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L’Observatoire PME Finance présente les résultats de son étude sur le Corporate Venture en France

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• En 2011, les industriels français ont contribué au capital investissement à hauteur de 300 millions d’euros, soit 10% des montants levés, comme fonds de fonds - Les industriels français ont également investi 100 millions d’euros en direct dans les PME en France, au travers de leurs propres structures d’investissement.

• En investissement direct, Innovacom (FT-Orange), est le fonds corporate le plus actif en 2011, avec 9 opérations et plus de 15 millions d’euros investis, suivi par Total Energy Ventures et Aster Capital (Schneider, Alstom, Rhodia)


L’observatoire PME Finance présente les résultats de son étude sur le corporate venture en France en 2011. En parallèle d’une étude de marché s’appuyant notamment sur les données de Thomson Reuters, l’Observatoire a pu établir une nouvelle classification des structures d’investissement des corporate français.

Avec 51 milliards d’euros investis en 10 ans dans près de 10 000 entreprises, dans le monde, via 3.000 fonds, la contribution des industriels, ou « corporate venture », peut constituer une alternative pour le financement des fonds indépendants. Les groupes privilégient le capital risque, moins capital intensive et plus facile à accompagner que le capital-développement.

Les investissements des corporate venture américains se stabilisent, depuis 2001, autour de 8% des investissements réalisés dans le venture. En Europe, il oscille entre 4 et 6% du total des montants investis de 2003 à 2010. Ce taux, proche de 2% en France sur la même période, s’est fortement contracté depuis l’époque de la bulle internet, où il a pu atteindre 18%.

Selon l’EVCA les industriels français contribuent pour 7,2% des 4,2 milliards d’euros levés par les fonds d’investissement indépendants en France, soit un total de 300 millions d’euros investis comme bailleurs de fonds et 100 millions en investissements directs. L’Observatoire de PME estime le marché français du corporate venture à 10% des montants investis en capital-risque.

Le corporate venture a été relancé par les acteurs du cleantech

Malgré la globalisation des projets, et l’envie d’investir sur plusieurs zones géographiques, les industriels reconnaissent les spécificités sectorielles, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Ainsi les industriels américains continuent d’investir à 60% dans les IT (télécoms, Internet, Media, semiconducteurs, logiciels et équipements), des technologies qu’ils maitrisent depuis plusieurs décennies. Ils s’inspirent des avancées technologiques du vieux continent pour explorer les voies des Sciences de la vie (28% des investissements) et de l’Energie (10%).


En Europe, les investissements corporate ont été dominés à part égale par les projets IT et sciences de la vie avec respectivement 38% et 36% des montants investis. Industrie et Energie, surtout via les cleantechs, sont en 3ème position avec 23% des investissements réalisés.

Depuis 2010, la France marque une tendance à la spécialisation sectorielle des fonds et des structures d’investissement, notamment avec la création de fonds sectoriels comme Aerofund, Aster, Ecomobilité Ventures ou Innobio. Ces sociétés de gestion proposent de réunir plusieurs industriels pour investir, en toute indépendance, dans des projets issus d’un même secteur, d’anticiper les tendances de marché, et d’élargir leur rayon d’action notamment à l’international.

Le corporate venture se renforce grâce à :

• L’approche Open Innovation, un processus qui permet aux grands groupes et aux PME de leur écosystème de travailler ensemble sur le développement de technologies qui pourront bénéficier aux deux, et favorisant la réalisation d’investissements sur le long-terme et de façon plus cohérente avec la stratégie du groupe investisseur.

• La maturité des investisseurs et la capacité à agir avec les méthodes d’investisseurs financiers permet de pérenniser l’activité d’investissement au sein du groupe. Ainsi, la maturité de ces structures d’investissements corporate venture (leur longévité sur le marché et la professionnalisation des équipes) leur permet d’adopter les méthodes de valorisation et de sélections des opportunités d’investissement considérées, proches de celles utilisées par les fonds d’investissement indépendants.


Nouvelle classification proposée par l’Observatoire : la structure réglementée n’est pas indispensable à la réalisation de bonnes performances financières

Si le capital-risque d’entreprise regroupe les investissements minoritaires réalisés dans de jeunes sociétés prometteuses, par des sociétés non financières solidement établies, il répond à un double objectif, financier et stratégique. Une segmentation des structures d’investissement est possible en fonction de ces 2 objectifs et du degré d’implication des groupes dans l’activité des sociétés en portefeuille.

1. Investissements directs : Investissements directement réalisés sous la holding ou filiale de tête. La structure mis en place se concentre sur l’animation d’écosystème. Aucun budget n’est prévu pour les prises de participation – seulement mise à disposition de moyens humain et technologique.

2. Structure d’investissement, pilotée par la direction Innovation/stratégie : investissement de type R&D… difficile de l’ouvrir à des tiers

3. Structure d’investissement, pilotée par la direction financière : les objectifs de rentabilité seront plus importants. Celle-ci laisse aussi plus d’indépendance dans la gestion des participations aux équipes en place

4. Sociétés de gestion réglementées captives : permet l’indépendance des équipes (exemple de la Poste, FT et Schneider Electric)

5. Investissements indirects : au travers d’une activité de fonds de fonds, certains groupes préfèrent laisser les fonds d’investissement gérer les investissements minoritaires de façon indépendante.


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