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[Question de Gestion] L'inflation au cœur des préoccupations des marchés financiers

Par Raphaël Thuin, Directeur de Capital Markets Strategies chez Tikehau Capital.

Lors de son allocution prononcée à l'occasion du symposium des banques centrales à Jackson Hole, Jérôme Powell - Président de la Reserve Fédérale américaine (Fed) - a très explicitement déclaré qu'une politique monétaire restrictive serait nécessaire « pendant un certain temps » avant que l'inflation ne soit maîtrisée. Il est donc clair que la Fed devrait poursuivre sa politique de remontée des taux jusqu’à ce que l’inflation montre des signes évidents de retour vers l’objectif de 2%, quitte à prendre le risque de potentiellement conduire l’économie en récession.

Du côté de l’Europe, après avoir augmenté ses taux directeurs de 50 points de base en juillet, la Banque Centrale Européenne (BCE) se retrouve à nouveau dos au mur : le chiffre d’inflation du mois d’aout a battu un nouveau record en zone euro et atteint 9,1% (attendu à 9%) en hausse par rapport à juillet. En parallèle, les dernières données ont montré que le chômage a atteint un nouveau plancher de 6,6 % en juillet - niveau le plus bas depuis la création de la monnaie unique. La zone euro fait donc simultanément face à une inflation record et un niveau de chômage le plus bas de son existence.

Face à cela, plusieurs membres de la BCE évoquent désormais ouvertement l’idée d’une hausse de 75 points de base lors de la réunion du 8 septembre prochain, suivie probablement d’une hausse de 50 points de base. Les attentes de marché à horizon été 2023 sur les taux de dépôts de la BCE se situent maintenant à 2/2,25% (donnée au 2 septembre 2022).

Lutter contre l’inflation au prix de la croissance semble donc être la nouvelle norme des banques centrales.

Cet alignement entre la Fed et la BCE n’a pas été sans conséquence sur les marchés financiers. Bien que les anticipations des taux directeurs américains et européens à l’issue de Jackson Hole n’ont que peu évolué (les marchés continuent à anticiper des baisses de taux dès le premier semestre 2023 aux Etats-Unis et une stabilisation en Europe), les actifs risqués ont quant à eux corrigé, dans un contexte d’inquiétude autour de la situation géopolitique et de la crise énergétique en Europe.

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