Connexion
/ Inscription
Mon espace

Le marché du capital-investissement de la zone EMEA entre dans une nouvelle phase

ER - Analyses de marchés
ABONNÉS

Dans cette première édition de l'EMEA Private Equity Market Snapshotù*, S&P Capital IQ  se penche sur la performance du marché sur l'année, sur l'attractivité de la région auprès des investisseurs, sur les secteurs d'activité les plus rentables pour les sociétés de capital-investissement et sur la répartition par secteurs et le montant des opérations menées par les investisseurs en capital-risque au sein de la région.

Le capital total investi par les associés commandités ou GP (General partners) de la zone EMEA en 2013 a été de 16,8% inférieur à celui de 2012. Le nombre d'investissements réalisés par des sociétés basées dans la région accuse une baisse de 6,8%. Les données relatives aux sorties de ces sociétés affichent un repli de 13% et un nombre total de sorties de moins 4,1%.

Toutefois, ces statistiques ne témoignent pas d'un ralentissement du secteur. « Il est important de noter que la volatilité du nombre des opérations et des mouvements de capitaux baisse de manière constante depuis 2009, remarque Silvina Aldeco-Martinez, Managing Director de S&P Capital IQ. Il semblerait que les sociétés de capital-investissement de la zone EMEA connaissent un retour à la normale après la crise de 2009, où les entreprises se concentrent autour de régions clés et où les petites fluctuations économiques n'affectent en rien la stabilité de la région. »
« Si l'on étudie plus attentivement les mouvements de capitaux sur l'année 2013, les sorties restent supérieurs de 51,2 Mds€ aux entrées au capital », poursuit Paul Bishop, Senior Research Assistant chez S&P Capital IQ.

Le rapport révèle également qu'en 2013, la région est restée une destination clé pour les sociétés de capital-investissement du monde entier, attirant au total 10,7 Mds€  de capitaux pour 4 121 opérations d'entrée au capital. Si le capital investi est resté quasiment identique, le nombre d'entrées au capital a chuté de 6%. Il en résulte une augmentation du montant moyen des opérations de 5,3% à 25,9 M€.

Malgré le léger repli de 0,95% en valeurs des entrées en capital, les montants des opérations de sortie ont augmenté de 33,5% en 2012, suggérant que de nombreux investisseurs parviennent à obtenir des plus-values sur des investissements réalisés pendant la crise financière mondiale ou juste avant.

Parmi les secteurs les plus attractifs pour les sociétés de capital-investissement basées dans la zone EMEA en 2014, on trouve les technologies de l'information qui concentre encore l'attention de ces entreprises avec 40,1% de l'ensemble des entrées au capital et 56% de l'ensemble des investissements en capital-risque réalisés dans ce secteur. Sur le marché du capital-risque cependant, un environnement riche d'opportunités pourrait entraîner une baisse du montant des opérations. En effet, en 2013, pour la première fois depuis 2009, le volume global des transactions a reculé de 22,9% en glissement annuel.

Trois pays concentrent 47,7% du montant total des capitaux investis dans la zone EMEA : Royaume-Uni, France et Allemagne avec, respectivement, 1,1 Mds€, 467 M€ et 435 M€ de capitaux investis en 2013.

*Chaque édition trimestrielle du EMEA Private Equity Market Snapshot comprendra une analyse détaillée du marché accompagnée des dernières tendances. Dans l'annexe de chaque numéro, un dossier regroupant les données inclura une approche « top-down » du marché actuel comparé avec l'année précédente.

www.spcapitaliq.com

 

 Comprendre l'économie durable pour s'y investir

 

Lire la suite...


Articles en relation

ER - Analyses de marchés
ABONNES
[Abonnés] Le point de marché mensuel de Michel Lemosof

Les gérants misent… prudemment sur un retour à meilleure fortune   Plus le temps passait, plus les cours de Bourse baissaient. Les petites valeurs françaises, notamment, ont capitulé. C'est un vers de La Fontaine qui revenait à l'esprit : « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. » La remontée des taux directeurs américains a sonné le glas de ce qui restait de l'optimisme chez les investisseurs à l'issue d'un exercice – annus horribilis ! – déjà marqué par nombre d'inquiétudes...

ER - Analyses de marchés
ABONNES
Annonces présidentielles : quelles conséquences fiscales et budgétaires ?

Suite à l'intervention télévisée du Président de la République le 10 décembre dernier en réponse aux protestations du mouvement des gilets jaunes, Eric Pichet, Professeur et Directeur du Mastère Spécialisé Patrimoine et Immobilier (IMPI) à KEDGE, analyse les conséquences fiscales et budgétaires de ces annonces. « Les mesures de soutien au pouvoir d'achat des actifs dès le 1er janvier 2019 s'inscrivent dans la droite ligne du projet présidentiel pour faire en sorte que le travail paie sans...

ER - Analyses de marchés
ABONNES
Le point de marché mensuel de Michel Lemosof

Les marchés face à une liquidité réduite et à une volatilité augmentée La direction des marchés ne correspond pas toujours à celle qu'attendent les investisseurs. Avec l'accalmie sur le front de la guerre commerciale sino-américaine, un mieux semblait se dessiner, mais l'arrestation de la directrice financière de Huawei a jeté le trouble. Le groupe chinois serait soupçonné d'avoir enfreint les sanctions américaines contre l'Iran… Des actifs pestiférés « Deux préoccupations majeures se sont...

ER - Analyses de marchés
ABONNES
Les conséquences du Brexit pour le secteur financier français et européen

Extrait du discours de François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France et Président de l'ACPR. Mesdames et Messieurs, … Je salue l'accord qui a été trouvé la semaine dernière entre les négociateurs européens et britanniques et nous espérons tous que celui-ci franchira les prochaines étapes jusqu'à sa finalisation. Mais dans un contexte encore incertain, la prudence s'impose : même si nous ne la souhaitons pas, nous devons aussi nous préparer à faire face à une situation...