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Gestion d’actifs : quelques signes encourageants pour le secteur dans un environnement encore difficile

Lors de la dernière conférence de presse de l’AFG, Paul-Henri de La Porte du Theil, président, et Pierre Bollon, délégué général, ont dressé le bilan de l’industrie française de la gestion.

Ils ont souligné que les quelques signes encourageants de ces derniers mois, sont occultés par des annonces et des projets contreproductifs dans un environnement qui reste à court terme difficile.

Après une hausse de 6,2% en 2012, les encours gérés pour compte de tiers sur le marché français ont augmenté de 3,3% sur les huit premiers mois de 2013 pour s’établir à plus de 3 000 Mds€, soit une hausse de plus de 20% sur 5 ans et de près de 10% depuis fin 2007.

Une évolution essentiellement due à des « effets marché » positifs, l’ensemble des classes d’actifs d’OPC étant en décollecte depuis le début 2013.

Principales raisons : la forte baisse au cours de ces dernières années des placements financiers des ménages, leur concentration sur les dépôts et livrets et la diminution des réserves des investisseurs institutionnels.

Les sociétés de gestion multiplient les initiatives leur permettant de participer mieux encore au financement des entreprises.

Le financement de l’économie ne pourra plus, à l’avenir, être assuré dans les mêmes proportions qu’aujourd’hui par le système bancaire, soumis à de plus fortes contraintes de fonds propres, de liquidité et d’adossement actif passif. Le relais devra être pris en partie par les investisseurs.
Les fonds actions, obligataires et diversifiés, les fonds de capital investissement et les OPCI jouent un rôle clé dans l’allocation vertueuse de l’épargne. Se développent désormais aussi des véhicules d'investissement ciblés comme les fonds de prêt à l'économie.

L'AFG se structure elle aussi pour répondre à ces évolutions, étudier leur pertinence et les conditions nécessaires à leur développement.

Les projets de loi de finances 2014 contiennent enfin des dispositions favorables à l'épargne en actions, mais contredites par un violent alourdissement de la CSG.

Si l'AFG salue l'introductio de plusieurs dispositions favorables à l'épargne en actions, elle regrette que ce message positif soit contredit par l’alourdissement du prélèvement au titre de la CSG prévu par le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. L'AFG souhaite ardemment que l'épargne en actions ne subisse pas cette pénalisation rétroactive.


Les adaptations récentes de la réglementation européenne ne facilitent pas la mobilisation de l'épargne au service du financement de l'économie
 :

Le nombre de dispositifs réglementaires européens, récents ou en cours d'adoption, AIFM, UCITS V, PRIPS, MIF II, EMIR, fonds monétaires, fonds long terme, etc… est un accroissement des coûts, une restriction des opportunités d'investissement et une désorientation des acteurs, y compris les investisseurs, peu favorables au rétablissement de la confiance.

Il peut être notamment rappelé ou souligné que :

- le projet de TTF européenne à 11 aurait, s'il n'est pas profondément modifié, des conséquences dévastatrices ;
- le projet de règlement récemment publié sur les fonds monétaires est mal calibré ;
- le projet sur les fonds à long terme (ELTIFs), bienvenu, doit être assoupli.

La directive AIFM en revanche a été transposée rapidement. Le nouveau dispositif réglementaire français a permis de clarifier et de simplifier les dénominations des fonds français. Il permet d’ores et déjà aux sociétés de gestion françaises de proposer leurs fonds AIFs sur l'ensemble du marché européen.


L’AFG représente les professionnels français de la gestion d’actifs. Ces derniers gèrent plus de 3 000 Mds€ d’actifs dont près de 1 500 Mds€ en gestion collective et le solde sous forme de gestion individualisée sous mandat.

Retrouver l’intégralité du communiqué www.afg.asso.fr

 

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