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« Le marché immobilier est déboussolé »

Depuis le début de l’année, malgré des taux de crédit immobilier historiquement bas, les Français restent dubitatifs face à la pierre :
- Le volume de transactions a baissé de 10,5% (entre le 1er et le 2ème trimestre 2014)
- Les délais de vente passent la barre des 100 jours
- Le délai de signature de l’avant-contrat est passé de moins d’une à plusieurs semaines.

ORPI, réseau immobilier de 1 250 points de vente en France, fait le point sur ce marché qui s’enlise et tire la sonnette d’alarme.


1/ Des délais qui s’allongent

Les délais moyens de vente passent la barre des 100 jours.

Le délai de concrétisation des ventes est passé de moins de 7 jours à plusieurs semaines, du fait du nombre croissant de documents à rassembler pour la signature d’un avant-contrat de vente de bien en copropriété. Or, si ce délai de concrétisation, le vendeur – qui est aussi un acheteur – voit son délai de rachat s’allonger d’autant.

En conséquence, à la perte de recette fiscale s’ajoute une perte de volume, et des effets mécaniques vont certainement à court terme contraindre un peu plus un marché déjà bien pâle.


2/ Un accès à la propriété difficile malgré des taux de crédit bas

En août, ils se négocient à 2,59% en moyenne (hors assurance) contre 2,82% en janvier. Pourtant, cela ne favorise pas les ventes et le marché reste grippé :
- conditions d’octroi de ces crédits difficiles.
- primo-accédants et ménages les plus modestes écartés et les biens de moins bonne qualité restent sur le marché faute d’acquéreurs.

En conséquence, les prix se maintiennent : + 0,5% pour les appartements et +2,7% pour les maisons en moyenne sur les prix de vente sur les 8 premiers mois de l’année. Cette difficulté d’accession à la propriété entraîne une explosion des demandes de location. Sur www.orpi.com par exemple, ces demandes ont augmenté de plus de 50% sur le 1er semestre 2014, quand les demandes de transaction sont à -7%. En effet, avec plus de 2 millionsde visiteurs par mois sur leur site, ORPI affirme que cette évolution est révélatrice d’une vraie tendance.


3/ Des vendeurs plus réalistes… mais pas de déblocage pour autant.

Confrontés à l’enlisement du marché, les vendeurs s’efforcent de baisser leurs prix ; mais les ventes ne redémarrent toujours pas. Alors qu’en septembre 2013, on constatait en moyenne un différentiel de 5,3% entre le prix de mise en vente et le prix final de vente d’un appartement, en septembre 2014, cet écart s’est réduit à 3,7%. Le constat est identique sur les ventes de maisons, où l’écart prix de mise en vente/prix de vente final est passé de 5,9 à 4,5%.


4/ Une urgence : simplifier et fluidifier le process de vente

Face à cet état des lieux préoccupant, Bernard Cadeau, Président d’ORPI, tire la sonnette d’alarme : « Chez ORPI, nous pensons que sans une intervention rapide et la mise en place de mesures concrètes, le marché va continuer à s’enliser, (…) Si nous sommes totalement en phase avec l’idée qui consiste à dire qu’il faut informer au mieux les clients afin qu’ils puissent signer un acte d’achat en toute connaissance de cause, cette bonne intention s’est traduite avec la loi ALUR par une espèce de carcan administratif ingérable (…) Chez ORPI, nous observons déjà une vitrification du paysage immobilier. Afin d’enrayer le phénomène, il y a urgence absolue à prendre des mesures très concrètes et pédagogiques pour redonner confiance aux acheteurs. C’est d’ailleurs la vocation du Conseil National de la Transaction et de la Gestion Immobilière (CNTGI), formé fin juillet et dont je salue la création : il s’attachera à défendre les intérêts des particuliers comme ceux des professionnels de l’immobilier.»

http://www.orpi.com/

 

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