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L'économie italienne a perdu les élections

Les commentaires de l’Union Bancaire Privée.

Entre une croissance faible et un niveau de dette élevé, la stabilité politique et gouvernementale est d’une importance fondamentale en Italie. La montée en puissance des partis de Messieurs Beppe Grillo et de Silvio Berlusconi, lors des élections législatives, représente un rejet clair des réformes douloureuses préconisées alors même que les résultats commencent à peine à se faire sentir : retour de l’excédent commercial et un surplus fiscal primaire qui ferait envie à la France et à l’Espagne.

Le résultat du vote fait présager d'un retour à plus de souplesse budgétaire qui risque de nuire à la santé financière de l'Italie. Beaucoup d'incertitudes planent désormais. « Seul un élément apparaît comme certain dans ce paysage : puisque désormais la priorité est politique, le rythme des réformes économiques va ralentir. L’espoir reste toutefois que les fondamentaux reconstitués ne soient pas détruits, sous peine de faire fuir les investisseurs et relancer une nouvelle crise de la zone euro ", souligne Patrice Gautry, Chef économiste du groupe Union Bancaire Privée.

En attendant, les marchés boursiers n’ont pas tardé à sanctionner les résultats préliminaires et la menace d’une « ingouvernabilité » de l’Italie : de Wall Street à l’Asie, les marchés ont accusé des baisses significatives depuis lundi 25 février.

Le manque de visibilité, voire l’incompréhension des résultats sont les premiers motifs et les émissions obligataires de l’Etat à venir serviront de tests sur la confiance des marchés : le risque est le retour sur les marchés du « risk on, risk off », alternance de  phases haussières et baissières des actifs financiers, déjà observé en 2012 et dont l'Europe n’était sortie que grâce aux discours et aux promesses d’un autre Italien, M.Draghi.

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