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L'année 2013 sera celle d’un changement de politique économique

ER - Acteurs du secteur financier
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Acteur de premier plan au sein de l'industrie de la gestion d'actifs, Pimco prévoit un ralentissement de l'économie mondiale en 2013, assorti d'une récession dans la zone euro.

La société prévoit une contraction de l'activité économique de 1 à 1,5% dans la zone euro en 2013. L'austérité budgétaire en vigueur dans la zone demeurant un frein à la croissance, Pimco s'attend à voir la BCE abaisser son principal taux de refinancement à 0,5%, contre 0,75% actuellement.

« Nous ne pensons pas que l’abaissement des taux directeurs aura un impact significatif sur l’économie. Il manque encore en Europe une politique de croissance active pour 2013 », explique Philippe Bodereau, Managing Director etResponsable de la recherche crédit paneuropéenne. Toutefois, en s'engageantdans une expansion conditionnée mais illimitée de son bilan, la BCE aconsidérablement réduit le risque d’issues défavorables et de défaut au coursdes 12 à 24 prochains mois.

Concernant les Etats-Unis, Pimco estime que la politique de l'année 2013 devrait se traduire à la fois par un resserrement budgétaire inopportun et par un assouplissement monétaire de plus en plus inefficace. Un ralentissement du taux de croissance du PIB, qui sera de l’ordre de 1,3 à 1,8%, est à prévoir. Les économies en développement ne seront pas immunisées face au ralentissement généralisé des grands marchés développés.

La Chine devrait enregistrer un taux de croissance de 6,5 à 7,5% sur l’année 2013. Cependant, la réalisation de l’objectif de croissance séculaire de 7,5% au-delà de 2013 dépendra de la faculté du pays à mettre en œuvre les changements structurels nécessaires au bon moment.

S’agissant de la zone euro, Pimco adopte une position neutre à surpondérée sur l'Italie et l'Espagne après avoir opté pendant longtemps pour une sous-pondération du risque inhérent aux pays périphériques européens. Ce choix reflète l’impact du dispositif de secours mis en place par la BCE contre le risque d’abandon de l’euro par certains Etats membres. Ce dernier réduit la probabilité d’issues très défavorables au cours du cycle, et la valeur relative qu’offrent les obligations souveraines italiennes et espagnoles par rapport aux alternatives de crédit européennes et internationales.

Même si les marchés actions pourraient être confrontés à certaines turbulences à l'échelle mondiale, les entreprises peinant à maintenir leurs bénéfices dans un contexte de faible croissance nominale, Pimco voit du potentiel de rendement dans des actions de première qualité émises par des entreprises présentant des bilans solides et des marges opérationnelles élevées, ces dernières permettant d’offrir des dividendes stables et généreux

Sur le front monétaire, Pimco voit davantage de potentiel dans un panier de devises émergentes que dans l’euro et le dollar.

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