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Les investisseurs Français hésitent à investir en Europe…

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… mais ils commencent à reconnaitre les bénéfices d’une allocation diversifiée en termes de classes d’actifs et de zones géographiques. Résultat d’une étude* menée auprès d’investisseurs particuliers au niveau mondial que vient de publier Legg Mason.

82% des investisseurs français interrogés considèrent avoir un profil prudent pour leurs investissements : un chiffre élevé  par rapport à la moyenne mondiale (65%), et sensiblement plus élevé que le résultat de l’étude l’an dernier (75%).

Ils sont également les moins optimistes en Europe : 47% pensent que le manque de croissance du pays et 41% que la faiblesse de l’économie européenne nuiront à leurs investissements, tout comme le contexte de taux bas (34%).

Tendance tout à fait différente au niveau mondial où l’inflation arrive en tête des inquiétudes pour presque la moitié des sondés, suivi de la crainte de prendre de mauvaises décisions d’investissement (37%).

Bien qu’ils se considèrent comme bien éduqués financièrement, la moitié des investisseurs français avouent ne pas bien comprendre toute la complexité des marchés financiers. Ils sont également seulement 60% à penser être en pleine capacité d’atteindre leur objectif financier (75% au niveau mondial), ce qui est aussi le taux le plus bas d’Europe.

64% des sondés français pensent pouvoir prendre leur retraite à l’âge qu’ils se sont fixé, un des plus faibles résultats en Europe, ex aequo avec l’Italie.


S’assurer une sécurité financière pour le futur, but premier des investisseurs français 
60% recherchent principalement une source de revenus pour leur retraite, et le maintien de leur train de vie actuel dans le futur. Vient ensuite la protection de la santé. 
Leur crainte principale concerne leurs revenus au moment de la retraite : 68% pensent qu’ils seront suffisants. Parmi les investisseurs qui pensent manquer de revenus au moment de la retraite, 64% attribuent cela à une possible défaillance du système public. Chiffre identique pour les investisseurs Italiens et supérieur de 10 points pour les Espagnols.


Les français qui croient au potentiel des actions et pensent investir davantage à l’étranger vont vers les
classes d’actifs identifiées comme offrant les meilleurs potentiels de rendement en 2014 :
- les actions : 71% (internationales ou locales) - l’immobilier : 68% - l’or ou les métaux précieux : 41%

L’attrait pour les marchés internationaux est également de plus en plus prégnant au niveau mondial : 75% s’intéressent plus aujourd’hui à ces opportunités qu’il y a 5 ans. Cependant, si les investisseurs français sont 68% à investir à l’international, cela ne représente que 13% de leurs actifs, ce qui est peu en comparaison aux Italiens par exemple pour lesquels cette part atteint 31%.

Les deux pays qui ressortent favoris, toutes classes d’actifs confondues, sont la Chine et les Etats Unis, tous deux cités par 46% des sondés français. On observe la même tendance au niveau mondial.


Conseillers financiers : un potentiel d’appréciation de la relation

31% des investisseurs français travaillent avec un conseiller, contre 38% au niveau mondial. Ils sont surtout consultés pour leur connaissance des tendances de marché et parce qu’ils sont à même de suggérer des thèmes d’investissement différenciants. Principaux bénéfices pour les investisseurs :

- accès aux nouvelles opportunités d’investissement : 49%

- éviter des erreurs qui peuvent s’avérer couteuses : 38%

- une certaine tranquillité d’esprit : 38%

 

* L'étude réaliséede décembre 2013 à janvier 2014 auprès d’un panel de 4 320 investisseurs, couvre 20 pays d'Asie, d'Europe (France, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume Uni), des Amériques et d’Océanie.

Plus d’informations  www.leggmason.fr

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

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