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L'été des gestions françaises - THEAM exploite l'anomalie de la faible volatilité

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L'été des gestions françaises

 

L’anomalie de la faible volatilité : un repas gratuit sur les marchés ?

 

Entretien avec  Etienne Vincent, responsable de la gestion systématique et quantitative de THEAM

Vous mettez en avant l’approche « low volatility ». En quoi consiste-t-elle ?

Mises en évidence par Robert Haugen et James Heins il y a une quarantaine d’années, les caractéristiques d’un portefeuille à faible volatilité trouvent aujourd’hui écho auprès des investisseurs, particulièrement échaudés par les récentes crises. Il s’agit d’une anomalie à la théorie moderne des portefeuilles qui a été observée sur différentes horizons de temps et sur les marchés mondiaux : les portefeuilles composés de titres peu risqués délivrent sur la durée des rendements ajustés du risque supérieurs au portefeuille de marché.

Comment cette anomalie est-elle traditionnellement exploitée dans les portefeuilles ?

Plusieurs approches, que nous pouvons qualifier de première génération, ont exploité l’anomalie de volatilité, mais avec plusieurs biais. On peut par exemple mentionner les portefeuilles equipondérés, les approches « minimum variance » ou « maximum diversification ».  Chez THEAM, nous avons élaboré des stratégies de seconde génération ou stratégies « low volatility » optimisées pour gommer certains biais des stratégies de première génération.

Comment s’articulent ces stratégies de seconde génération ?

Nous les avons voulues simples et transparentes, exemptes de tout excès de complexité et adaptables afin de pouvoir intégrer les différentes contraintes de nos clients. Principalement, il est apparu que l’anomalie de volatilité était effective dans l’ensemble des secteurs d’activité, pas uniquement dans les secteurs les plus défensifs. Nous avons par ailleurs souhaité réduire le risque associé à la tracking error (NDLR : risque de dispersion de la performance par rapport à l’indice de référence) pour les investisseurs qui ne souhaitent pas y être exposés. Bien sûr, si ce dernier risque n’est pas soumis à contrainte, nous sommes en mesure d’exploiter pleinement l’anomalie de volatilité dans un portefeuille parfaitement diversifié.

Quels sont dès lors les impératifs pour construire un portefeuille ?

Nous avons recours à une approche systématique qui exige discipline et diversification. Le risque lié au fait de ne retenir que les titres ayant la plus faible volatilité est de surpondérer les valeurs défensives et donc d’induire un risque sectoriel. En investissant sur différents secteurs, il faut prendre en compte le fait que si les titres de ces différents secteurs délivrent effectivement un supplément de rendement, ils ne le font pas au même moment. Il est donc essentiel de diversifier correctement son portefeuille.

Quels sont les principaux atouts de cette approche par rapport à d’autres stratégies qui visent à réduire le risque d’un portefeuille d’actions ?

Elle est transparente et ne nécessite aucun recours aux produits dérivés, à la vente à découvert ou à un effet de levier. Par ailleurs, l’univers d’investissement est parfaitement liquide.

 

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