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[Etude] Les femmes et l’investissement : préparer le futur avec conviction et sans compromis

Lombard Odier a mené au cours du premier trimestre 2023 une étude auprès de ses clientes et relations d’affaires en Suisse romande, France, Belgique et au Luxembourg. Lorsqu’il est question de gestion de fortune, les objectifs principaux des répondantes sont la transmission aux générations suivantes et leur contribution pour créer un monde plus durable, sans pour autant renoncer à la performance financière.

  • Les investisseuses plébiscitent l’investissement durable : 80% d’entre elles s’attendent à une performance supérieure ou équivalente par rapport aux placements classiques. Elles s’intéressent en particulier à la consommation responsable ainsi qu’au recyclage des déchets.

  • Les clientes s’impliquent dans la gestion de leur patrimoine : elles veulent être informées en détail et comprendre le contexte qui sous-tend aux décisions de placement. Un quart d’entre elles gèrent leur patrimoine de manière indépendante.

Alors que 40% de la richesse mondiale est détenue par des femmes, peu d’études se sont intéressées jusqu’à ce jour aux attentes et aux aspirations des femmes en matière d’investissement. Sous l’impulsion de LO Women, le cercle de réflexion animé par ses banquières européennes à destination de ses clientes et prospectes, Lombard Odier a donc décidé de conduire, au premier trimestre 2023, une étude auprès de ses clientes et relations d’affaires des pays francophones dans le but de comprendre les facteurs qui peuvent influencer les femmes dans leur rapport à l’investissement, d’évaluer leur intérêt pour les investissements non cotés et de comprendre leurs motivations en matière d’investissement durable.

Vision à long terme et recherche de durabilité

Les clientes et relations d’affaires ayant répondu à notre enquête attendent en priorité de la gestion de leur patrimoine que celui-ci soit préservé sur le long terme afin d’être transmis à la génération suivante. Un autre objectif s’inscrit dans la même logique de durabilité : leur investissement doit contribuer à la construction d’un monde dont hériteront leurs enfants. Loin d’être taboues, les questions d’héritage ont par ailleurs été abordées en famille de manière transparente par plus de 50% des répondantes.

Au-delà de la pure gestion de portefeuille, il ressort de cette enquête que les femmes attendent de leur banque, dans l’ordre, des propositions concrètes en matière d’investissements durables et innovants, une gestion globale de leur patrimoine, un conseil pour la structuration de celui-ci et des informations pointues sur les marchés financiers.

Investissements durables : conviction et pragmatisme

Un peu plus de 30 % des femmes ayant répondu à notre sondage pensent que les investissements durables vont délivrer des performances supérieures aux placements classiques à un horizon de 5 ans. 61% des répondantes disent privilégier les investissements durables dès qu’elles en ont la possibilité et 80 % d’entre elles pensent que les investissements durables vont délivrer une performance supérieure ou équivalente aux placements classiques. Très loin devant les questions de transparence ou de mesure d’impact, ce qui manque aux clientes aujourd’hui pour investir plus durablement, ce sont des propositions concrètes. Pour ce faire, elles s’intéressent surtout à la consommation responsable ainsi qu’au recyclage et au traitement des déchets. A l’autre extrémité de l’échelle figurent la protection des forêts et les transports à faible émission de carbone.

Cécile Friedrich-Vuillemin, banquière senior chez Lombard Odier à Paris, analyse : « Leur objectif est d’investir de manière durable, avec impact, ou en respectant la nature et l’humain, quelle que soit la manière de le dire. Il est clair qu’il n’est plus suffisant de proposer une stratégie de gestion basée uniquement sur des critères financiers. Pour autant, on aurait tort de croire que les femmes sont prêtes à sacrifier la performance, et cela se vérifie bien ici. Pour elles, ce qui est durable doit aussi être rentable pour s’envisager sur le long terme ».

Un rôle actif dans la gestion du patrimoine

La majorité des répondantes consultent la performance de leur portefeuille chaque trimestre (40%) ou chaque mois (30%). Les modes de gestion sont divers : si un tiers des répondantes dit recourir à un mandat de gestion discrétionnaire, un quart d’entre elles dit gérer ses avoirs de manière indépendante et autant s’appuient sur leur conseiller. On notera toutefois qu’un certain sentiment de manque de légitimité ou de compétence perdure, puisque 20% des répondantes l’invoquent comme élément principal les empêchant de s’impliquer davantage dans la gestion de leur patrimoine. Un effort d’information et de pédagogie est en conséquence nécessaire de la part de leur banquier ou banquière afin de satisfaire cette attente.

Cécile Friedrich-Vuillemin poursuit : « Nos clientes attachent beaucoup d’importance à la qualité de l’expertise et à la clarté des explications. Nous partageons avec elles nos analyses et les aidons à voir à long terme, à prendre du recul par rapport au « bruit » ambiant des médias et des marchés financiers. C’est aussi notre devoir d’expliquer de manière claire les risques et opportunités d’investissement, dans un monde de plus en plus complexe. ».

Il est par ailleurs intéressant de relever quelques différences régionales dans la gestion de patrimoine. En France, les femmes se disent très autonomes dans la gestion de leur patrimoine, tandis qu’en Belgique, elles le gèrent de manière occasionnelle selon le format advisory. En Suisse, enfin, une préférence se dégage pour la délégation de la gestion.

Actifs non cotés peu connus

38% des répondantes indiquent ne pas connaître du tout ou peu connaître les actifs non cotés. Ce manque de connaissances est la première raison citée pour expliquer qu’elles n’ont pas encore investi dans cette classe d’actifs. Cela confirme le constat posé plus généralement : les femmes sont très demandeuses d’informations sur les sujets liés à l’investissement et tiennent à opérer leurs choix en toute connaissance de cause.

Edouard de Saint Pierre, Directeur de Lombard Odier en France, conclut : « Notre mission principale est d’accompagner nos clientes et nos clients dans la gestion de leur patrimoine. Il nous a donc paru essentiel de connaître les attentes de notre clientèle féminine. La création en 2016 de LO Women découle d’ailleurs de discussions avec nos clientes et de la nécessité de satisfaire à leurs attentes en matière de gestion de fortune. Si la finance est un domaine traditionnellement masculin, nous sommes convaincus par les opportunités de développement dans ce segment, étant donné que plus de 40% de la richesse mondiale est détenue par des femmes. »

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