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Retour sur l'assemblée générale de Berkshire Hathaway

Par Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse de marchés chez eToro

Le 2 mai dernier s’est tenue la traditionnelle assemblée générale de Berkshire Hathaway, un des conglomérats les plus connus et les plus puissants au monde puisqu’il est dirigé Warren Buffet, 4ème fortune mondiale, selon le dernier baromètre Forbes.

Il régnait une atmosphère étrange. Coronavirus oblige, l’homme d’affaires, a parlé pendant plus de quatre heures dans une salle vide de 17 000 places, en revanche 40 000 personnes se sont connectés sur Internet pour l'écouter.

Phénomène également singulier, celui qu’on surnomme « l’oracle d’Omaha », car il est considéré comme l'un des investisseurs les plus avisés au monde, a reconnu s’être trompé lorsqu’il a investi dans le secteur aérien en 2016. Le milliardaire de 89 ans, a expliqué que ce secteur venait de changer profondément en raison de la crise actuelle, ce qui justifiait une sortie totale des 10% détenus par Berkshire dans les 4 principales compagnies aériennes américaines, Delta, American, United et Southwest Airlines.

Autre événement tout aussi singulier, la holding, qui est investie dans plus de 90 secteurs d’activité, a enregistré son pire trimestre de son histoire avec une perte de quasiment 50 Mds$, annulant tous ses gains de 2019.  Rien de bien grave, car Berkshire Hathaway dispose de 137 Mds$ de trésorerie qu'elle stocke, un montant qui a encore augmenté de 9 Mds$ le trimestre précédent.

Le milliardaire est également revenu sur la crise actuelle, la qualifiant de « différente » mais la relativisant, voire la minimisant.  Il est longuement revenu sur le fait que les Etats-Unis avaient eu affaires à des crises plus graves depuis 1789, et que le pays avait toujours réussi à s’en sortir. Il a repris sa célèbre formule « never bet against America » (ne pariez jamais contre les Etats-Unis).

Or cette fois-ci, cela pourrait être différent pour « l’oracle », car en dépit d’un portefeuille très diversifié, l’impact du Covid-19 a été significatif sur certains investissements phares du groupe, comme American Express, Bank of Amercia ou Coca-Cola, ce qui pourrait peser sur les résultats futurs du groupe en cas de prolongement durable de la crise.

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