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La fin d’année confirme la sortie de crise en Europe

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Points forts :
Le chômage se stabilise en zone euro
La BCE soutient l’économie européenne

Points faibles :
Risque de déflation en Europe et au Japon
Faiblesse de certaines économies émergentes

Allocation mensuelle de Fidelity par Johanne Zagury, Senior Corporate Communication Manager de Fidelity Worldwide Investment.

Sur la lancée des mois précédents, les signaux confirmant une reprise mondiale de la croissance se sont multipliés en novembre. Une fois encore, la poursuite de l’embellie conjoncturelle a fait la part belle aux actions, confortant notre allocation de portefeuille.

 

Etats-Unis et Japon à l’honneur. Aux États-Unis, le nouveau statu quo de la Fed conjugué à l’annonce de mesures destinées à compenser la fin prochaine des rachats d’actifs, ont une nouvelle fois satisfait les investisseurs. De sorte que, dans la foulée, les indices Dow Jones et S&P 500 ont touché de nouveaux plus hauts historiques. Parallèlement, au Japon, la publication de nouvelles statistiques - et notamment d’un PMI des directeurs d’achats du secteur manufacturier au plus haut depuis 2006 - a également propulsé les indices Topix et Nikkei à leurs plus hauts d’avant crise.

Stabilisation du marché du travail en zone euro. Si les signes de reprise sont encore timides en Europe, au moins la sortie de crise se précise un peu plus chaque mois. Dernière preuve en date, les chiffres du marché du travail sur le mois d’octobre. Et pour la première fois depuis 2011, le nombre de sans-emploi en zone euro a reculé à 12,1% de la population active après avoir touché un record de 12,2% en septembre. Certes, les 17 pays membres ne génèrent pas encore une croissance susceptible de créer des emplois. Mais ce recul, avec un peu de retard sur les premiers signes d’amélioration de l’activité en Europe, témoigne au moins d’une stabilisation du marché du travail et - espérons-le - d’une décrue prochaine du chômage. 

Le pragmatisme de la BCE. La différence de style est notable. Depuis l’arrivée de Mario Draghi à sa tête, l’instance monétaire européenne semble s’accorder des prérogatives qui vont au-delà de son traditionnel champ d’action. Ainsi, à la surprise générale, la BCE a abaissé ses taux, début novembre. Même s’il s’en défend, son président semble animé par la volonté de soutenir la timide reprise européenne et de faire baisser l’euro. Cette décision a, en tout cas, rassuré le marché obligataire européen qui semble désormais déconnecté de la problématique qui prévaut aux Etats-Unis.


Actions
: Encore et toujours en surpondération.
Les facteurs de soutien aux marchés d’actions n’ont pas manqué sur le mois de novembre. L’amélioration globale de l’environnement dans la plupart des zones économiques en est le premier élément d’explication. Les annonces faites par les instances monétaires pour soutenir la reprise, y ont également participé. S’il y a fort à parier que la fin, annoncée pour les prochains mois, des rachats d’actifs par la Fed engendre quelques remous sur les marchés actions, cela ne remet pas en question notre surexposition sur cette classe d’actifs. En effet, même s’ils restent fragiles dans certaines régions, les fondamentaux économiques actuels plaident pour une amélioration continue de la conjoncture.
Nous continuons de privilégier les régions les plus porteuses en surpondérant les actions américaines et japonaises. Cette préférence se fait aux dépens des marchés émergents sur lesquels nous restons “neutre” et les marchés européens (sous-pondérés au regard de notre allocation stratégique).


Obligations
: Une neutralité très pratique.
En novembre, les marchés obligataires se sont, dans l’ensemble, légèrement appréciés. Nous estimons que la baisse des taux de la BCE marque le début d’une déconnexion avec la politique de la Fed et d’une décorrélation entre les marchés de taux européen et américain. Globalement, il apparaît que la tendance générale a profité aux compartiments investment grade (+2%) et high yield (+1%). Elle conforte notre position “neutre” sur cette classe d’actifs. Nous continuons de préférer le haut rendement sur lesquels nous restons surpondérés aux dépends des taux longs.


Matières premières : “Neutre” malgré tout.
L’année 2013 n’aura pas été celle des matières premières. Dans un contexte économique caractérisé par un bon rythme de croissance aux Etats-Unis, mais surtout par une reprise poussive en Europe et en Asie, l’inflation reste au plus bas. En l’absence prolongée de ce soutien, nous maintenons une certaine neutralité à l’égard de cette classe d’actifs.

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