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Des signes de reprise se profilent à l'horizon ?

 

 

Les analystes de Fidelity s’attendent à une réduction des bénéfices de 44% en moyenne pour l'ensemble des entreprises qu’ils suivent, si l'épidémie de Covid-19 persiste et freine l'activité économique pendant toute l'année 2020. Toutefois, si l'économie se redresse au cours du second semestre, cette réduction pourrait n'être que de 27% en moyenne.

 

Dans l'ensemble, les réponses à l'enquête révèlent que les analystes anticipent que l'impact du virus sera ressenti plus largement et plus longtemps. 91% des analystes s'attendent maintenant à un impact négatif du coronavirus sur les bénéfices, contre 76% le mois dernier. Parmi ces 91%, près des trois quarts s'attendent à ce que le ralentissement ait un impact négatif sur les bénéfices pour l'ensemble de l'année (et pas juste les 6 premiers mois), contre un peu plus de la moitié lors de l'enquête de mars.

 

Fiona O'Neill, Responsable adjointe de la Recherche Actions chez Fidelity International, déclare : « Ce mois-ci, nous avons constaté de grands changements dans les perspectives de marchés de la part de nos analystes par rapport aux données que nous avons recueillies il y a tout juste 4 semaines. Le coronavirus a en effet évolué d'une crise essentiellement asiatique à une pandémie mondiale. Cela a entraîné des complications, même en Chine où nous anticipons les premiers signes de reprise, en raison de l'interdépendance mondiale des chaînes d'approvisionnement ».

 

Plus de la moitié des analystes de Fidelity interrogés s'attendent à ce que les entreprises soient confrontées à des problèmes de solvabilité au cours des 12 prochains mois, si les conditions restent les mêmes qu'aujourd'hui. Les secteurs de l'industrie et de la consommation discrétionnaire sont particulièrement à risque, avec respectivement 53 et 57% des analystes anticipant des problèmes de solvabilité dans les six mois à venir.

Cependant, parmi les secteurs cycliques, les sociétés financières et technologiques semblent mieux armées pour surmonter la crise. Seuls 17% des analystes du secteur financier prévoient que les entreprises qu’ils suivent connaîtront des problèmes de liquidité, en raison de l'amélioration des structures de capital depuis la crise financière ainsi que du soutien apporté au secteur bancaire via les politiques des banques centrales.

 

Marty Dropkin, Responsable mondial de la Recherche Obligataire chez Fidelity International, commente : « Bien que les problèmes de liquidité grandissants soient un signal d'alarme pour les investisseurs, il est important de noter que les spreads de crédit reflètent déjà une hausse des attentes de défaut par rapport au mois dernier. Cependant, il est plus que jamais essentiel que les investisseurs scrutent minutieusement les bilans pour identifier les entreprises les plus résistantes ».


Fiona O'Neill ajoute :
« Les banques ont beaucoup appris de la grande crise financière et se trouvent heureusement dans une position beaucoup plus forte pour faire face à cette pandémie. Après plusieurs années passées à renforcer leur capital, les banques sont maintenant en mesure d'être l’un des solutions pour l'économie. En outre, les banques centrales ont mis en place de nombreuses aides financières pour soutenir la liquidité ».

 

Après ce coup d'arrêt économique sans précédent, la reprise ne devrait pas être immédiate, mais les analystes de Fidelity s'attendent à des signes positifs dans les 12 mois à venir. 40% des analystes s'attendent à ce que leur secteur soit dans une première phase d'expansion dans 12 mois, alors que seulement 16% s'attendent à ce que leur secteur soit en récession dans 1 an.

 

Il est toutefois peu probable que la reprise mondiale soit coordonnée, différents secteurs dans différentes régions connaissant des reprises à des moments différents. « Il n'est pas surprenant que les bénéfices soient très durement touchés en 2020 et, alors que nous sommes occupés à essayer d'évaluer l'ampleur de la crise, ce serait une erreur de trop se focaliser sur 2020. Nous devons plutôt chercher à prévoir comment les bénéfices évolueront en 2021 et au-delà, afin de pouvoir continuer à identifier les entreprises qui en sortiront gagnantes », conclut Fiona O'Neill.

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