À l’issue de la phase
de sélection, 44 projets accèdent au statut de finalistes du concours national
2026 de La France s’engage. Ils ont été retenus parmi 485 candidatures
déposées (447 dossiers éligibles et évalués), à l’issue de jurys collectifs
organisés du 9 mars au 2 avril dans 14 villes, en métropole et en Outre-mer.
Ces finalistes
représentent un échantillon exigeant de l’innovation sociale et
environnementale en France, à un moment où les besoins sociaux se structurent
autour de vulnérabilités durables : accès au logement, santé, isolement,
insertion professionnelle, éducation, transition écologique.
Une sélection basée sur
trois critères structurants
Les projets finalistes
se distinguent par trois caractéristiques :
·
Impact démontré sur les bénéficiaires, fondé sur des
résultats documentés
·
Capacité d’innovation sociale, apportant des
réponses nouvelles à des besoins insuffisamment couverts
·
Ambition de changement d’échelle, avec une stratégie
d’essaimage au-delà du territoire d’origine.
Une lecture
territoriale en recomposition
La sélection 2026
confirme une diversification progressive des dynamiques territoriales :
·
14
régions représentées (contre 9 en 2025)
·
59
% des finalistes issus de territoires hors Île-de-France (contre 63 % lors des
éditions précédentes)
·
6
projets ultramarins (contre 1 seul en 2025)
Cette évolution traduit
à la fois l’effet des actions de mobilisation territoriale engagées ces
derniers mois et une meilleure accessibilité du concours à des porteurs de
projets situés hors des grands centres de ressources.
Une cartographie des
besoins sociaux en évolution
Douze projets avaient
déjà atteint la phase finale lors d’éditions précédentes, confirmant des
trajectoires de consolidation dans la durée.
L’analyse des
thématiques fait apparaître une continuité des priorités historiques de
l’innovation sociale, tout en révélant des inflexions notables :
Inclusion et lien
social : premier champ d’intervention
Champ dominant de la
sélection, il recouvre des actions de lutte contre l’isolement, de recréation
de sociabilité locale et de participation citoyenne. Les dispositifs
d’“aller-vers” et les espaces de proximité visent autant le lien que la
capacité d’agir des personnes.
Logement et
vieillissement : deux enjeux en forte progression
Représentant chacun
environ 10 % des finalistes, ils confirment leur montée en puissance : accès au
logement pour publics vulnérables, maintien à domicile et lutte contre
l’isolement des personnes âgées.
Santé et bien-être :
montée des logiques de proximité et de prévention
Les projets traduisent
un glissement vers une santé élargie : prévention, santé mentale, activité
physique adaptée, accompagnement hors les murs. La santé est abordée comme un
continuum de vie, fortement lié aux conditions sociales.
Insertion et autonomie
économique : généralisation des parcours intégrés
Les initiatives
combinent emploi, formation et accompagnement social, souvent articulés au
logement. L’enjeu n’est plus l’insertion seule, mais la sécurisation globale
des trajectoires.
Éducation et prévention
du décrochage : interventions ciblées
Les projets
privilégient l’accompagnement individualisé des jeunes vulnérables, avec des
approches de remobilisation, de médiation éducative et de prévention des
ruptures scolaires.
Inclusion numérique :
accès aux droits comme enjeu central
Au-delà de la
médiation, l’enjeu porte sur l’accès effectif aux droits et services
essentiels. L’accompagnement vise l’autonomie dans les usages quotidiens.
Transition écologique
et alimentation durable : structuration de filières locales
Les projets articulent
impact environnemental, emploi inclusif et relocalisation économique, notamment
via le recyclage, l’agriculture et les circuits courts.
Mobilité et services de
proximité : réponse aux territoires fragiles
Les solutions
développées sont mobiles ou hybrides, pour garantir l’accès aux services
essentiels dans les zones peu denses. La mobilité est traitée comme un levier
d’égalité territoriale.
Montée en puissance des
modèles hybrides dans l’intérêt général
Par ailleurs, les
sociétés commerciales agréées ESUS représentent 18 % des finalistes (contre 7 %
en 2025).
Cette évolution
confirme la consolidation d’un écosystème hybride de l’intérêt général,
associant associations et entreprises à mission sociale.
Prochaines étapes pour
les finalistes
·
4/6
mai : bootcamp des finalistes à la Maison de La France s’engage
·
7
mai : grand oral devant le jury final (pitch et questions-réponses)
·
18
juin : décision du Conseil d’administration
·
Fin
juin : annonce de la promotion 2026 des lauréats
______
Annexe – les 44
finalistes du concours 2026 La France s’engage
ALÉ VIRÉ MARTINIQUE
TERRE D’AVENIRS (Martinique)
Alé Viré accompagne le
retour en Martinique de personnes engagées dans un projet d’installation
durable. Il propose un suivi individualisé pour lever les freins sociaux,
économiques et professionnels. L’équipe agit toute l’année avec les acteurs du
territoire. Elle soutient l’ancrage local, valorise les compétences et renforce
la cohésion sociale grâce à une coordination continue et des actions adaptées
aux besoins.
AGRRR (Guyane)
Le Guichet Unique de
Rue de l’AGRRR réunit, le temps d’une journée, des acteurs du social, du médico‑social,
de la santé et du bien‑être dans des quartiers défavorisés. Il va au contact
des personnes en situation de précarité et propose des services immédiats ainsi
qu’une orientation directe vers les partenaires adaptés. L’équipe centralise
les démarches pour limiter les ruptures de parcours et faciliter l’accès aux
droits.
ATCHOUM (Var)
Atchoum déploie une
solution de mobilité solidaire dans les territoires ruraux. L’équipe accompagne
l’implantation du service auprès des collectivités et compte déjà quarante
communautés de communes abonnées dans dix régions. Elle vise à convaincre une large
part des EPCI d’offrir ce service à leurs habitants. En parallèle, elle
transforme la plateforme de mise en relation en un MaaS rural capable de
répondre à des trajets multimodes.
Camping-Care (Paris)
Le Camping‑Care est un
salon de bien‑être itinérant destiné aux femmes en situation de grande
précarité. Il renforce l’estime de soi et soutient la remobilisation grâce à
des ateliers adaptés. Le projet s’appuie sur un modèle duplicable et des
partenariats locaux. Entré en phase d’essaimage national en 2025, il ouvre un
second site à Marseille et prépare de nouveaux déploiements au plus près des
femmes.
Cantoo (Nord)
Cantoo Scribe facilite
l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap, du primaire au lycée.
Il lève les freins liés à la lecture, à l’écriture ou à la compréhension grâce
à des outils d’aide technologique. La solution soutient aussi les enseignants
dans l’adaptation de leurs supports. Elle offre un accès plus fluide aux
apprentissages et renforce la participation de chaque élève en classe.
Casques Bleus Nord
Franche-Comté (Territoire de Belfort)
Casques Bleus déploie
un dispositif de solidarité entrepreneuriale pour répondre à la hausse des
sollicitations partout en France. L’équipe prévoit d’implanter son
accompagnement dans dix‑huit nouveaux départements d’ici 2030. Elle s’appuie
sur un réseau de dirigeants bénévoles pour soutenir les entrepreneurs en
difficulté et structure un modèle d’essaimage garantissant la qualité et
l’uniformité du dispositif sur chaque territoire.
Chez Daddy (Rhône)
Chez Daddy agit pour
rompre l’isolement des personnes âgées, qui touche déjà plus d’une sur trois.
L’équipe développe des cafés intergénérationnels en cœur de ville et au rez‑de‑chaussée
d’habitats inclusifs. Ces lieux favorisent le lien social régulier et
soutiennent le bien‑être. Le projet offre un cadre accessible pour maintenir
une vie sociale tout en restant chez soi.
DesCodeuses (Paris)
DesCodeuses accompagne
des femmes dont les métiers disparaissent sous l’effet de l’automatisation et
du numérique. Caissières et vendeuses voient leur quotidien transformé par ces
évolutions. Le projet anticipe ces transitions en proposant des formations vers
des métiers de la Tech. Il combine accompagnement socio-professionnel et
insertion directe en entreprise pour accéder à un emploi qualifié et durable.
Du Pain & Des Roses
(Paris)
Du Pain & Des Roses
accompagne des femmes en situation de précarité vers un retour à l’emploi
durable. Le projet propose des parcours progressifs autour de l’art floral pour
renforcer la confiance et lever les freins sociaux liés à la langue, aux droits
ou à l’isolement. Il ouvre l’accès à une formation qualifiante vers les métiers
du végétal et soutient une reconstruction concrète.
D’un Seul Geste
(Seine-Saint-Denis)
D’un Seul Geste agit
pour diffuser les gestes de premiers secours auprès des jeunes. L’équipe
déploie “Tous formés, tous prêts à sauver”, un programme qui forme massivement
les collégiens et lycéens grâce à des formations immersives. Le projet répond
aux inégalités d’accès aux compétences de secours et vise à en faire une
pratique citoyenne partagée sur tout le territoire.
Ensemble2générations
France (Yvelines)
L’association propose
un logement à coût modéré pour des jeunes en échange de présence ou de services
rendus auprès d’aînés vivant à domicile ou en résidence autonomie. Son objectif
est de doubler le nombre de nos bénéficiaires en se déployant en France avec
l’ouverture d’agences régionales salariées, en améliorant sa visibilité auprès
des instances publiques et en requestionnant notre modèle économique.
École des XV
(Bouches-du-Rhône)
L’École des XV
accompagne des élèves du CM2 à la 3ᵉ issus de quartiers sensibles pour prévenir
le décrochage scolaire. Son programme périscolaire propose douze heures
d’accompagnement par semaine et la moitié des vacances. Le modèle repose sur
trois actions complémentaires : favoriser la réussite scolaire, soutenir la
réussite éducative et citoyenne, et développer l’apprenance grâce au sport.
Fédération Solidarauto
(Maine-et-Loire)
Fédération Solidarauto
agit pour favoriser la mobilité des personnes en situation de précarité en
démocratisant le don de voitures via la plateforme Donnezvotrevoiture.org. Le
projet développe trois axes : mieux faire connaître le don de voiture, labelliser
et référencer de nouveaux garages solidaires attributaires des dons, et fédérer
les garages associatifs pour renforcer leur capacité de traitement des
véhicules donnés.
Refugee Food (Paris)
Refugee Food accompagne
les personnes réfugiées vers un emploi durable en restauration, un secteur où
de nombreux postes restent vacants. L’association répond aux obstacles liés à
la langue, au manque d’expérience ou de réseau en proposant des formations
courtes et diplômantes. Ce parcours permet aux participants de subvenir à leurs
besoins, de s’intégrer et de construire un avenir en France grâce au travail.
Gestia Solidaire
(Rhône)
Passerelle Logement
Jeunes lutte contre le mal-logement de jeunes solvables exclus du marché
locatif classique. Porté par Gestia Solidaire, le projet s’adresse à des
étudiants sans garant, des jeunes actifs sans CDI et des familles
monoparentales avec moins de 2 500 euros par mois. Il transforme des logements
privés vacants ou dégradés en logements intermédiaires abordables et durables,
tout en sécurisant les propriétaires.
Habit’Âme (Mayotte)
Habit’Âme implante à
Mayotte une filière low‑tech et open source de recyclage des déchets plastiques,
tout en insérant des publics éloignés de l’emploi. Le projet vise à produire
des matériaux innovants pour la construction, conformes aux normes européennes.
Il crée des emplois locaux, valorise un savoir‑faire et pose les bases d’une
filière plastique fondée sur une micro‑usine scalable
HOPE (Haute-Savoie)
HOPE propose une
approche innovante de soins de support pour les femmes touchées par un cancer,
en combinant équithérapie et art‑thérapie. Ses programmes gratuits aident
chacune à restaurer identité et vitalité. Forte de huit antennes et de
partenariats hospitaliers, l’association amorce un changement d’échelle pour
garantir une solution de proximité et contribuer à la recherche afin de faire
des soins de support un standard de santé publique.
Initiatives France
Victimes Guadeloupe (Guadeloupe)
Trajectoires
Résiliences, porté par Initiatives France Victimes Guadeloupe, accompagne les
victimes d’infractions pénales et les personnes ayant besoin d’un soutien dans
leur accès au droit. Le projet propose un accompagnement global grâce à une
approche multidisciplinaire visant à prévenir les ruptures de parcours. Il
renforce l’autonomie des personnes en offrant un soutien juridique,
psychologique et social intégré.
Je Bouge Pour Mon Moral
(Hauts-de-Seine)
Je Bouge Pour Mon Moral
accompagne des personnes en souffrance psychique par l’activité physique et le
lien social. Le programme structure des parcours collectifs animés localement.
Plus de 3 000 participant·es ont été accompagnés dans le Grand Est. L’association
déploie aujourd’hui son action à l’échelle nationale et vise l’intégration
durable de l’activité physique dans les parcours de soins en santé mentale avec
les acteurs locaux.
La Fabrik à Yoops
(Seine-Maritime)
La Fabrik à Yoops porte
le projet Un Toit vers l’Emploi. Elle engage sa réplication dans une dizaine de
villes, couvrant autant de départements. Déployée à Rouen depuis 2020, l’offre
repose sur des mini-maisons pour des personnes en situation de rue. Des acteurs
sociaux locaux assurent l’accompagnement, la gestion locative et le retour
progressif à une activité régulière. Le modèle s’appuie sur des partenariats
locaux.
L’économe (Var)
La Conserverie Mobile
de L’Économe opère un laboratoire itinérant de transformation alimentaire. Elle
transforme les fruits et légumes en surplus directement sur les exploitations
en conserves variées. L’équipement professionnel embarqué valorise des productions
non vendues. Le dispositif réduit le gaspillage alimentaire et soutient les
producteurs locaux. Le projet vise l’essaimage en France pour répondre aux
besoins exprimés par les territoires.
Les Ombres (Paris)
Les Ombres accompagne
des jeunes de l’ASE vers la formation. En France, 70 % sortent sans diplôme.
Avec sa méthode, seuls 6 % restent sans formation. En cinq ans, 5 000 jeunes
ont été suivis, majoritairement en ville. L’équipe lance le Tour de France des
foyers pour atteindre les zones rurales. D’ici 2029, elle vise l’accompagnement
de 2 000 jeunes ruraux. Par actions mobiles ciblées.
Les Yeux Dits
(Seine-Maritime)
Les Yeux Dits porte le
projet La Bavarde pour l’accès au cinéma des personnes aveugles ou malvoyantes.
En France, 2 millions de personnes sont concernées. La solution centralise les
audiodescriptions et les synchronise au film. Grâce au téléphone, l’usager
devient autonome ou qu’il soit. Elle répond au manque de séances adaptées et
accompagne l’usager dans ses déplacements.
Lire et sourire (Rhône)
Lire et sourire apporte
par la lecture, des moments d’évasion et de bonheur à des personnes âgées
fragilisées. Leurs bénévoles interviennent en maisons de retraite pour des
lectures à voix haute, régulières et conviviales, permettant d’améliorer le
bien-être et de stimuler les capacités cognitives de nos aînés en perte
d’autonomie. Cette action ayant fait la preuve de son impact là où elle est
implantée, leur objectif est de se déployer partout en France au moyen
d’antennes locales.
La Bom
(Seine-Saint-Denis)
La BOM est une bibliothèque
d’objets destinée à l’emprunt d’objets du quotidien à usage ponctuel. Elle met
à disposition perceuses, tentes et équipements similaires. En complément, elle
organise des ateliers de co-réparation et des ateliers apprenants, comme la
menuiserie ou la couture. Implantée à Montreuil, l’initiative vise à étendre
son impact en soutenant la multiplication des bibliothèques d’objets pour jeter
moins et acheter moins ensemble.
Manou Partages
(Loire-Atlantique)
Manou Partages passe de
l’action locale à une transmission nationale pour atteindre les personnes
isolées. Les Ateliers de l’Aller-Vers modélisent son expertise et équipent les
acteurs des territoires. CCAS, associations et centres sociaux reçoivent un kit
opérationnel. La méthodologie transférée permet de déployer, en autonomie, des
dispositifs de repérage et d’accompagnement des personnes invisibles partout en
France selon une méthodologie éprouvée.
Médecins Solidaires
(Haute-Vienne)
L’association rétablit
l’accès aux soins dans des villages où il avait disparu grâce au temps partagé
solidaire. Chaque centre de santé bénéficie d’une présence médicale permanente
assurée par un relais hebdomadaire de praticiens venus de toute la France. En
trois ans, un médecin a été présent chaque semaine dans tous les centres. Le
réseau compte aujourd’hui 12 centres et 1 000 praticiens engagés. Les centres
assurent la fonction de médecin traitant.
Mille et un mots
(Paris)
1001mots agit en aidant
les parents vulnérables à réduire l’exposition de leur bébé aux écrans et à
stimuler son éveil au quotidien par de la lecture, des jeux, des échanges. Leur
objectif est de déployer ce programme dans deux nouvelles régions et d’y toucher
1000 enfants chaque année, contribuant à atteindre 18 000 bébés vulnérables
d’ici 2029, soit 9 % des moins de 3 ans en situation de vulnérabilité en
France.
Mobilgym
(Bouches-du-Rhône)
Le projet MobilGym
développe une offre d’activités physiques adaptées directement au cœur des
territoires ruraux, en particulier auprès des publics seniors, souvent éloignés
des structures sportives et médico-sociales traditionnelles.
Il repose sur un principe simple : aller vers les bénéficiaires. Grâce à un
dispositif mobile, des séances de multisports adaptés, accessibles à tous, quel
que soit le niveau de condition physique sont proposés.
Nona (Paris)
Marché Local est la
plateforme numérique de Nona au service de la restauration collective. Elle
facilite l’intégration des filières locales durables dans les marchés publics
alimentaires. La solution combine le Système d’Acquisition Dynamique et un
outil de gestion dédié. Elle adapte les repas aux ressources territoriales,
fluidifie la contractualisation, l’actualisation des marchés et la gestion
quotidienne des commandes pour la restauration collective publique existants
aujourd’hui.
Parlons Démocratie
(Paris)
Parlons Démocratie agit
pour renforcer la culture démocratique des jeunes. L’association s’appuie sur
un réseau unique de 600 professionnels des institutions qui interviennent en
classe, du CM2 à la Terminale. En partageant leur expérience et en faisant
vivre les grands principes démocratiques, ils donnent aux élèves des repères
concrets pour comprendre et participer à la vie citoyenne.
Planteurs (Gironde)
Planteurs accélère la
plantation de haies champêtres grâce à une approche en filière, de la graine
récoltée à la haie plantée et entretenue. Le projet s’appuie sur un réseau de
pépinières ancrées dans des tiers‑lieux ruraux qui produisent des plants
locaux. Elles mobilisent collectivités, associations et structures d’insertion
pour organiser des chantiers de plantations à impact écologique et social, au
service de la résilience des territoires.
RAID AVENTURE
ORGANISATION (RAO) (Aude)
Le PROX de Raid
Aventure est un village citoyen mobile destiné aux jeunes. Le temps d’une
journée, il propose des ateliers sportifs et civiques encadrés par des
policiers bénévoles pour favoriser le rapprochement jeunes-police. Expérimenté
depuis 2016, le programme vise de nouveaux territoires et se renforce par des
séjours immersifs sur deux sites d’accueil, à Dreux et à Belflou, portés par
Raid Aventure aujourd’hui existants.
Réfugiés Bienvenue
(Paris)
Les Maisons Réfugiés
Bienvenue accompagnent vers l’emploi des personnes réfugiées, étrangères avec
permis de travail et françaises sans domicile. Elles forment et hébergent les
bénéficiaires en colocation de quatre personnes pendant douze mois. Le dispositif
propose un environnement interculturel et une insertion dans des secteurs en
tension. Il vise l’autonomie, l’emploi stable et le logement indépendant pour
chaque bénéficiaire.
Réseau L.I.L.A.S
(Martinique)
Réseau L.I.L.A.S répond
à la hausse du surendettement chez des femmes en situation de précarité ayant
choisi l’entrepreneuriat. Déployé en Martinique depuis 2023, le réseau
accompagne ces femmes pendant un an, sur les plans personnel et professionnel,
en individuel et en collectif. L’objectif est le redressement de leur situation
économique. Des actions d’essaimage sont engagées vers la Guadeloupe pour
déployer l’approche sur un nouveau territoire.
Sapocycle France
(Grand-Est)
Le projet s’appuie sur
l’expérience des savons SapoCycle pour structurer une filière de collecte et de
reconditionnement de produits d’hygiène liquides issus de rebuts ou invendus de
l’industrie cosmétique. Les produits reconditionnés sont distribués via des
associations à des personnes en précarité. La production est réalisée en
atelier par des personnes en situation de handicap. Le projet vise un
déploiement en région PACA et Île-de-France.
SEM HABITAT DURABLE
(Seine-Saint-Denis)
SEM Habitat Durable est
une entreprise immobilière à impact social, labellisée ESUS. Elle met en
location des biens de propriétaires privés à des fins sociales. Les logements
sont confiés à des structures d’hébergement. Elles logent des jeunes de l’ASE, des
femmes, des réfugiés ou des seniors. Le modèle sécurise les propriétaires et
garantit des conditions d’habitat dignes et stables pour les personnes
accueillies et pérennes.
Sistech (Paris)
Le Fellowship de
Sistech accompagne des femmes réfugiées vers une insertion professionnelle
durable dans les métiers du numérique. Déployé en Île-de-France, le modèle a
fait ses preuves. Il prévoit une duplication en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le
Grand Est dès 2026. Le programme combine accompagnement socio-professionnel,
orientation vers cinq formations tech adaptées et mise en relation avec des
entreprises pour lever les freins à l’emploi durablement.
Toit à Moi (Loire
Atlantique)
Toit à Moi naît en 2007
d’un refus collectif face à la vie dans la rue. Des citoyens décident d’agir en
achetant des appartements pour des personnes sans-abri. L’action repose sur
trois volets indissociables : un logement digne comme levier d’insertion, un
suivi social progressif et le renforcement des liens sociaux afin de prévenir
l’isolement et permettre une reconstruction durable sur le long terme pour les
personnes concernées.
Tombée du Nid (Paris)
Lancé en octobre 2022
par l’association Tombée du Nid, Le Cœur du Nid est un réseau d’entraide
gratuit pour les familles ayant un enfant en situation de handicap de 0 à 20
ans. Il associe une application et un accompagnement humain de proximité. Des
bénévoles pairs formés apportent un soutien concret, réduisent l’isolement, le
non-recours et facilitent l’accès aux ressources locales. Le modèle est déjà
déployé dans neuf régions.
Un abri qui sauve des
vies (Seine-et-Marne)
Un abri qui sauve des
vies déploie un dispositif d’hébergement citoyen dédié aux personnes victimes
de violences conjugales et intrafamiliales, et leurs enfants. Grâce à des
abritant(e)s vérifié(e)s et encadré(e)s, l’association assure une mise à l’abri
rapide, bienveillante et sécurisante.
Leur objectif est d’essaimer ce modèle dans toute la France, région par région,
pour répondre à l’urgence, notamment dans les territoires sous-dotés (ruralité,
périurbain) ou saturés.
Up & Space
Martinique (Martinique)
Les Micro Tiers-Lieux
Solidaires de Up & Space Martinique agissent en amenant, au pied des
immeubles, un accueil de proximité pour les personnes en difficulté avec le
numérique. Des médiateurs vont vers les habitants : démarches en ligne
sécurisée, ouverture de droits, ateliers d’acculturation au numérique et à
l’intelligence artificielle, téléconsultation médicale assistée si besoin. Leur
objectif est de créer un réseau local essaimable dans des points solidaires.
Vision Solidarité
(Essonne)
Vision Solidarité agit
pour l’accès à la santé visuelle des personnes en situation de précarité
exclues du Reste à charge 0 du 100 % Santé. L’association facilite l’accès aux
lunettes grâce à des permanences solidaires. D’abord déployée en Île-de-France,
elle étend son action sur le territoire avec un réseau de professionnels de la
santé visuelle. Orientés par des organismes sociaux, les bénéficiaires
reçoivent des lunettes neuves, gratuites et adaptées à leur vue.
Wallbreaker (Somme)
Projet mené par
Wallbreaker et Raev pour revaloriser des déchets textiles et plastiques issus
d’entreprises. Wallbreaker apporte son expertise d’accompagnement des personnes
détenues. Raev transforme les matières en produits utiles. L’activité permet
l’apprentissage d’un métier, une progression professionnelle et la poursuite
d’un emploi après la sortie, au sein d’une filière durable. Le projet associe
insertion, production et revalorisation des déchets dans une logique de
filière.


