Du 28 février au 31 mai 2026, Les Franciscaines présente Vu[e]s de dos, Une figure sans portrait. L’exposition montre la lente apparition du dos comme sujet de la peinture occidentale de la Renaissance à nos jours : d’Adrien de Vries à Rodin et Toulouse-Lautrec, en passant par Félix Vallotton, Gustave Moreau, Eugène Boudin, Van Dongen ou Bettina Rheims, Joel-Peter Witkin et Marc Desgranchamps.
L’histoire de la peinture s’inscrit dans une quête d’identité, celle du modèle comme celle de l’artiste. Le portrait, fondé sur la ressemblance et la reconnaissance, impose une représentation frontale ou de profil. Portraits officiels, portraits de donateurs, portraits individuels ou collectifs : la reconnaissance de la qualité de l’artiste passe par celle du modèle chez lui-même et chez ses contemporains.
Une enquête inédite sur un sujet inexploré de l’histoire de l’Art occidental
Cette exposition entreprend, à travers une exploration méthodique, de dévoiler les raisons sous-jacentes à l’absence de la représentation du dos comme sujet principal avant le XVe siècle. Elle se penche ensuite sur l’évolution graduelle de cette iconographie, devenant progressivement l’apanage de certains artistes aux XVIIIe et XIXe siècles. Au cours du XIXe siècle, l’exposition examine comment le dos devient le mode de représentation de la contestation pour certains, ou le symbole de la réussite sociale pour d’autres. Cette démarche chronologique est complétée par l’exploration de thèmes spécifiques, tels que les sujets mythologiques, les figures académiques ou jeux de miroirs.
L’exposition se déploie selon un fil chronologique allant du Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine, ponctuée de parenthèses thématiques telles que les figures mythologiques, les études académiques ou l’usage du miroir. Le XIXe siècle occupe une place toute particulière. Période d’effervescence artistique, il marque l’enrichissement du thème par des questionnements d’ordre social et politique.


