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[Etude] 22% des jeunes se disent angoissés à l’idée de devenir adulte

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D’après les résultats de l’étude Ipsos Santé / Fondation Pfizer*, 54% des adolescents voient le passage à l’âge adulte avec un certain fatalisme ; 22% se disent angoissés à l’idée de devenir adulte.  

Une étape de la vie propre à chaque individu

Les responsabilités (70% des adolescents et 74% des adultes), l’indépendance financière (respectivement 66% et 58%) et l’autonomie (42% et 39%) sont les trois piliers de l’âge adulte évoqués par les jeunes comme leurs aînés. Ce besoin de liberté, d’autonomie et d’affranchissement de l’autorité parentale explique que 29% des adolescents attendent avec hâte leur passage à l’âge adulte. Cependant, devenir adulte est majoritairement perçu par les adolescents comme un passage obligé (54% des adolescents). Enfin, près d’1 jeune sur 5 angoisse à l’idée de devenir adulte, surtout ceux qui manifestent des signes de mal-être (42% d’entre eux).

« Nous sommes dans une société de jeunisme ; il y a un culte de la jeunesse. On ne cesse de dire à ces jeunes combien il est formidable d’avoir leur âge; qu’ils ont un déploiement possible de leur rapport au monde qui est sans commune mesure avec celle qu’ils connaîtront plus tard quand ils seront adultes. L’adolescence apparaît comme un paradis auquel on veut s’accrocher » affirme David le Breton, sociologue et anthropologue.

Des rites « institutionnalisés » qui disparaissent, des moments de passage plus individuels

Si 3 adolescents sur 4 estiment avoir des moments de passage à l’âge adulte peu différents ou comparables à ceux de leurs parents, 64% considèrent qu’ils sont très différents de ceux de leurs grands-parents. La jeune génération met comme moments clés de l’âge adulte le départ du domicile familial (70%), le premier travail (64%) et la parentalité (61%). Pour les séniors, les principaux rites de passage à l’âge adulte sont le mariage / PACS (69%), le premier travail (69%) et le service militaire (69%). Les marqueurs du passage à l’âge adulte sont davantage individualisés chez les jeunes que chez les séniors, où ils sont plus institutionnels.

« L’entrée dans l’âge adulte n’est plus un rite mais un seuil. Le rite de passage est un dispositif culturel très sophistiqué et collectif ; le seuil est un infléchissement marqué par deux étapes : l’entrée dans la vie professionnelle stable et l’entrée dans la vie de famille autonome » explique le philosophe Pierre-Henri Tavoillot. « Chaque individu détermine ses seuils. Ce sera à chaque fois une expérience particulière, comme la naissance du premier enfant, le premier bulletin de paie, un séjour à l’étranger… C’est toujours une expérience individuelle.»

Pour en savoir plus : retrouvez intégralité des interviews

 

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