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Western AM, filiale de Legg Mason, prévoit une année volatile sur le marché obligataire

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Par Ian Edmonds, gérant du Legg Mason Western Asset Global Multi Strategy Fund.

Ian Edmonds se tourne de plus en plus vers les obligations les mieux placées en termes de rapport offre/demande, profitant de l’appréciation des obligations d’entreprise pour les vendre et renforcer l’exposition du fonds à la dette émergente et aux créances hypothécaires d’agences américaines.

Estimant que les marchés resteront volatils en 2013, Ian Edmonds a augmenté la liquidité du fonds afin de pouvoir saisir les opportunités qui se présenteront. « La poursuite des négociations budgétaires aux États-Unis et les élections dans plusieurs pays d’Europe seront source d’incertitudes et dans ce contexte, les marchés resteront volatils, » explique le gérant. « C’est pourquoi nous avons décidé d’accorder aux liquidités une place assez importante dans le fonds. Celui-ci est bien positionné à la fois pour générer des revenus solides et pour tirer parti de toute opportunité créée par la volatilité des marchés. »

Le segment des obligations d’entreprise, s’il soutient encore largement les fondamentaux du crédit, a fait mieux que prévu en 2012 du fait du regain d’appétit pour le risque, ce qui signifie qu’il n’est plus bon marché, note-t-il. « L’annonce par la BCE de son programme OMT a supprimé le risque extrême d’un démantèlement de la zone euro, encouragé la prise de risque et profité aux obligations d’État de l’Europe périphérique et au crédit en général, » observe Ian Edmonds. « Le crédit, après une période de nette appréciation, n’est plus bon marché par rapport aux actifs non risqués et les spreads sont moins attrayants en termes absolus, même si les fondamentaux demeurent raisonnables. Bien que nous anticipions globalement une performance d’environ 5% pour le haut rendement en 2013, nous pensons que les marchés font montre d’une confiance excessive en matière de volatilité potentielle – or, malgré le discours de fermeté de la BCE, il existe encore des risques au sein de la zone euro, » souligne le gérant.

Ian Edmonds a réduit le risque au sein du portefeuille ces derniers mois en vendant des obligations d’entreprise à haut rendement ainsi que des crédits investment grade. Outre l’augmentation du volant de liquidités constitué d’espèces et d’obligations d’État allemandes d’échéance courte, Ian Edmonds a fait la part belle à des actifs liquides tels que les prêts hypothécaires d’agences américaines, invoquant un contexte favorable en termes de rapport offre/demande.

« Selon nous, les prêts hypothécaires bénéficieront de l’assouplissement quantitatif, la Fed voulant favoriser la reprise actuelle du marché du logement en maintenant les rendements hypothécaires à de bas niveaux, » indique-t-il. Le gérant estime par ailleurs que l’Europe accusera un retard sur les États-Unis en matière de croissance économique et que la BCE est susceptible de maintenir sa politique monétaire de relance plus longtemps que la Fed.

Le fonds accorde une préférence de plus en plus nette à la dette émergente, Ian Edmonds notant que ces marchés sont particulièrement aptes à absorber les chocs de croissance. « La dette émergente présente également un meilleur rapport offre/demande, ce qui lui confère des valorisations plus attractives, notamment au regard de la volatilité potentielle du marché, » observe-t-il.

« Les marchés émergents profitent manifestement de fondamentaux plus solides et nous investissons dans la dette souveraine libellée en dollar, les obligations d’entreprise en monnaie forte, les champions nationaux en Amérique latine et certains émetteurs spécifiques au Mexique, au Brésil et en Afrique du Sud. »

Au plan macroéconomique, Ian Edmonds note que la reprise se poursuit lentement ; les États-Unis devraient encore afficher une croissance inférieure au niveau tendanciel, la récession dans les pays périphériques de la zone euro devrait continuer de peser sur les pays centraux et l’atterrissage en douceur de la Chine devrait se confirmer, avec un taux de croissance autour de 7 à 8%. « Nous ne sommes pas préoccupés par le risque d’inflation à court terme mais un certain nombre d’obstacles à la croissance demeurent, qu’il s’agisse des contraintes budgétaires et des mesures d’austérité ou encore des incertitudes quant au « précipice budgétaire » et au plafond de la dette aux États-Unis, » affirme-t-il.

« Dans ce contexte, les banques centrales maintiendront leurs politiques monétaires très accommodantes en 2013 et les rendements des actifs sans risque resteront donc faibles. De nombreux observateurs s’attendent à ce que les obligations soient finalement délaissées au profit des actions et, si la reprise continue aux États-Unis et que l’Asie se maintient sur sa trajectoire de croissance, nous pensons que les investisseurs pourraient voir 2014 se profiler avec plus de confiance. Des risques demeurent mais, grâce à la flexibilité de notre fonds, nous sommes en mesure de tirer parti, tant du point de vue géographique qu’au sein des différents segments de l’univers obligataire, de toute anomalie de valorisation susceptible de se faire jour. »  

 

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