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[Questions de gestion] Coronavirus : « l’Europe se fera-t-elle bien dans les crises ? »

La volonté collective de maintenir l'union monétaire européenne en vie a résisté à la crise financière de 2008, à la crise de la dette dans la zone euro, à la seconde crise de la dette grecque et au Brexit. Le cadre structurel de cette union monétaire se perfectionne au fil des épreuves, et le mantra de Jean Monnet selon lequel « l'Europe se fera dans les crises » semble se vérifier cette fois encore, après un début difficile. 


Extrait de l’analyse de
Nick Wall, Alternative Fixed Income Manager Jupiter Asset Management.

- Le COVID-19 a été un choc externe qui a révélé les failles du cadre institutionnel de l'Union Européenne. Le point positif de cette crise tragique pour l'Europe est peut-être que ces lacunes sont désormais prises en compte afin d’être améliorées.

- La proposition la plus importante à ce jour est le fonds de relance de 750 Mds€. Il s'agit d'un transfert fiscal assorti de peu de conditions (la partie prêt est également assortie de conditions très généreuses). L'existence d'une union monétaire et politique sans union fiscale a été l'une des principales lacunes de la zone euro et ce nouveau plan de relance contribue largement à combler cette faille.

- Autre signe encourageant, la BCE reste déterminée à faire en sorte que sa politique s'étende à tous les États membres afin de ramener les rendements réels agrégés de la zone euro, au moins aux niveaux d'avant la crise.

- Les opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO), qui permettent aux banques d'être effectivement payées pour emprunter, ont également connu un succès considérable le mois dernier. La plupart de ces emprunts devraient se répercuter sur l'économie réelle et soutenir les systèmes de garantie des gouvernements.

- Enfin, si le fonds de relance échoue et que la BCE est paralysée par le chaos constitutionnel, l’Europe dispose de la ligne de crédit pandémique du mécanisme européen de stabilité (MES). Son activation permettrait à la BCE d'acheter la dette souveraine du demandeur en quantité illimitée et de remplir son rôle de prêteur en dernier recours.

- La solidarité de la zone euro a été mise à l'épreuve par cette crise sanitaire, mais tant que cette solidarité se poursuivra, l’équipe de Nick Wall pense qu'il y a de bonnes raisons d'investir dans la dette périphérique européenne.

 

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