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Petercam mise sur l’ISR

La troisième édition de la Semaine de l’investissement socialement responsable (ISR) à peine terminée, la société de gestion indépendante belge Petercam a organisé, à Paris, un conférence-débat sur le thème de l’ISR, devant un parterre d’investisseurs institutionnels. Etaient notamment présents le délégué général du Forum de l’investissement responsable, Grégoire Cousté, ainsi qu’Ophélie Mortier, coordonnatrice ISR, et Lieven Op De Beéck, gérant ISR, chez Petercam.

Le premier constat, qui a d’ailleurs servi de fil directeur à la discussion, c’est qu’il n’y a pas… de définition objective de l’ISR en Belgique ou en France et, encore moins, au niveau européen ! Ceux qui prônent l’élaboration d’un label gouvernemental spécifique qui, par exemple, permettrait l’octroi d’un avantage fiscal devront donc prendre leur mal en patience !

L’idée est des promouvoir l’ISR dans le grand-public. « Il faut que les personnes qui commercialisent des produits ISR soient bien formées, souligne Grégoire Cousté. Les réseaux, banques et compagnies d’assurances, doivent se mobiliser pour aller à la rencontre du plus grand nombre. » Si deux tiers des particuliers déclarent ne pas connaître l’ISR, 20 % d’entre eux se disent prêts à migrer vers l’ISR si on les y sensibilisait. L’enjeu est de taille. Petercam, dont 10 % des actifs sont déjà gérés selon la démarche du développement durable, entend apporter sa contribution à la diffusion auprès d’un nombre croissant d’investisseurs d’une notion qui, désormais, ne relève plus d’un simple effet de mode. Son approche combine le best in class (les « meilleurs élèves » d’une catégorie, qui adoptent les bonnes pratiques) et le principe d’exclusion (pas de tabac, pas d’alcool…).

Quant aux performances, Ophélie Mortier le reconnaît volontiers, « il est impossible de prétendre que, sur le court terme, l’ISR fait mieux que le traditionnel ». Pour elle, cependant, « une société dotée d’une bonne gouvernance et soucieuse de son environnement se signalera, tôt ou tard, par une amélioration de son niveau de valorisation ». Il n’y a pas si longtemps, fait observer Grégoire Cousté, les investisseurs demandaient : « Combien allons-nous perdre en investissant de manière éthique ? ». Or, continue-t-il, aujourd’hui, ces mêmes investisseurs demandent : « Combien allons-nous gagner en investissant de façon éthique ? » En tout cas, tout le monde s’accorde sur un point : l’ISR ne détruit pas de performance

Michel Lemosof

A suivre dans le prochain numéro du Bas de laine d'Esteval : le fonds de la gamme Petercam que nous privilégions actuellement.

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