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Corporate Credit Market Snapshot, Mai 2014, de Muzinich & Co

ER - Analyses de marchés
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Aux Etats-Unis, la performance des obligations a été positive pour toutes les notations. Les obligations les plus sensibles à la duration ont surperformé le High Yield et les Loans. Cette très bonne performance est principalement la conséquence du rallye sur les obligations d'Etat. Ce rallye depuis quelques semaines laisse perplexe les traders et les analystes qui s'interrogent sur les diverses théories quant à sa cause dont aucune emporte l'adhésion, ni une forte conviction. Certains pensent qu'alors que la demande est forte pour les obligations d'Etat et que la FED continue d'en acheter - même si ces achats se réduisent - l'offre n'est pas suffisante. La même raison technique, alors que les acheteurs recherchent du rendement, peut être avancée pour d'autres segments obligataires comme le High Yield, les produits structurés et les obligations municipales. Les taux variables n'ont pas connu cette même attirance mais l'intérêt des investisseurs pourrait revenir si les taux des obligations d'Etat continuaient de baisser et de s'approcher du rendement des taux variables. En mai, les statistiques de l'économie américaine se sont continuellement améliorées alors que le pays sort de l'hiver. Les bénéfices des sociétés ont été solides à l'exception du secteur de la consommation de détail qui a été handicapé par l'hiver long et rigoureux. Les perspectives des Directions demeurent neutres quant à la croissance générale et aux investissements mais demeurent positives sur les bénéfices ce qui signifie que les sociétés continuent de bien maitriser les coûts. Les fusions/acquisitions - mais pas sous la forme de LBO - se poursuivent. Au vue de la surveillance accrue des opérations avec levier par la FED et l'Office de Contrôle de la devise (« OCC »), et le manque de clarté sur les capacités d'origination des banques, nous ne pensons pas que nous retournerons à court terme à une situation comme en 2007 avec des LBO avec de forts effets de leviers.

En Europe, la BCE a décidé de laisser sa politique inchangée la semaine dernière malgré une croissance continuellement faible. Les ventes de détails ont été plus fortes que prévues et la production industrielle positive alors que l'inflation demeure au plus bas depuis trois ans (0,7%) et que la croissance a été décevante à 0,25% contre 0,4% attendue. Le chômage reste également très élevé dans la zone Euro à 11,8%. Le Président Draghi a fait allusion à un changement de politique le mois prochain avec la possibilité de la mise en place de taux négatifs. La perspective de taux négatifs en Europe montre la divergence de politique des deux côtés de l'atlantique alors que la Fed a commencé à diminuer son programme d'achats. Alors qu'il n'y a aucun élément qui pourrait pousser les « spreads » à la hausse, une réduction des taux de la part de la BCE pousserait les taux à la baisse et inciterait à des émissions en Euro, principalement de la part d'émetteurs américains et des Iles britanniques. Les investisseurs ont bien réagi aux propos de Draghi ainsi qu'aux indications d'une sorte de désescalade en Ukraine alors que les élections présidentielles doivent se tenir le 25 mai. Le Portugal a aussi annoncé qu'il ne demanderait pas d'aides supplémentaires à la fin du programme qui se termine la semaine prochaine. Les spreads dans le corporate sont demeurés dans l'ensemble inchangés depuis 15 jours avec des émissions importantes et des fusions/acquisitions qui ont supporté le segment IG.


Dans les pays émergents, les spreads des pays émergents sont demeurés largement inchangés depuis 15 jours, après un rallye substantiel depuis le début de l'année. Les spreads restent élevés en comparaison de leurs niveaux du début 2013 et de notre point de vue, certaines émissions demeurent attractives. Certaines situations politiques dont la Russie et l'Ukraine continuent d'attirer l'attention. Le référendum initié par les activistes pro-russes a conduit à un vote en faveur de l'indépendance. Cependant, la Communauté Internationale considère ce vote comme illégitime. L'Ukraine doit tenir des élections présidentielles le 25 mai et des réformes devraient être réalisées. L'Europe et les Etats-Unis devraient appliquer de nouvelles sanctions si les interventions de la Russie avaient pour conséquence la non tenue de cette élection. En dehors de l'Europe de l'Est, le sentiment demeure positif sur les pays émergents. La note de la Roumanie et des Philippines a été relevée et le nouveau gouvernement indien qui doit prêter serment le 31 mai devrait entreprendre de nouvelles réformes économiques. Le gouvernement chinois a poursuivi sa tentative d'augmenter les liquidités dans l'économie en encourageant les banques à être plus rapide dans les réponses aux demandes de prêts immobiliers. Le mois dernier, les réserves requises pour les banques régionales ont été allégées. Les élections égyptiennes sont prévues pour la fin du mois et le Brésil entame sa période de campagne avec des sondages de popularité en baisse pour la Présidente Rousseff.

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