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Private equity dans les pays émergents : la Chine, le Brésil et l’Inde ont concentré 2/3 des investissements au cours des 10 dernières années

ER - Analyses de marchés
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Le cabinet d’avocats d’affaires international Freshfields Bruckhaus Deringer LLP a réalisé une analyse portant sur les opérations de private equity dans les pays émergents et en développement au cours des dix dernières années. En voici les principales conclusions.

Les fonds de private equity ont concentré les deux tiers de leurs investissements dans les marchés émergents sur la Chine, le Brésil et l’Inde.

Les fonds de private equity ont investi plus de 36,5 milliards de dollars dans les pays émergents et en développement au cours des dix dernières années. La Chine, le Brésil et l’Inde représentent à eux-seuls les deux tiers de ces opérations. Le Mexique et la Turquie sont également destinataires d’investissements mais à une moindre échelle. Les opérations réalisées dans d’autres pays sont en général de taille plus modeste.

 

A titre de comparaison, les opérations de fusions-acquisitions traditionnelles réalisées dans les pays émergents et en développement sont géographiquement plus diversifiées, la Chine, l’Inde et le Brésil ne représentant plus que 42 % des investissements en valeur. La Russie est également un marché clé, et d’importantes opérations ont notamment été réalisées en Turquie, en Afrique du Sud, au Mexique, au Chili et en Malaisie.

Une diversification géographique des investissements est en cours

Patrick Tardivy, avocat associé chez Freshfields, explique : « Historiquement, les marchés émergents ont présenté des caractéristiques moins attrayantes pour le private equity : un nombre réduit d’actifs à forte valeur, un risque plus élevé et des sorties plus compliquées. Mais ces marchés murissent et commencent à offrir de réelles opportunités en matière d’opérations majeures. De plus, la croissance dans les traditionnels BRIC commence à s’essouffler. Les fonds de private equity, qui par définition recherchent un retour sur investissement élevé, diversifient donc de plus en plus la géographie de leurs opérations, tout particulièrement vers l’Afrique et l’Indonésie. Cette tendance est appelée à croître de façon substantielle. »

La typologie sectorielle des investissements évolue

Sur cette période de 10 ans, les fonds de private equity se sont principalement intéressés, dans les marchés émergents et en développement, aux secteurs des services financiers (41 % des investissements en valeur), de la distribution (16 %), des nouvelles technologies (11 %) et des télécoms (10 %).

Patrick Tardivy conclut : «  A l’avenir, le private equity devrait s’intéresser de très près au secteur de l’énergie, particulièrement en Afrique. Nous pensons également que les industries liées à la grande consommation (alimentation, boissons, télécoms) devraient attirer de plus en plus d’investisseurs. »

Quelques exemples récents d’opérations de private equity dans les pays émergents

Cinven a acquis Pronet Guvenlik Hizmetleri Anonim Sirketi, le leader turc dans le secteur des services de sécurité. Cette opération était le premier investissement de Cinven en Turquie.

En juin dernier, le groupe Abraaj a fait l’acquisition de Fan Milk International, leader en Afrique occidentale sur le marché de la fabrication et de la distribution de produits laitiers glacés et de jus. A ce jour, il s’agit de la plus importante opération de private equity jamais réalisée dans le secteur des biens de consommation en Afrique sub-saharienne (hors Afrique du Sud).

Un consortium dirigé par Warburg Pincus a également investi 200 millions de dollars dans Vingroup Joint Stock Company, le plus grand opérateur immobilier du secteur privé au Vietnam.

 

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