Connexion
/ Inscription
Mon espace

80% des entreprises européennes envisagent de recourir à des programmes d’assurance internationaux pour gérer leurs risques dans les marchés émergents

BE - Entreprises & initiatives
ABONNÉS

Plus de 80% des entreprises européennes prévoient d’avoir un recours accru aux programmes d’assurance internationaux dans les trois années à venir afin de gérer au mieux les risques liés au développement de leurs activités dans les marchés émergents. C'est ce que révèle le groupe ACE qui vient de publier les résultats d’une l’enquête menée auprès de 280 Risk Managers venant de toute l’Europe, dans le cadre de sa série d’études « European Risk Briefings».

Cette enquête a également permis d’identifier que les entreprises sont de plus en plus préoccupées par la complexité croissante des réglementations internationales et par l’impact de leur développement international sur la gestion de leurs sinistres.

L’étude montre clairement que les Risks Managers européens perçoivent une aggravation des risques de responsabilité au-delà des frontières. En effet, quatre des six principaux domaines identifiés comme générateurs de risques dans les trois années à venir sont liés à la Responsabilité Civile. Les cyber-risques (dont une part non-négligeable relève de la responsabilité civile) arrivent au second rang, juste devant la Responsabilité Environnementale, soulignant une prise de conscience accrue de l’impact des risques émergents de responsabilité. Le « Top 6 » comprend également la Responsabilité Civile Professionnelle et la Responsabilité des Mandataires Sociaux, traduisant les défis auxquels sont confrontés les dirigeants dans un environnement de mondialisation.

Les Risks Managers français qui représentent 13% du panel interrogé sont en phase avec leurs collègues européens sur le « Top 6 ». Toutefois, ils placent la Responsabilité Civile nettement en tête de leurs préoccupations, suivie de la Responsabilité Environnementale, la RC Professionnelle et les Dommages. Des résultats qui confirment l’attention que portent les entreprises françaises aux risques environnementaux, arrivés également premiers dans le Baromètre des Risques Emergents publié par ACE en janvier dernier.

Les avantages des programmes internationaux d’assurance

Les entreprises ayant déjà mis en place un programme multinational indiquent avoir deux objectifs principaux. Pour 54% des sondés, le premier objectif est d’harmoniser les garanties d’assurance de l’ensemble de leurs activités où qu’elles se trouvent dans le monde. Pour 52% d’entre eux, le second objectif est de s’assurer que les solutions retenues sont conformes aux diverses réglementations, toujours plus complexes et en constante évolution.

Près d’un tiers des Risk Managers considère que leur programme d’assurance international contribue à une gestion de sinistre plus efficace et plus d’un quart qu’il leur permet de maîtriser les coûts de par les économies d’échelle réalisées. Là encore, les français suivent la tendance européenne même s’ils privilégient la qualité des couvertures et de la gestion de sinistres au budget.

Nadia Côté, Directrice Générale de ACE en France déclare : “Dans l’environnement actuel, il est de plus en plus difficile d’harmoniser ses couvertures d’assurance et d’être sûr qu’elles répondent aux exigences de conformité en ayant recours aux solutions traditionnelles consistant à émettre une police unique ou un patchwork de polices locales non-coordonnées. Un programme d’assurance international se révèlera souvent bien plus efficace.

Les entreprises multinationales attendent avant tout de leur assureur qu’il dispose de capacités de souscription étendues s’appuyant sur une expertise reconnue, tout en accordant une importance capitale à la qualité du service.

Outre la solidité financière qui est un pré-requis, le critère essentiel qui guidera les Risk Managers européens dans le choix d’un partenaire pour la mise en place d’un programme international est la qualité et les capacités de souscription, ainsi que la stabilité des conditions de garantie. La moitié des français interrogés attend une offre large de garanties au niveau international.

Ces exigences semblent faire écho à leurs préoccupations quant à l’augmentation de la complexité et l’étendue des risques multinationaux auxquels ils ont conscience d’avoir à faire face. La qualité de service fait l’objet d’une exigence particulière : en effet, plus d’un tiers des Risk Managers souhaite que leur assureur prenne des engagements écrits quant au service à fournir et un quart souligne l’importance de disposer d’un réseau international à l’efficacité éprouvée et d’une gestion de sinistre de haut niveau.

La qualité de service doit être améliorée

Les Risk Managers ayant participé à l’enquête indiquent attendre davantage des assureurs dans la gestion des risques internationaux. L’enquête révèle que moins d’un tiers des Risk Managers européens se déclare “très satisfait” de la qualité de service offerte dans le cadre des programmes d’assurance internationaux. A noter que le panel français se montre plus enthousiaste avec 39% d’interrogés « très satisfaits ».

Selon l’enquête, les principaux défis à relever sont la mise en place de mécanismes de DIC/DIL (Difference In Conditions / Difference In Limits) efficaces, l’émission de polices locales répondant aux normes, un reporting fiable ainsi que la gestion des sinistres à l’étranger.

Méthodologie de l’étude

L’enquête a été menée par Longitude Research pour le compte de ACE au début de l’été 2014 auprès de 280 entreprises en Europe dont 36 en France. Les personnes interrogées sont des Risk Managers, des Directeurs de Risques, des Directeurs Assurances, des Chief Risk Officers et d’autres dirigeants.

L'étude est accessible ici : http://www.acegroup.com/fr-fr/assets/synthese_rapport_programmes-internationaux_fr.pdf

Lectures du moment, tribunes d'experts, management et entrepreneuriat...

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

Lire la suite...


Articles en relation

BE - Entreprises & initiatives
ABONNES
Esteval Infos - 8 février 2019

Au sommaire de nos publications cette semaine, 58 articles (accès libre et accès abonnés) dont : Lancement du fonds Candriam Equities L Oncology Impact Dette émergente : une classe d'actifs attrayante pour 2019 Comme chaque mois, retrouvez nos sélections de produits d'investissement : Notre liste de fonds de boutiques revient en territoire positif Notre liste diversifiée rebondit de 2,3 % sur un mois       Une fin d'année 2018 solide pour le marché locatif des bureaux...

ER - Patrimoine et placements
ABONNES
[Les entretiens d'Esteval] Jean-Claude Chasson, Bacchus Conseil

Bacchus Conseil : Une vision durable et raisonnable de l'investissement « plaisir » Loin des spéculations observées ces dernières années sur les bouteilles de vin, Monsieur Jean-Claude CHASSON s'est spécialisé avec Bacchus Conseil dans le développement durable et harmonieux du patrimoine viticole français. Retour sur une belle aventure entrepreneuriale avec le fondateur de l'entreprise. Quand avez-vous créé votre premier GFV ? C'était en 1989. Dans le cadre de l'expertise comptable et fort de...

BE - Entreprises & initiatives
ABONNES
Nominations professionnels du droit

Bernard Cendrier, Senior Advisor opérationnel chez Deloitte Corporate Finance Il apporte à l'équipe animée par Charles Bédier son expertise et sa connaissance, notamment des secteurs de la chimie, du facility management et de l'énergie. Fort d'une expérience de plus de 30 ans, Bernard Cendrier a occupé différentes fonctions de direction chez Gaz de France, Estampille SA, Engie, Desk Finance M&A et Rhodia. En 2008, après la reprise de Rhodia par Solvay, il devient Directeur des Fusions &...

BE - Entreprises & initiatives
ABONNES
Manifeste pour un meilleur dialogue entre organismes de notation extra-financière et entreprises

Le Medef et l'Afep*, en partenariat avec le Cliff** et le C3D***, prônent la mise en place d'un meilleur dialogue entre organismes de notation extra-financière et entreprises évaluées. Une grande enquête a été menée par les 4 partenaires auprès de 58 entreprises du SBF 120 - dont 27 du CAC 40 - afin d'évaluer, de façon anonyme, les pratiques des principaux organismes de notation de la politique RSE des entreprises. Sur la base des résultats, le Medef et l'Afep, en partenariat avec le Cliff et...