ressentons fortement le désarroi de la population allemande, qui ne comprend plus ce qui se passe dans l’économie, dans le système bancaire ou dans l’euro. L’écart de compréhension et de communication entre la population, l’économie et le monde politique est immense et ne cesse de se creuser. Malheureusement, personne ne s’efforce d’y remédier et la population continue de croire au mythe d’une prospérité accessible sans effort.

San Francisco - 2,5 trillions de dollars, telle est la valeur boursière des sociétés à l’affiche de la conférence de Morgan Stanley organisée à San Francisco. Cela représente environ le PIB de l’Allemagne. La plupart de ces sociétés n’ont que quelques années d’existence. Microsoft et Oracle, fondées respectivement en 1975 et 1977, font partie des plus anciennes. Ces valeurs boursières ont été créées par des hommes qui ne sont pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, dans des secteurs qui auparavant n’existaient pas. Il ne s’agit pas non plus de fortunes héritées, qui selon la formule de Thomas Piketty ne cessent de croître, mais de fortunes récentes, créées de toutes pièces. Les chances qu’offre une société peuvent notamment se mesurer à la possibilité pour quiconque situé en bas de l’échelle de se hisser tout en haut, par exemple au sein d’une société technologique. Ces chances s’offrent également aux manifestants de Francfort mais le savent-ils ? Dans « Devant la Loi », Kafka conclut ainsi: « Ici, personne d’autre que toi ne pouvait avoir droit d’accueil, car cette entrée n’était destinée qu’à toi. Je m’en vais maintenant fermer cette porte. »

2,1 trillions de dollars, tel est le montant des liquidités que selon Business Week les entreprises américaines ont laissé à l’étranger. La raison en est simple : l’argent qui n’est pas rapatrié aux États-Unis n’est pas soumis à la fiscalité américaine et est thésaurisé à l’étranger. Pourquoi ne le dépensent-elles pas ? Parce que dans l’économie du savoir, c’est le savoir-faire et non les biens physiques qui est le moteur des valeurs, et le savoir-faire ne s’accroît pas avec l’argent.

4 milliards, tel est le nombre d’utilisateurs d’internet que vise Sheryl Sandberg, patronne de Facebook. Pour un investisseur en capital-risque, le seuil de rentabilité est de seulement 100 millions d’utilisateurs. À l’échelle de l’Allemagne, ces ordres de grandeur paraissent titanesques. La dernière grande contribution de l’Allemagne au monde connecté date de SAP – soit il y a 25 ans déjà.

New Delhi – A fond dans les nouvelles infrastructures: l’Inde d'aujourd'hui est en train de profondément changer. De grands projets de rénovation des infrastructures ont été lancés pour les 9 prochains mois. Bientôt, l’Inde rénovera 30km de routes par jour, contre 2 km auparavant. Elle construit de nouvelles voies de fret ferroviaire, triple sa production de charbon, et fait un grand bond en avant pour rendre la conduite des affaires plus facile. La contribution au PIB du secteur de la production doit passer de 17% à environ 25%. Il est fascinant de constater à quel point les programmes de Modi sont tournés vers le marché, axés sur les infrastructures et favorables à l’entreprenariat. Les hommes politiques allemands (ou grecs) devraient s’en inspirer ! Pendant ce temps-là, nos politiciens allemands s’étripent sur des questions telles que les péages, les lignes électriques en Bavière et l’éclairage des cuisines des cafés.

Jaipur – L’intelligence comme matière première: au sein de nos portefeuilles figure l’action Cognizant, une société de logiciels en plein essor, qui compte 80% de collaborateurs indiens (plus de 150 000). Elle s’apparente de par sa structure, sa taille et sa croissance à des concurrents tels que HCL, Tata Consulting, Infosys ou Wipro. Auparavant, l’atout concurrentiel des programmeurs indiens résidait dans le fait qu’ils coûtaient moins cher. Aujourd’hui, l’Europe ou les États-Unis ne produisent plus d’ingénieurs en nombre suffisant. Les matières premières que sont le talent et le savoir font défaut sur les vieux continents. Le succès engendre le succès – l’abondance de développeurs talentueux continuera de faire de l’ombre aux Européens

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