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Les syndromes liés au voyage

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Le syndrome du voyageur est un trouble psychique dont peuvent souffrir certains voyageurs dont la condition mentale au départ est normale et qui varie selon les destinations visitées.

Les symptômes du syndrome du voyageur

Le syndrome peut subvenir à n’importe quel moment du séjour et se traduit généralement par un état de délire aigu accompagné parfois d’hallucinations, ou d’un sentiment de persécution et d’anxiété.

Dans tous les cas, si l’un de ces syndromes survient durant un voyage, il est primordial pour le voyageur de consulter un médecin sur place et de se mettre en relation avec son assisteur. Le résultat pour le patient sera soit de continuer son séjour, soit d’être rapatrié par un assisteur dans son pays d’origine si cette solution s’avère indispensable : les équipes médicales de Mondial Assistance connaissent bien ces pathologies, et procèdent chaque année à des rapatriements de voyageurs affectés par ce syndrome.

 

Le syndrome de Stendhal

- Quel est son origine ? Il tire son nom du célèbre écrivain français qui travailla également comme consul de France à Trieste en Italie. Féru d’art, Stendhal fut le premier, à son retour de Florence, à décrire le syndrome par ces mots : « J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux-Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j’avais un battement de cœur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber. »

- Quels sont les symptômes ? A un trop-plein d’œuvres d’art époustouflantes, le rythme cardiaque s’accélère, la personne peut être en proie à des vertiges, avoir du mal à respirer, et avoir des crises d’angoisse (douleurs à la poitrine, tachycardie, peur de mourir). Il y a d’abord un sentiment d’exaltation, une surexcitation (impossibilité de fermer l’œil de la nuit…), suivie d’une humeur plus trouble.

- Qui est touché ? Dans les faits, il semblerait que les personnes qui ont le plus de chance de développer ce syndrome sont les individus particulièrement sensibles, émotifs, et impressionnables. Ce seraient les femmes de 40 ans et plus, voyageant seules, qui seraient les plus touchées.

- Comment en guérir ? Il est rassurant de noter qu’aucune séquelle n’a été répertorié pour le moment : une fois rentré dans son pays d’origine, le voyageur retrouve son état normal.

 

Le syndrome de l’Inde

- Quel est son origine ? L’Inde est un pays culturellement riche, où l’histoire, les codes sociologiques et la foule sont très différents des pays occidentaux. L’exotisme du pays est très attirant, et peut aussi provoquer un véritable choc psychologique : de nombreux touristes occidentaux peuvent voir leur repères s’effondrer.

 - Quels sont les symptômes ? Ils sont généralement traduits par un état de stress, anxiété, crise de panique, tristesse latente voir dépression, et aux stades les plus avancés, de délires hallucinatoires et paranoïaques, avec une perte d’identité et d’errance. Ce syndrome revêt alors l’aspect d’une crise mystique, et l’on parle en ce cas de « dépersonnalisation ».

- Qui est touché ? N’importe qui est susceptible de développer ce syndrome. Il peut très bien se déclencher chez des personnes équilibrées sans aucun antécédent psychiatrique. Cependant, on note qu’il touche généralement les voyageurs les plus jeunes.

- Comment en guérir ? Le syndrome de l’Inde met à mal la santé mentale des voyageurs qui risquent de se mettre en danger par leur comportement et d’attirer des personnes malveillantes qui pourraient profiter de la situation. Le premier conseil donné aux voyageurs est de s’écouter et de ne pas repousser ses limites : il faut éviter de commencer son périple par des grandes villes (New Dehli, Bombay) et dès l’apparition des symptômes privilégier le calme des petites agglomérations ou de la campagne. Il ne faut pas hésiter également à renouer régulièrement contact avec des éléments de sa propre culture d’origine pour se rassurer et garder contact avec la réalité.

 

Le syndrome de Paris

- Quel est son origine ? Paris, la plus belle ville du monde : une image souvent fantasmée par les touristes qui peut devenir déstabilisante, en particulier pour les touristes japonais souvent confrontés à ce mal étrange. Ce trouble psychique passager peut s’expliquer par une confrontation trop brutale des touristes nippons avec la réalité parisienne. Contrairement au syndrome de Stendhal, ce n’est pas la beauté du lieu mais sa « laideur », qui en est la cause principale. En tant que Français, nous n’avons aucun mal à nous représenter des trottoirs sales, des gens pressés, le métro bondé et les échafaudages qui parsèment la Capitale. Mais pour les japonais, qui ont une vision idéalisée de Paris, et qui ont grandi dans un environnement où la discrétion est reine, dans le respect de l’autre, dans la cordialité et dans l’organisation, ce choc culturel peut être très perturbant.

- Quels sont les symptômes ? Le touriste atteint  de ce syndrome va ressentir une profonde solitude, les prémices d’une dépression sévère et des crises d’angoisse, un sentiment de persécution, des hallucinations et des moments d’égarements. Dans les cas les plus critiques, il peut même engendrer des réactions suicidaires.

- Qui est touché ? Le syndrome se manifesterait, selon des études cliniques, en grande majorité chez des patients ayant entre 20 et 30 ans, hommes ou femmes.

- Comment en guérir ? Le principal remède est de garder contact avec sa culture d’origine (famille, amis, médias). Si l’état physique et mental ne s’améliore pas, un rapatriement peut être ordonné par le médecin, parfois avec un membre de la famille.

 

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