Le sud s’impose dans le top 5, Paris et les Hauts-de-Seine en sortent.
En 2026, la carte des mobilités professionnelles se redessine.
Le Sud et le Sud-Est concentrent les
cinq premières places du classement des départements d’arrivée, tandis que
Paris et les Hauts-de-Seine sortent du Top 5. Mais derrière ce classement national,
les situations évoluent fortement d’un territoire à l’autre, notamment en
Île-de-France.
Le Baromètre 2026 des
mutations professionnelles de Nextories révèle ainsi une mobilité
professionnelle de plus en plus contrastée selon les territoires.
Un nouvel équilibre
dans les mobilités professionnelles
En 2026, les
classements des arrivées et des départs font apparaître des situations très
différentes selon les territoires. Le Sud concentre les principales
destinations de mobilité professionnelle, mais plusieurs de ses départements
figurent également parmi les principaux territoires de départ. À l'inverse,
Paris et les Hauts-de-Seine restent les deux premiers départements de départ en
France, mais représentent une part moins importante des départs qu’en 2025.
Évolutions des proportions de projets de déménagement pour mobilité professionnelle en France en 2026 (répartition des départements d’arrivée et de départ)


Les Bouches-du-Rhône
(13) restent le premier département d’arrivée avec 5,79 % des arrivées, tout en
représentant 4,14 % des départs. Même constat dans le Rhône (69), qui concentre
4,95 % des arrivées contre 3,89 % des départs. Ces deux territoires restent
donc davantage représentés dans les arrivées que dans les départs.
À l’inverse, Paris concentre 5,76 % des départs pour seulement 2,65 % des arrivées. L’écart reste important, mais la part de la capitale dans l’ensemble des départs diminue par rapport à 2025, où elle atteignait 7,41 %. Cette baisse intervient toutefois alors que sa part dans les arrivées diminue elle aussi, de 3,69 % à 2,65 %. Dans les Hauts-de-Seine (92), les départs représentent 4,26 % des flux contre
2,56 % pour les arrivées.
Le Sud reprend les cinq
premières places, mais les dynamiques restent contrastées
Les Bouches-du-Rhône (13), le Rhône (69) et la Gironde (33) conservent, comme en 2025, les trois premières places du classement des départements d'arrivée. Mais derrière cette stabilité du podium, les évolutions sont contrastées.


Plus loin dans le
classement, le Var (83) (+20 % par rapport à 2025) et l'Isère (38) (+25 % par
rapport à 2025) enregistrent également de fortes progressions de leur part dans
les arrivées.
Île-de-France :
derrière le recul de Paris et des Hauts-de-Seine, de nouveaux équilibres se
dessinent
C'est l'un des
changements les plus nets par rapport à 2025. L'année dernière, les
Hauts-de-Seine (92) entraient dans le Top 5 des arrivées avec 4,05 %, devant
Paris (75) à 3,69 %. En 2026, les deux départements en sortent.
À Paris, la part des
arrivées passe de 3,69 % à 2,65 %, soit une baisse de 28 %. Mais sa part dans
les départs diminue elle aussi fortement, de 7,41 % à 5,76 %. Paris reste donc
nettement davantage représenté dans les départs que dans les arrivées. Surtout,
la baisse de sa part dans les départs ne traduit pas une progression des
arrivées : celles-ci reculent aussi fortement.
Dans les Hauts-de-Seine (92), arrivées et départs reculent également : les arrivées passent de
4,05 % à
2,56 %, les départs de 5,71 % à 4,26 %. Le département reste ainsi davantage
représenté dans les départs que dans les arrivées.
Mais tous les
départements franciliens ne suivent pas cette trajectoire. Le Val-de-Marne (94)
voit sa part dans les arrivées progresser de 26 %, tandis que sa part dans les
départs recule de 6 %. Même mouvement en Seine-et-Marne (77), avec +21 % dans
les arrivées et –5 % dans les départs. À l'inverse, les Yvelines (78)
enregistrent une baisse de 5 % de leur part dans les arrivées et une hausse de
3 % de leur part dans les départs.
L’Île-de-France se
recompose donc de l’intérieur : derrière le recul de Paris et des
Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne évoluent dans le sens
opposé, tandis que les Yvelines suivent encore une autre trajectoire.
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Une mobilité
professionnelle qui se redistribue davantage qu'elle ne ralentit
En 2025, Nextories
constatait la fin de l'exode massif post-Covid et l'installation d'une mobilité
plus rationnelle, guidée notamment par l'équilibre entre emploi, logement et
accessibilité. Les données 2026 prolongent cette transformation, mais ne permettent
pas de conclure à un ralentissement global de la mobilité professionnelle.
Elles montrent avant tout une redistribution géographique des flux.
« La mobilité professionnelle ne se résume plus à suivre une opportunité d’emploi, d’autant plus que les trajectoires professionnelles sont de moins en moins linéaires. Elle s’inscrit désormais dans un arbitrage beaucoup plus large, où le coût du logement, le coût de la vie, les temps de transport et le cadre de vie pèsent de plus en plus dans les décisions. Derrière le choix d’un poste se dessine donc celui d’un territoire dans lequel il est possible de se loger, de préserver son pouvoir d’achat et, plus largement, de construire son quotidien. C’est aussi ce que raconte cette nouvelle géographie des mobilités : le travail reste le point de départ du déménagement, mais il n’est plus le seul critère qui détermine la destination. », conclut Julien Bardet, CEO de Nextories.


