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La récession s'installe

Extrait du point de vue d’Olivier Marciot, Director and Senior Portfolio Manager Cross Asset Solutions, d’Unigestion.

Après quelques semaines d'attente pour évaluer le véritable impact économique de la pandémie, la récession est à présent bel et bien établie et étendue. Comme l'indique l'indice de diffusion de notre Nowcaster de croissance, 68 % de ses plus de 700 séries de données se détériorent, et l'indicateur lui-même indique un niveau d'activité comparable aux récessions de 1990 et 2001, avec une forte probabilité de le voir retomber aux niveaux de 2008.

Les enquêtes et les indicateurs avancés ont déjà plongé à ces niveaux ou en dessous : L'IFO allemand est inférieur de 10 points à celui de 2008, et les indices américains de la conjoncture de Philadelphie et Empire ont plongé à des niveaux jamais atteints, respectivement à -80 et -57 contre -40 pendant la crise de 2008. Le nombre de chômeurs a augmenté de 26 millions (environ 10% de la population active) en 1 mois aux États-Unis, et la nature du choc rend difficile de dire si ces pertes d'emplois seront récupérées dans un avenir proche.

Tous les secteurs de l'économie sont touchés, l'investissement, la consommation et les attentes étant les plus affectés. Les économistes prévoient actuellement une contraction du PIB de -3,4% aux États-Unis et de -5% en Europe pour 2020, conformément aux recherches sur les pandémies, qui, selon un "scénario de base", indiquerait une contraction de -3% aux États-Unis et de -4% en Europe.

La clé pour résoudre une équation économique aussi complexe consiste à comparer l'impact négatif des mesures de quarantaine avec les mesures de relance promises par les banques centrales et les gouvernements. Jusqu'à présent, la réponse a été appropriée, massive et suffisante pour surmonter le choc (a priori), avec un total de 4 Mds$ promis entre les programmes d'achat d'actifs et les prêts à l'économie, regroupés dans les plans spéciaux. Toutefois, la durée de la pandémie est le facteur le plus important. Elle sera déterminée en grande partie par l'efficacité des mesures de quarantaine et le temps nécessaire pour créer un vaccin. 

Après avoir mis l'accent sur l'impact économique dévastateur du virus en termes de pertes humaines et sur la croissance économique, le sentiment des investisseurs est devenu plus positif. Nous restons d'avis que l'impact sera plus long que ce qui est prévu actuellement. Les acteurs du marché sont-ils devenus trop optimistes de sorte que le sentiment reste fragile ? »

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