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Dettes souveraines : peut-on encore parler de placement sans risques ? Quel impact sur le choix et le comportement des épargnants ?

Devant les profondes évolutions que connait le monde de l’épargne, la Banque Privée Legal & General, lors d’une réunion avec la presse, a souligné l’impact sur le choix et le comportement des épargnants, des tensions que subissent aujourd’hui les dettes souveraines. Olivier Potellet, Président-directeur général de Legal & General a, à cette occasion, donné la parole à deux experts reconnus :
- Jean Pierre Petit, Président des Cahiers Verts de l’économie
- Jean-François Bay, Directeur général de Morningstar (France)

Le panorama macroéconomique de Jean-Pierre Petit a mis en évidence le rôle essentiel de la Banque Centrale Européenne dans le règlement de la crise de la zone euro et a livré ses convictions sur les élections italiennes et la crise chypriote. Il a souligné que les tensions en zone euro devraient à horizon prévisible rester plus limitées que par le passé grâce aux ajustements déjà effectués, aux outils dont s’est dotée la BCE et à la lucidité de son président actuel.

Jean-François Bay a plaidé pour une transparence nécessaire et accrue des fonds en euros au même titre que n’importe quel support de placement. A ce titre, il a souligné l’initiative menée par Legal & General qui est le tout premier assureur à avoir accepté de communiquer à Morningstar l'intégralité du portefeuille du fonds en euros en ligne par ligne et appelle les autres acteurs du monde de l’assurance et de l’épargne à suivre cet exemple.
Il a également insisté sur la nécessité pour l’épargnant de diversifier ses actifs en soulignant que certaines compagnies avaient commencé à diversifier leur fonds en euros avec des supports plus risqués pour obtenir une performance supérieure à la moyenne. « Les écarts entre les allocations d’actifs, selon que l’on est optimiste ou prudent, n’ont jamais été aussi importants ». Il faut s’attendre à une « grande dispersion des performances sur les rendements futurs des fonds en euros ». Sans sortir des actifs refuges, difficile de compenser la baisse des rendements. Les professionnels ont du mal à s’y retrouver. C’est encore plus difficile pour les particuliers. D’où le besoin de conseil.

Olivier Potellet a mis en évidence les différentes stratégies dans la gestion des fonds en euros en distinguant, d’une part, la diversification standardisée proposée par certaines compagnies et d’autre part, l’allocation personnalisée basée sur la relation et le suivi client où chaque classe d’actifs est clairement identifiée.
Il a également rappelé que même si les fonds en euros garantissent une sécurité en capital non négligeable pour l’épargnant, il est primordial d’avoir conscience de certains désavantages de ces placements lorsqu’ils s’accompagnent d’épithètes  tels que dynamiques, immobiliers ou différés : enveloppes limitées, accès sous condition, volatilité des performances, frais d’entrées élevés. Sur la composition de leur fonds en euros, Legal & General assume un parti pris très clair : « Comme le fonds en euros est le socle de l’allocation préconisée, nous avons choisi d’avoir un fonds euros totalement sécurisé, c'est-à-dire qu’on a retiré les dettes souveraines des pays du Sud, c’est un parti pris et un choix totalement assumé chez Legal & General ».
Enfin, Olivier Potellet a insisté sur les évolutions importantes des attentes et des besoins formulés par les clients patrimoniaux de la Banque Privée. Il a souligné, parmi les souhaits des clients, un besoin accru de transparence, un approfondissement du conseil, une justification des frais, une diversification de l’épargne à condition qu’elle soit accompagnée et suivie dans le temps et une appétence forte pour l’immobilier.

Le président de Legal & General a conclu la présentation par trois recommandations aux épargnants :
Exigez la composition de vos fonds.
- Ne souscrivez que ce que vous comprenez. Le niveau d’expertise de votre conseiller se mesure à votre bonne compréhension.
- Et assurez-vous qu’en cas d’évolutions importantes de vos placements, c’est votre conseiller qui vous appelle, et non l’inverse.

 

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