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Allocations stratégique d’actifs septembre 2014

ER - Analyses de marchés
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Par Marino Valensise, Head of Global Multi Asset Group de Barings

Sur le front économique, nos discussions ont porté sur la divergence entre la force relative de l’économie américaine et la faiblesse qui se dessine en Europe.
Du fait de cet écart entre les économies occidentales, nous avons décidé de rester globalement neutres sur les actions. Selon nos analyses, les actions prises dans leur ensemble ne nous paraissent plus en mesure de dégager des rendements supérieurs à la moyenne historique. Contrairement à ce qui était le cas ces derniers temps, nous nous attendons à plus de disparités entre les différentes bourses.

Aux Etats-Unis, de nombreux indicateurs sont toujours positifs. Par exemple, les chiffres de la production manufacturière, de l’emploi et des commandes indiquent tous que le pays est dans une phase de reprise. Cependant, l’immobilier montre toujours des signes de faiblesse et notre hypothèse selon laquelle la situation pourrait être améliorée par des taux plus bas va être mise à l’épreuve. Nous restons pourtant convaincus que la croissance du PIB est robuste et atteindra 2,5 à 3%. Néanmoins, ceci est contrebalancé par le fait que la vigueur de la hausse risque d’être limitée par la combinaison de critères de prêts plus stricts et par le vieillissement de la population.

En Europe, en revanche, la situation s’est dégradée au cours des derniers mois. Les données sont inférieures à ce qui avait été anticipé et ce essentiellement dans les pays du cœur de l’Europe par rapport aux pays périphériques. Le PIB allemand est plutôt faible. Même si les chiffres sont sans doute faussés par des données ponctuelles, comme la rigueur de l’hiver, il n’en demeure pas moins que le rebond européen n’est pas en vue. Dans ce contexte, il nous parait probable que la BCE prenne des mesures de soutien.

En Chine, le ralentissement de la croissance semble derrière nous. Les chiffres sont encore incertains, mais le gouvernement met en œuvre une politique de soutien. Contrairement à ce qui se passe en Europe, les politiciens chinois disposent de plusieurs leviers.  

 

Allocation d’actifs

Au sein des actions, nous restons sous-pondérés sur l’Europe. Nous pensons que le marché a déjà largement pris en compte de probables nouvelles injections de liquidités de la BCE. De même, il nous semble que les valorisations boursières ne vont plus bénéficier de la faiblesse des taux obligataires dans les pays périphériques. Enfin, les bénéfices par actions restent plats dans la mesure où les perspectives économiques sont plus faibles en Europe qu’ailleurs. Ceci est également dû aux derniers développements de la crise ukrainienne, les sanctions contre la Russie affectant beaucoup plus l’Europe que les autres régions.
Nous envisageons de revaloriser les actions émergentes mais compte tenu du rally qui vient d’avoir lieu, nous avons décidé de différer quelque peu dans l’attente d’un repli.

Sur le front obligataire, nous nous interrogeons sur la date de la première hausse des taux de la part des banques centrales. Les situations diffèrent entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Pour le premier, nous nous attendons à ce que les bons chiffres de l’économie permettent d’avancer la date. Pour le second au contraire, toute décision est suspendue aux prochaines élections générales. Avec la faiblesse persistante en Europe, Mark Carmey, gouverneur de la banque d’Angleterre risque de différer encore la première hausse de taux.

Sur les marchés de taux, ce sont les Etats-Unis qui vont donner le ton, sans doute à la hausse. Dans ce contexte, nous estimons que le cash est une alternative intéressante.

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