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2015, nouvelle année historique pour les emprunts immobiliers ?

BE - Culture & Société
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Les différents baromètres de crédits immobiliers publiés par la profession le confirment : les taux de crédits immobiliers évoluent à des niveaux historiquement bas.

En effet, selon In&FI Crédits*, aujourd’hui, les très bons dossiers de crédits immobiliers (situation stable, apport supérieur à 10 % et endettement inférieur à 33%) bénéficient de taux planchers. Par exemple, pour une durée de 20 ans, le taux de crédit fixe moyen est passé en un an de 3,30% en 2013 à 2,70% en 2014. L’écart de 0,60 point représente une baisse de près de 20%.

Les raisons qui ont provoqué cette baisse sont parfaitement identifiées :
- Des taux de refinancement auprès de la BCE à 0.05 %, un plus bas jamais égalé.
- Des liquidités abondantes.
- Une demande de crédits immobiliers toujours faible.
- Une concurrence interbancaire permanente.

Pour 2015, aucune raison financière ne devrait modifier cette aubaine pour les emprunteurs. En effet, le principal taux directeur de la BCE ne remontera pas tant que les deux conditions suivantes ne seront pas réunies :
- Un retour de la croissance. Celui-ci n’est pas prévu pour 2015 puisque Eurostat prévoit seulement 1,7% pour la zone Euro contre 2% pour l’UE.
- Une reprise significative de l’inflation en zone Euro, qui pour l’instant stagne en dessous de 0,5%, alors même que la BCE a pour mission de maintenir une inflation à hauteur de 2%.
Sur ces bases, il est clair que les taux immobiliers resteront bas en 2015.

Pour l’acquéreur, l’avantage crédit est certes un aspect très positif mais le plus important reste le prix d’achat du logement. En 2014, les professionnels de l’immobilier ont mesuré une baisse régulière des prix des logements qui serait de l’ordre de 4% en France. Cette statistique macro-économique a une valeur toute relative car elle ne tient pas compte des disparités entre les secteurs (urbains tendus et ruraux) et des typologies de logements (maisons ou appartements, neufs ou anciens).

En ce qui concerne l’évolution nationale des prix pour 2015, les avis sont partagés. Certains, tel que Standard &Poor, envisagent une tendance haussière liée à une anticipation de la baisse de l’offre par rapport à la demande (1% en 2015 et 2% en 2016).
D’autres estiment que les prix devraient encore baisser, compte tenu d’une nouvelle raréfaction de la demande. Celle-ci serait la conséquence d’une détérioration du revenu disponible des ménages, due à la hausse des nouvelles augmentations d’impôts de 2014 dont l’impact serait visible en 2015.
A ce stade, où l’analyse des uns et des autres porte sur des écarts de plus ou moins 1 à 2%, il est quasiment impossible de s’engager sur des chiffres par ailleurs gouvernés par les ressentis respectifs des acheteurs et des vendeurs.
En l’état, nous constatons l’excellente résilience du marché immobilier français au regard de la faiblesse de l’économie et la hausse continue du chômage. S’il devait y avoir une bulle immobilière en France, force est de constater qu’elle se dégonflerait alors très lentement…

 

En 2015, les mesures prises pour relancer l’immobilier et le « détricotage » partiel de la Loi ALUR porteront leurs fruits. Ainsi, une hausse de 7% du nombre de logements vendus, tous secteurs confondus (neuf et ancien), apparait parfaitement envisageable.

Dans cette situation unique, c’est bien l’acquéreur immobilier qui régit le marché car il dispose d’une offre de logements abondante et des meilleurs taux de crédits.

* In&Fi Crédits, Filiale de Global Franchise Crédit, conseille depuis 2004 les particuliers dans la recherche du meilleur crédit grâce à 110 partenariats bancaires.  http://www.inandfi-credits.fr/

 

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