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[Etudes] Cathay Innovation : le boom de la robotique à l’épreuve du reel

Cathay Innovation, le plus grand fonds de capital-risque de l’Union européenne dédié à l’IA, dévoile les conclusions de son étude sur l’IA physique et la robotique. L’étude décrit un secteur porté par une forte conviction, dont la prochaine étape dépendra de sa capacité à transformer les avancées technologiques en déploiements industriels fiables, rentables et intégrés aux environnements existants.

 

La baisse du coût des composants, les progrès du calcul en périphérie et la hausse des salaires dans les secteurs exposés à l’automatisation renforcent l’équation économique. Dans le même temps, l’intelligence robotique reste encore plus proche de la démonstration que d’une commercialisation à grande échelle.


Une conviction forte dans le potentiel de la robotique


La confiance dans les perspectives de la robotique à cinq ans est élevée : le score moyen d’optimisme atteint 4,42 sur 5 et plus de la moitié (53 %) des professionnels interrogés lui attribuent la note maximale de 5/5. Pour Cathay Innovation, ce niveau de conviction confirme la profondeur de la dynamique qui porte aujourd’hui le secteur.


L’industrie devrait ouvrir la voie


L’étude identifie l’entreposage, la logistique et l’industrie manufacturière comme les premiers marchés de commercialisation. Les professionnels anticipent une adoption industrielle de masse autour de 2030, soit cinq ans avant la robotique grand public. Dans ces secteurs, les coûts du travail, la productivité et la sécurité rendent le retour sur investissement de l’automatisation plus tangible que dans les usages domestiques.


Cette priorité donnée aux applications industrielles est particulièrement pertinente pour la France et l’Europe. Leur tissu manufacturier et leurs objectifs de réindustrialisation offrent un terrain propice au déploiement de la prochaine génération de systèmes robotiques.


Le véritable défi : passer de la démonstration au déploiement


Les principaux freins sont très concrets : la gestion des situations imprévues rencontrées en conditions réelles arrive en tête à 68 %, devant la fiabilité et la disponibilité des systèmes à 66 %, puis l’économie unitaire et le retour sur investissement à 62 %.


Cette hiérarchie marque un changement de nature du défi. Il ne suffit plus de réussir une démonstration : les robots doivent fonctionner chaque jour dans des environnements complexes, avec une disponibilité élevée et à un coût viable. Le sujet devient autant un problème d’ingénierie et de systèmes qu’un problème de recherche.


La valeur se déplace vers l’intelligence et le logiciel


Sur la prochaine décennie, les professionnels anticipent une remontée de la création de valeur dans la chaîne technologique. Les modèles de fondation arrivent en tête des segments susceptibles de capter le plus de valeur, suivis par les logiciels applicatifs. L’intelligence robotique apparaît donc comme un moteur majeur, sans suffire à elle seule au passage à l’échelle.


À court terme, l’intégration sera aussi déterminante que les modèles


Parmi les technologies appelées à avoir le plus d’impact sur la robotique au cours des cinq prochaines années, l’intégration des systèmes arrive en première position à 37 %, devant les modèles de fondation à 34 %. Le scénario privilégié à court terme est donc celui d’une pile technologique hybride, associant intelligence, logiciel, matériel et intégration.


L’écart se creuse chez ceux qui ont une expérience directe du terrain. Parmi les fondateurs et dirigeants ayant déjà déployé des systèmes, 44 % privilégient l’intégration, contre 17 % les modèles de fondation. Ce résultat souligne l’importance de relier les nouvelles capacités robotiques aux outils, processus et infrastructures déjà en place.


Pour Cathay Innovation, les prochaines années seront consacrées à un travail d’industrialisation essentiel : intégrer les robots aux infrastructures existantes, constituer et labelliser les données, développer la simulation et perfectionner des tâches ciblées. La création de valeur se jouera dans la capacité à conjuguer ces briques et à les déployer à grande échelle.

Les robots véritablement généralistes restent une destination crédible à terme. À court terme, les acteurs capables de convertir l’innovation en systèmes fiables, adaptés à des usages précis et économiquement viables seront les mieux placés pour accompagner l’adoption industrielle

 

Résultats détaillés de l’étude

Sentiment et niveau d’optimisme

Médiane

Moyenne

Note parfaite 5/5

Répondants sous 3/5

 

 

 

5/5

4,42/5

53 %

2

 

 

 

Profil

5/5

4/5

3/5 ou moins

Médiane

Moyenne

n

Investisseurs

40 %

56 %

4 %

4

4,36

45

Autres répondants

59 %

31 %

10 %

5

4,46

90

 

 

 

 

 

 

 

Écart de notes parfaites : 18,9 points en faveur des autres répondants.

Calendrier médian d’adoption

Aujourd’hui

Adoption industrielle de masse

Adoption grand public de masse

2026

2030

2035

Principaux freins au déploiement à grande échelle

Frein

Part des répondants

Gestion des situations imprévues

68 %

Fiabilité et disponibilité

66 %

Économie unitaire et retour sur investissement

62 %

Préparation du client et adaptation des processus

53 %

Rareté des données

48 %

Intégration des systèmes

42 %

Sécurité et réglementation

40 %

Création de valeur attendue au cours des dix prochaines années

Segment

Rang moyen

Modèles de fondation et cerveaux robotiques

2,57

Logiciels applicatifs et gestion de flotte

3,41

Infrastructure de données

4,39

Simulation

4,64

Constructeurs de robots

4,71

Intégration des systèmes

5,07

Matériel et composants

5,50

Services et maintenance

6,30

Classement des modèles de fondation par profil

Rang moyen

Investisseurs, 1er

2,23

Startups, 1er

2,60

Grandes entreprises, 1er

2,25

Universitaires, 4e

4,11

Technologies jugées les plus déterminantes à cinq ans

Technologie

Part des réponses

Intégration des systèmes

37 %

Modèles de fondation

34 %

Simulation

17 %

Matériel

16 %

Données hors simulation

11 %

Contrôle et planification

8 %

Comparaison entre investisseurs et professionnels ayant déployé

Profil

Intégration des systèmes

Modèles de fondation

Investisseurs

24 %

33 %

Fondateurs et dirigeants ayant déployé

44 %

17 %

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