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Anne-Marie Mourer : la diversité pour sortir les Conseils de leur zone de confort

Ce portrait s'inscrit dans une série consacrée aux femmes administrateurs par l'IFA, à l'occasion de la journée internationale des droits de la femme.

 

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Parcours : Titulaire d’un diplôme d’Etudes Supérieures en Marketing et d’une maîtrise de Sciences Economiques, Anne-Marie Mourer intègre, en 1982, le groupe EDF GDF Services où elle occupera successivement différentes fonctions de management et d’expertise au sein des structures commerciales et marketing en région, plus particulièrement pour la Direction des Ventes Gaz. En 2004, elle intègre le Projet Gestionnaire de Réseaux Gaz en région Rhône-Alpes-Bourgogne et est nommée, en 2007, chargée de mission Développement à GrDF, filiale à 100% de GDF SUEZ.

 

Mandats : Elue, en 2009, administrateur au Conseil d’administration de GDF SUEZ, représentant les ingénieurs et cadres, par suffrage des salariés. Elle est également membre du Comité d’audit.

« Lorsque je suis arrivée jeune cadre chez Gaz de France dans les années 80, il était de bon ton d’adhérer à une organisation syndicale, c’est ainsi que j’ai adhéré dés mon premier poste à la CFE CGC. En 2007, lorsqu’une place d’administrateur salarié se libère au Conseil d’Administration de Gaz de France, la CFE CGC me propose le mandat que j’accepte ; d’autant que Gaz de France vit un tournant historique, à quelques mois de sa fusion avec Suez. Je me dis que pouvoir accéder au Conseil d’administration et participer aux décisions sur les enjeux stratégiques majeurs de l’entreprise est pour moi une véritable chance … qui s’est poursuivie, une fois le Groupe fusionné.

Etre à la fois administratrice salariée et femme dans le Conseil d’un grand Groupe du CAC 40, il a fallu assumer en effet !

Je ne saurais dire si les comportements des membres d’un Conseil d’un grand Groupe du CAC 40 comme celui-ci auraient été différents si j’avais été un homme, car ma principale différence reste celle d’être un administrateur salarié. Ce que je retiens c’est que pour être reconnue par les autres administrateurs, il m’a fallu d’abord gagner la confiance du Conseil. Elle s’obtient par une bonne connaissance des problématiques de gouvernance (c’est pourquoi j’ai suivi le parcours de certification de l’IFA) et par l’apport d’une compétence spécifique : pour moi, la défense du capital humain et la vision de l’interne et du long terme, par l’éthique vis-à-vis de ses engagements comme le respect de la confidentialité et par l’indépendance de jugement propre à offrir un éclairage utile à l’entreprise.

Peut être que le fait d’être une femme m’a permis d’avoir une certaine liberté de parole, la capacité à faire naître des débats sur des sujets que n’osent pas aborder les autres administrateurs comme, par exemple, l’attention que le Conseil doit apporter à la qualité de la communication interne à l’entreprise, et pas seulement à sa communication financière. La crise remettant en question les mécanismes de gouvernance, les Conseils se doivent de prendre en compte une nouvelle réflexion stratégique articulant gouvernance, diversité et performance de l’entreprise, et comme les femmes en position de pouvoir, oser sortir de leur zone de confort ! »

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