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Les marchés obligataires européens high yield recèlent encore des opportunités pour les gérants actifs

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Par Paul Read, co-directeur de l'équipe obligataire à Invesco Perpetual.

Après une phase marquée par des niveaux élevés, les rendements sont actuellement à leur plus bas niveau depuis que ce marché a entamé son rapide développement lors du lancement de l'euro en 1999. Pour autant, les spreads se situent au-dessus de leurs niveaux de 2003-2007 et le marché est soutenu par un faible taux de défauts et une forte demande de revenus dans un environnement global de faible rendement et de taux directeurs très bas.

Mis à part ses rendements attrayants, le marché du high yield européen a offert aux investisseurs une bonne source de diversification, aussi bien au niveau des émetteurs issus de 32 pays, répartis sur divers secteurs et disposant de notations différentes, qu'au niveau de la classe d'actifs elle-même. Selon Paul Read, la dispersion relativement large des rendements sur le marché du high yield souligne l'intérêt d'une gestion active.

Ainsi, depuis le début de l'année, l'écart de rendement entre le premier et le quatrième quartile est quatre fois plus important sur le haut rendement que sur les obligations de qualité investment grade.

D'autres évolutions soulignent également combien il est important de bien sélectionner ses titres dans l’environnement de marché actuel. En premier lieu, on note des signes de  détérioration des fondamentaux des entreprises émettrices. Par ailleurs, une plus grande proportion de la dette actuellement émise l'est pour des raisons habituellement plutôt bénéfiques aux porteurs d'actions qu'aux porteurs de dette, comme la politique de distribution de dividendes ou les opérations sur le capital.

« En 2012, les investisseurs qui ont acheté tout l'indice ont obtenu de bons rendements et les crédits moins recherchés ont pu résister grâce à une vague de sentiment positif. Mais au niveau actuel, il y a moins de marge d'erreur », souligne Paul Read. « Ces derniers mois, nous avons vu des émissions servant des coupons à des niveaux historiquement bas pour le marché du haut rendement. Nous avons également vu certaines obligations afficher de mauvaises performances. Avec un potentiel de hausse réduit, l'impact de ces obligations accusant de faibles performances est plus élevé sur un portefeuille. »

Par ailleurs, plus de la moitié du marché bénéficie d'option de rachats, alors que la vaste majorité des obligations concernées se traite actuellement à des niveaux proches ou supérieurs à des prix de rachat. Une augmentation des rachats limite le potentiel de hausse futur et réduit le rendement du marché des obligations à haut rendement, les refinancements étant réalisés à des taux inférieurs à ceux des précédentes obligations.

Selon Paul Read, la nécessité de faire la distinction entre obligations remboursables au gré de l'émetteur et non remboursables souligne toute l'importance de la recherche lors de l'émission, car les gérants doivent s'adapter aux conditions changeantes du marché.

www.invesco.com

 

 

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