Connexion
/ Inscription
Mon espace

[Opinion] Médecine du travail : la mauvaise volonté

ABONNÉS

Par la CFE-CGC

Le manque de temps consacré à la santé au travail est connu depuis longtemps. Les raisons en sont simples : le médecin du travail, qui connait les salariés et qui critique les conditions de travail, est d’une indépendance professionnelle  gênante qu’on tente de brider.

La récente réforme devait recentrer le médecin du travail sur les conditions de travail et permettre une meilleure visibilité administrative et financière des services par une gestion plus paritaire.

La CFE-CGC avait obtenu que des médecins puissent être formés plus facilement. Il fallait remettre en place des formations qui existaient il y a peu de temps encore sans passer par l’internat dont le fonctionnement est rigide (quatre ans après les études de médecine et une interdiction de reconversion vers une médecine classique). Cela permettait de compenser la pénurie organisée des médecins du travail en faisant appel aux autres médecins engagés dans les services de santé au travail et formés en parallèle.

Maisl’État n’a toujours pas engagé les universités à organiser cette formation. Le ministère du Travail n’organise pas la mise en place de la loi par ses services déconcentrés et laisse fonctionner des gestions hasardeuses. Pire encore, l’État, par ses circulaires, rend l’insertion des médecins plus difficile. Quand on veut tuer son chien…

La CFE-CGC n’accepte pas de voir la médecine du travail s’effilocher au détriment des salariés, sans réagir. Elle exige que la loi soit appliquée avec l’appui du ministère dans les services de santé au travail mais également dans les universités : n’en ont-elles pas le devoir ?

Sinon, il resterait à organiser des charters pour inciter les étudiants en médecine à aller en Roumanie ou à s’adresser aux centres portugais Fernando-Pessoa de Toulon et de Béziers qui permettent de faire des médecins selon la loi portugaise sur le territoire français pour contourner l’impéritie des responsables français.

 

Lire la suite...


Articles en relation

BE - Culture & Société
ABONNES
[Etude] Vos corvées vous rendent plus sympathique que vos « talents innés »

Une étude de la Cass Business School (City University of London) affirme que le fait de mettre l'accent sur la notion d'effort plutôt que de talent naturel permet de faire meilleure impression lors d'un premier rendez-vous Les personnes devant faire bonne impression lors de rendez-vous galants ou d'entretiens d'embauche doivent mettre en exergue le dur labeur et les efforts consentis pour expliquer leur succès, d'après une étude récente de la Cass Business School. Dans l'étude intitulée...

BE - Culture & Société
ABONNES
Alerte JNA : l’état de santé auditif des jeunes est inquiétant

A 3 semaines de la 22e Journée Nationale de l'Audition, l'association JNA - Association d'alerte et de plaidoyer agissant depuis 22 ans en France - lance une alerte aux pouvoirs publics et aux acteurs de la santé sur l'état de santé des jeunes. Déjà en 2017, l'enquête Ifop - JNA « Smartphone : ami ou ennemi de notre santé auditive ? » apportait un éclairage fort inquiétant, questionnant l'impact des pratiques toxiques d'écoute de musique via les oreillettes sur la santé, en regard de l'enquête...

BE - Culture & Société
ABONNES
Les Européens veulent consommer plus local et responsable

Avec une croissance qui s'essouffle et des perspectives moins favorables pour 2019, la prudence grandit chez les consommateurs européens. Mais un autre mouvement se fait jour : ils se tournent de plus en plus vers une consommation plus locale considérée comme plus responsable. Tels sont les deux grands enseignements de la nouvelle édition de L'Observatoire Cetelem qui, depuis plus de 30 ans, décrypte et analyse les modes de consommation des ménages en Europe. Cette étude intitulée « Think local,...

BE - Culture & Société
ABONNES
Quelle place pour les énergies renouvelables chez les Français ?

A l'heure du grand débat national, les Français réaffirment leur désir de privilégier les énergies renouvelables pour l'avenir du pays. L'engagement des Français est important sur cette thématique, puisque 67% estiment qu'il leur revient également d'agir à leur échelle. L'amélioration énergétique de leur logement figure parmi les actions les plus citées, devant les changements de comportement en matière de déplacements, mais derrière les résolutions en faveur d'une consommation plus responsable...