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« Paradoxalement, baisser le taux de rémunération du livret A à 1,75% sera bénéfique à la santé économique de la France. »

ER - Acteurs du secteur financier
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Par Eric Delannoy, spécialiste du secteur bancaire et Vice-président du Cabinet Weave.

Paradoxalement, même avec un taux de rémunération à 1,75%, la rentabilité du livret A reste à son plus haut niveau depuis 2009 : en effet, compte tenu de la formule de calcul du taux du livret A et de la baisse tendancielle de l’inflation, il fallait baisser le taux. Appliquer la formule stricte risquait de donner un signal de baisse de pouvoir d’achat au plus grand nombre. Avec un taux de 1,75%, le gouvernement  donne donc un coup de pouce : compte tenu de l’absence de risque, il préserve sa bonne rentabilité en valeur réelle.

La baisse du taux du livret A est par ailleurs nécessaire pour limiter le coût du logement social. Son financement via le Livret A est en effet moins avantageux aujourd’hui que sur les marchés

Cette baisse constitue un signal aux épargnants pour consommer ou réorienter leur épargne sur des supports sans risque mais à plus forte rentabilité (assurance vie, livret à terme…).

Cette nouvelle fait oublier la décision contradictoire de relèvement du plafond du livret A arrivée à contre cycle en décembre et en janvier (de 19 125 à 22 950€ au 1er janvier 2013) : moins de 10% des livrets atteignant leur plafond, cette mesure bénéficiait réellement à ceux ayant la capacité d’épargne la plus importante. Très mobiles, ces derniers exerçaient déjà leur capacité d’arbitrage en cas de modification du taux. La mesure était donc superflue. A l’inverse, la baisse du taux en dessous du seuil symbolique des 2% va provoquer un mouvement de décollecte qui pourrait s’avérer bénéfique à l’économie

 

 

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