Selon les chiffres du ministère de l'Economie et des Finances publiés
hier, à fin décembre 2025, 12,9 millions de Français sont désormais titulaires
d’un Plan d’Épargne Retraite (PER), soit 1,5 million de plus en an.
Initialement perçu comme un produit destiné aux contribuables fortement fiscalisés ou en fin de carrière, le PER s’impose aujourd’hui comme un outil structurant de préparation à la retraite.
Cette dynamique nationale se reflète pleinement dans les données observées par Inovéa qui accompagne près de 60 000 français dans la gestion de leur épargne.
Entre 2020 et 2025, la demande d’ouverture de PER a plus que doublé (+127 %), et 18 % des épargnants accompagnés par le réseau détiennent aujourd’hui ce dispositif. Au-delà de la progression des volumes, Inovéa note une évolution structurelle des comportements : le montant moyen des versements mensuels est passé de 202 € à 104 € entre 2023 et 2025, traduisant une démocratisation progressive du produit et son accessibilité à des ménages disposant de capacités d’épargne plus modestes.
L’adoption du PER s’inscrit également dans une logique intergénérationnelle. 15 % des 25–34 ans et
19 % des 35–44 ans en détiennent déjà un, signe d’une
anticipation plus précoce des enjeux de retraite.
Emmanuel Hardy, Président d’Inovéa, conclut : « Le cap des 150 milliards confirme que le PER est entré dans une phase de maturité. Nous observons sur le terrain une évolution profonde : les Français ne perçoivent plus le PER uniquement comme un outil d’optimisation fiscale, mais comme un véritable instrument de structuration patrimoniale à long terme. La baisse des montants moyens investis montre que le produit se démocratise et s’adresse désormais à un public plus large, y compris les jeunes actifs. »


