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Former les forces de l'ordre pour mieux combattre le trafic d'espèces sauvages

BE - Culture & Société
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Un atelier de formation destiné à développer les compétences des officiers des forces de l'ordre de plusieurs pays en matière de lutte contre le trafic d'espèces sauvages s'est ouvert le 17 novembre dernier à Addis Abeba, en Éthiopie.

Organisé conjointement par l'Autorité éthiopienne pour la conservation de la faune sauvage (EWCA), IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), l'African Wildlife Foundation (AWF), la Freeland Foundationet l'équipe spéciale de l'Accord de Lusaka (LATF), cet atelier a pour but de transmettre aux officiers d'INTERPOL, aux agents des douanes responsables de la faune sauvage et auxautoritésde gestion de la CITES les compétences nécessaires à la prévention du trafic de faunesauvage. L'atelier accueille des participants venus du Kenya, d'Ouganda, d'Éthiopie, de Somalie, de Tanzanie, du Yémen, d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, d'Oman et de Jordanie.

Cette formation s'inscrit dans une stratégie globale visant à appuyer les forces de l'ordre dans leur combat contre la criminalité faunique au niveau régional par le développement de réseaux d'application de la loi. Ce travail est placé sous l'égide du programme ARREST (Africa's Regional Response to Endangered Species Trafficking, Programme régional de lutte contre le trafic d'espèces en danger d'Afrique) et il est mis en œuvre par le biais d'un partenariat entre IFAW, l'African Wildlife Foundation et la Freeland Foundation et avec le soutien du Bureau international des stupéfiants et de l'application de la loi du département d'État des États-Unis.

L'objectif de la formation est de mieux préparer les officiers des forces de l'ordre des États de la Corne de l'Afrique, d'Afrique de l'est et de la péninsule arabique à lutter contre le trafic d'espèces sauvages et à mieux détecter les cas d'infraction. Lors de sessions interactives, les formateurs enseigneront les compétences de terrain requises pour identifier et prendre en charge les espèces communément trafiquées dans ces régions. Cet atelier mettra l'accent sur le statut commercial de ces espèces, sur la criminalité faunique et sa répression, sur les conventions et les organisations régissant le commerce international et sur la coopération inter-agences afin d'améliorer l'échange d'informations à l'échelle régionale et mondiale.

L'AWF, l'un des partenaires du programme ARREST, a organisé des formations similaires dans d'autres pays afin de renforcer la collaboration dans la lutte contre le trafic d'espèces sauvages à l'intérieur et au-delà des frontières.

Patrick Bergin, Directeur général de l'African Wildlife Foundation, explique : « La criminalité faunique est un problème local, régional et international, et elle doit donc être combattue à chacun de ces niveaux. Des partenariats efficaces entre les agences internationales, les autorités de protection de la faune sauvage et les associations seront indispensables pour mettre un terme à ce trafic. »

Brassantplusieurs milliards de dollars chaque année, le trafic de faune sauvageest aujourd'hui l'une desactivitéscriminelles les plus lucratives au monde derrière le trafic de drogues, le blanchiment d'argent etla contrefaçon. Selon lerapport d'IFAW  La Nature du crime : répercussions du commerce illicite d'espèces sauvages sur la sécurité mondiale, la contrebande d'ivoire et le commerce d'espècesde faune sauvagesont liés à d'autres formes de crime organisé tels que le terrorisme, le trafic d'armes et le trafic de drogues. L'Éthiopie,dont les stocks d'ivoire confisqués s'élèveraient à 6,3 tonnes, est devenuel'une des principales plaques tournantes du trafic d'ivoireau cours des dernières années.

Pour en savoir plus : ifaw.org / ewca.gov.et

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