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Actions : ESG et surperformance

De nombreuses stratégies d’actions d’entreprises durables ont mieux résisté durant la récente crise que leurs homologues traditionnelles. La stratégie de NN IP ne fait pas exception à la règle. Les stratégies d’actions mondiales et européenne ont toutes les deux fait preuve d'une grande résilience, alors que leurs performances historiques étaient déjà solides.

Pour l'année en cours, la stratégie mondiale a battu son benchmark de 6,5%, tandis que la stratégie européenne affiche une surperformance relative de 4,1%. Les deux stratégies ont enregistré des performances supérieures à la fois dans des marchés haussiers et baissiers, en battant leurs indices de référence au cours des dernières périodes de 1,3 et 5 ans, ainsi que lors de la récente chute du marché.

Selon Hendrik-Jan Boer, responsable des stratégies actions durables et d'impact chez NN IP, le succès de la stratégie, lorsque le marché est en hausse comme en baisse, peut être largement attribué à la solidité et à la qualité des sociétés en portefeuille. L'équipe se concentre sur la constitution d'un portefeuille de sociétés résistantes, de grande qualité et peu gourmandes en capitaux qui s’inscrivent dans des tendances durables de long terme, telle que la transition énergétique. Ces sociétés sont susceptibles d’allier croissance à long terme et résistance aux chocs à court terme. Avant le début de la crise, l'équipe avait déjà identifié le travail à distance comme une tendance croissante, et la stratégie était donc déjà exposée à ce thème.

Cela a porté ses fruits, car une grande partie de la récente résilience de la stratégie est due à la forte surperformance des entreprises de logiciels et de services de communication, ainsi que des fournisseurs de solutions pour la "vie au foyer".Certains titres ont davantage souffert, comme ceux des sociétés événementielles. Néanmoins, NN IP estime qu'il est logique, dans une logique de portefeuille global, de conserver ces investissements, si ces entreprises sont dotées d'une gouvernance solide et d'une structure saine, elles pourront surmonter la récession. Hendrik-Jan Boer explique : « Si vous n'avez que des modèles d'entreprise très défensifs, lorsque l’économie commencera à se redresser, vous serez à la traîne. Nos portefeuilles contiennent donc toujours des actions sensibles aux cycles économiques, mais ces entreprises disposent généralement d'importantes réserves de liquidités et sont peu gourmandes en actifs. »,

L'équipe NN IP responsable des stratégies d’actions durables et d'impact a effectué relativement peu de changements dans les portefeuilles. Chaque repositionnement a été largement motivé par une surperformance, les positions individuelles ayant dépassé leurs limites prédéfinies, ce qui a conduit à des ventes forcées. L'équipe n'a ajouté que trois positions au cours des deux derniers mois. Pour Hendrik-Jan Boer, cette restriction résulte en grande partie d'un refus de compromis sur les critères financiers et de durabilité. « Même pour les titres qui semblent peu chers, nous exigeons toujours une surperformance et un rendement élevé du capital. Des attributs qui garantissent la résilience des entreprises tout au long du cycle économique. Nous continuons à prendre en compte les principales tendances, comme les technologies que nous utilisons et les aliments que nous consommons, et les entreprises qui appartiennent à ces chaînes de valeur - surtout si elles ont une solide expérience de l'adaptation aux changements des marchés ».

NN IP estime également que la crise a accentué l'intérêt des investisseurs pour les facteurs ESG.
En particulier, les aspects sociaux sont devenus plus importants. Ces dernières années, l'accent a été mis en grande partie sur les préoccupations environnementales, mais nombre des questions soulevées par la crise actuelle sont d'ordre sociétal, comme la manière dont les entreprises soutiennent leurs employés et comment elles restent en contact pendant l'isolement social. La gouvernance est également un facteur crucial. "Il est maintenant plus évident que jamais que les entreprises sont capables de traverser cette période d'incertitude sans être pénalisées pour une mauvaise allocation de capital ou sans émettre de nouvelles actions", conclut Hendrik-Jan Boer. "Tout cela est déterminé par leur approche de gouvernance à long terme et, à nos yeux, les entreprises de nos portefeuilles ont répondu à nos attentes pendant cette crise".

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