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Aberdeen fait flèche de tout bois (suite)

Cet article, réservé aux investisseurs professionnel fait suite à l'article

 

Plus à gagner qu’à perdre

Il est vrai que la probabilité d’une déception est réduite. En cas de défaut, le taux de recouvrement des obligations convertibles serait identique à celui des obligations traditionnelles. Les actifs des sociétés européennes sont habituellement de qualité, ce qui leur permet de se refinancer. Les émetteurs d’emprunts convertibles sont, en général, des sociétés de croissance plus dynamiques que la moyenne du marché.

Avec un taux de rendement de l’ordre de 3 %, le portage est intéressant, alors que les dividendes des actions, dans la durée, ne sont jamais assurés. La faible représentativité des financières (banques et sociétés d’assurances), souvent peu lisibles, constitue en quelque sorte un autre atout. L’engouement retrouvé pour les émissions (8 milliards d’euros en janvier) est un facteur positif supplémentaire. Il faut aussi savoir que, dans l’application des règles « Solvency 2 », la façon dont les ratios de capital vont être déterminés est plutôt favorable aux convertibles. Enfin, les fusions-acquisitions vont soutenir le marché : si les perspectives de croissance interne sont restreintes, le niveau de valorisation est attrayant et les liquidités disponibles sont abondantes. Le gérant résume bien la question : « Une obligations convertible, explique-t-il, est considérée comme un titre possédant le profil de risque d’une obligation, tout en offrant aux investisseurs la possibilité d’être exposés aux actions et, ainsi, de bénéficier de performances potentiellement plus élevées. » Et d’ajouter : « Nous pensons qu’examiner les fondamentaux de crédit, ainsi que les clauses et les caractéristiques spécifiques de chaque obligation convertible, est tout aussi important que l’analyse de l’action sous-jacente. »

Michel Lemosof

Notre avis

Chez Aberdeen, Pierre-Henri de Monts de Savasse et ses deux coéquipiers gèrent à Londres quelque 400 millions d’euros en convertibles européennes. Un doublement de ce montant – qui semble se profiler à l’horizon – ne poserait aucun problème de capacité. Nous recommandons Aberdeen Global II - European Convertibles Bond Fund (code Isin : LU0513460179). Le portefeuille comprend plus de soixante lignes : WPP 5,75 % 2014 GBP, Unibail-Rodamco 0,75 % 2018, Lukoil 2,625 % 2015 USD, Industrivarden  2,5 % 2015, Subsea7 3,5 % 2014 USD, Salzgitter/Aurubis 2 % 2017, TUI Travel 6 % 2014 GBP, KFW/DP 1,5 %, Glencore 5 % 2014 USD, Ingenico 2,75 % 2017, etc. Il n’exclut a priori aucune source de valeur, jusqu’à l’analyse des clauses des prospectus d’émission.

Comme l’avenir ne paraît pas blanc ou noir, les convertibles ont une belle carte à jouer. Elles représentent ce qu’il est convenu d’appeler le « meilleur des deux mondes » : actions et obligations. L’approche que développe le gestionnaire est, en outre, plus complète que celle de la plupart de ses concurrents. Pour les deux ans qui viennent, compte tenu des conditions de marché, les convertibles devraient rester performantes. Un impératif : regarder si, en pratique, les conditions de souscription (qui, en l’occurrence, peuvent théoriquement atteindre 6,38 %) ne sont pas dissuasives. Viser un score d’au moins 4,5 %, en moyenne annuelle, sur longue période.

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