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L’expansion des enseignes de luxe tirent les loyers des grandes artères commerçantes mondiales à la hausse.

BB - Analyse du marché immobilier
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Selon l’étude annuelle du conseil international en immobilier d’entreprise Cushman & Wakefield, Main Streets Across the World, les douze derniers mois ont conforté l’attractivité des grandes artères commerçantes mondiales. « 85% des 326 emplacements analysés par Cushman & Wakefield dans 62 pays ont enregistré une hausse ou une stabilité de leur valeur locative contre 81% en 2011, tandis que l’ensemble du marché mondial a connu une progression annuelle de 4,5% contre 4,8% l’an passé » annonce Christian Dubois, Directeur Général de Cushman & Wakefield France.

La polarisation du marché de l’immobilier de commerces s’est accentuée, distinguant des emplacements secondaires fragilisés par l’essor du e-commerce et la détérioration du climat économique, et des emplacements n°1 toujours attractifs, dont l’offre généralement limitée, explique la hausse des valeurs locatives. Quelques exemples :

Causeway Bay à Hong Kong arrive en première place avec + 34,9% devant la 5e Avenue à New York, qui occupait cette position depuis 11 ans.

Les Champs-Elysées font un bond de 30% permettant à l’avenue parisienne de s’installer sur le podium, en lieu et place de Ginza à Tokyo.

Les BRICS affichent les augmentations de valeurs locatives les plus impressionnantes : Inde + 75% sur Colaba Causeway et Bombay ; Brésil + 64,7% dans le quartier de Garcia d’Avila à Rio de Janeiro ; Hong Kong 21,8%

Si la 5e Avenue à New York a perdu son statut d’artère commerçante la plus chère du monde, elle a vu sa valeur locative augmenter de 11% sur un an. La hausse est encore plus impressionnante à Times Square (+ 55,6%). Dans l’ensemble des Etats-Unis, la croissance atteint 16,3%, contribuant à l’augmentation générale constatée cette année sur le continent nord-américain (+ 10,4%).

La hausse a été moins marquée en Europe (+ 1,7 %), où les incertitudes liées à l’ampleur de la crise de la dette souveraine et au niveau historiquement haut du chômage continuent de peser sur la consommation.


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