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[A l'écoute des gestions] UBI reste positif sur obligations convertibles

ER - Patrimoine et placements
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Après avoir collecté plus d’1 milliard d’€ en 2014 sur sa gamme de fonds UBAM Convertibles, l’équipe de gestion estime que ce profil d’obligations restera plébiscité par les investisseurs institutionnels dans les mois à venir. En effet, pour l’équipe obligations convertibles d’UBI, qui compte plus de 4 Mds€ sous gestion, la classe d’actifs recèle toujours un fort potentiel d’appréciation.
Jean-Edouard Reymond, Directeur Général de l’UBI et Responsable de la gestion obligataire convertibles, note que « ce segment obligataire est en croissance significative, tant à l’échelle globale qu’à l’échelle de l’Europe. En 2014, le marché global a cru de 10 Mds$ (volume de nouvelles émissions, auquel sont soustraits les remboursements), soutenu notamment par une forte progression en Europe et au Japon ».

Le rythme va s’accélérer en 2015, puisque les remboursements anticipés devraient s’établir à un niveau bien inférieur à celui des années passées : l’estimation du montant des remboursements au niveau mondial, avoisinerait 50 Mds$, contre 80 Mds$ l’année dernière. Et contrairement aux idées reçues, le gisement est très dynamique en Europe : la croissance nette y a été supérieure à 7 Mds$ l’année dernière. « Les convertibles sont de plus en plus plébiscitées par les investisseurs institutionnels, qui considèrent la classe d’actifs comme un élément de diversification, permettant d’exploiter la sensibilité aux taux et aux actions au gré des cycles de marché ».

Les convertibles présentent aussi l’avantage de répondre aux nouveaux enjeux réglementaires imposés aux investisseurs institutionnels, remarque Jean-Edouard Reymond : « pour un institutionnel, le recours aux convertibles permet de réduire significativement son coût de couverture en capital. La pleine application de la directive Solvabilité 2 d’ici 2016 incite les assureurs à intégrer des obligations convertibles dans leur allocation d’actifs, pour une optimisation de leur gestion actif-passif ».

En termes de performance, les composantes ‘crédit’ et ‘actions’ devraient constituer les principaux catalyseurs à l’horizon des douze prochains mois. « Nous n’avons pas de biais actions ou obligations dans notre gestion, nous analysons les titres selon une approche ‘bottom-up’ avec l’objectif d’identifier les sources de valeur offertes par les options de conversion. Pour autant, nous surpondérons actuellement l’exposition au risque action européen, compte tenu de l’amélioration en cours des marges bénéficiaires et de niveaux de valorisation attractifs ». L’équipe d’UBI estime que la force du dollar va favoriser l’amélioration des bénéfices des sociétés en zone euro, tandis que la baisse des taux encourage les rachats d’actions et l’expansion des PER.

De son côté, la composante crédit continuera d’être rémunératrice, avec des taux de défaut relativement bas. « Nous préférons actuellement le crédit investment grade. Toutefois, le segment high yield présente des opportunités, à condition d’être sélectif » explique Jean-Edouard Reymond. « Grâce au ‘quantitative easing’ de la BCE, nous nous attendons à une évolution des spreads de 250 à 300 bps sur le high yield européen , par la suite il pourra être intéressant de profiter du différentiel de portage existant entre le high yield américain et européen durant l’année 2015, dans cet environnement de divergence monétaire de part et d’autre de l’Atlantique ».

Enfin, l’équipe d’UBI s’attend à un net regain de volatilité sur les marchés en 2015, une tendance importante pour la classe d’actifs. « La volatilité constitue un moteur de surperformance de premier ordre pour les convertibles, au même titre que la sensibilité ‘actions’ ou ‘taux’ du titre. Sa contribution a été légèrement négative en absolu durant l’année 2014 ; compte tenu des points d’interrogations actuels concernant non seulement le divorce des banques centrales mais aussi les questions politiques et géostratégiques, nous anticipons une contribution positive pour 2015 » observe Jean-Edouard Reymond.

www.ubp.com

 

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