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ER - Analyses de marchés
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[Point de vue Feux d’artifice des marchés en Europe

« Merci monsieur Draghi, merci à la Banque Centrale Européenne .» C’est certainement ce qui vient à l’esprit de tous les investisseurs après un mois de janvier exceptionnel.

Par Roland Fernet, Directeur Général et Nathalie Pelras, Directeur de la Gestion de KBL Richelieu Gestion


En effet, le Stoxx 600 a pulvérisé son plus haut point depuis sept ans après l’annonce d’un « Quantitative Easing » à l’européenne. Cela signifie qu’à partir du mois de mars, la BCE entamera un programme de rachat d’actifs de 1 100 Mds€ d’ici mi 2016. Ce montant colossal va pousser les investisseurs vers les actifs risqués au premier rang desquels se trouvent les actions.
Le mois a donc été historique, puisqu’il s’agit du meilleur mois de janvier depuis 1989. Mais ce qui est également à noter c’est la décorrélation des indices européens par rapport aux indices américains qui se sont inscrits en baisse sur le mois. L’écart est de près de 10 points, le Dow Jones reculant de 3,6% et le Stoxx 600 progressant de 7,3%.
Il faut préciser que la forte appréciation du dollar initiée au cours du 2ème semestre 2014, et qui s’est poursuivie au début de l’année, a rendu les actions européennes très attractives pour les investisseurs outre-Atlantique. On peut ajouter que les perspectives de progression des résultats et donc des cours sont désormais plus favorables à l’Europe.

Pour rester dans le domaine des devises, janvier a aussi été le mois de la décision surprise de la Banque Nationale Suisse de mettre fin au niveau plancher de 1,20 qui liait sa devise à l’euro, entrainant une hausse du franc suisse de plus de 20% dans la journée mais une baisse du marché boursier suisse, les sociétés exportatrices se trouvant immédiatement handicapées par rapport à leurs concurrentes européennes. On le constate, si l’euphorie boursière en a réjoui plus d’un, la volatilité est restée bien présente et surtout historique sur certaines devises.

Si une correction n’est pas à exclure dans les semaines qui viennent avec les problèmes de la Grèce et de l’Ukraine, celle-ci devrait être de faible ampleur, la bulle sur les marchés actions européenne n’ayant qu’à peine commencée à gonfler et étant pleinement justifiée par les rendements de ces actifs.

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