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ER - Analyses de marchés
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« A Brexit Deal? »

Le point de vue de Sébastien Galy, Macro Stratégiste Senior chez Nordea Asset Management

L’accord signé lors de la réunion du Conseil Européen sera soumis au vote du Parlement britannique ce samedi. Bien entendu, la position du DUP (le parti démocrate unioniste irlandais) n’a pas changé, puisqu'il a statué sur un refus de voter en faveur de cet accord. Cela signifie vraisemblablement que ses représentants s’abstiendront de voter.  Les Conservateurs ont donc besoin du soutien de l’un ou l’autre des partis LDP (Libéraux Démocrates) ou d’une partie du Parti Travailliste. Jeremy Corbyn, le leader du Parti Travailliste, a déjà signalé qu’ils ne voteront aucun accord et de même pour le SNP (Parti National Ecossais).

Que va-t- il se passer ?

Les Conservateurs vont devoir payer un prix politique très élevé afin que l’accord passe. Le seul coût que le Premier Ministre peut endurer est l’importante décentralisation de pouvoirs à l’Irlande du Nord ou à l’Ecosse. La question est ouverte tant que l’un des partis s’en emparera. Toutefois, si l’alternative réside dans un Brexit dur - comme l’UE soutient le Premier Ministre dans sa promesse de non extension - un accord sans compromis surviendra assez probablement. 

En conséquence, les marchés financiers sont très circonspects à ce stade. Nous nous risquons à penser que l’UE veut cet accord pour enfin aller de l’avant et soutenir le Premier Ministre dans son souhait de ne pas prolonger la période de négociations. 

Il résulte de ces évolutions un contexte positif pour la Livre Sterling et les actifs risqués britanniques, mais aussi un important soutien, à court-moyen terme, pour les actions européennes, de la France à l’Allemagne, en passant par les Pays-Bas. Éventuellement, le choc qui s’est emparé de l’économie britannique se dissipera aussi.

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