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ER - Analyses de marchés
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Fin de cycle et petites valeurs : les choix de gestion de Cormac Weldon

 

Bien que les investisseurs – et la Fed – soient inquiets en raison d’un ralentissement de la croissance, il reste des secteurs solides dans l’économie américaine. Cormac Weldon, responsable de l’équipe actions américaines, explique comment le fonds Artemis Funds (Lux) – US Smaller Companies en tire parti.

 

 

  • Nos perspectives pour l’économie américaine

 

Bien que nous soyons en fin de cycle économique nous ne croyons pas à l’imminence d’une récession. La position du président Trump au sujet du commerce mondial commence à avoir un impact sur la confiance des milieux d’affaires, ce qui a pour conséquence un léger ralentissement des dépenses d’investissement. Mais le consommateur américain se porte bien, le marché de l’emploi est solide, les salaires augmentent (notamment les plus faibles revenus) et les niveaux d’endettement des particuliers sont gérables. Donc, nous nous attendons à ce que l’économie continue son expansion. Parallèlement, l’inflation reste faible et les marchés tablent désormais sur une baisse des taux d’intérêts par la Fed alors qu’ils s’attendaient précédemment à ce que la banque centrale américaine les relève.

 

  • Pourquoi investir dans les petites capitalisations américaines

Le marché des petites capitalisations américaines est bien plus vaste que ne le réalisent bon nombre d’investisseurs. Les petites capitalisations américaines ne sont pas si petites – l’indice Russell 2000 (leur benchmark) est constitué de valeurs ayant une capitalisation boursière pouvant aller jusqu’à $10 milliards. L’indice S&P 500 est dominé par de larges entreprises mondiales alors que les petites capitalisations américaines tendent généralement à être plus axées sur les Etats-Unis. Les investisseurs peuvent donc profiter plus directement du dynamisme de la principale économie mondiale. Le secteur du capital-investissement est extrêmement développé aux Etats-Unis et recèle de sociétés à très forte croissance et qui figurent parmi les plus innovatrices de la planète. Les petites capitalisations sont moins suivies par les analystes que les très grosses capitalisations. Nous pensons donc que les stockpickers ont plus d’opportunités pour identifier ces pépites sous-evaluées et négligées.

 

  • Caractéristiques des sociétés dans lesquelles nous investissons 

Maintenant que nous nous approchons de la fin du cycle économique nous nous intéressons aux sociétés faiblement endettées et capables d’augmenter leurs bénéfices de manière autonome (ou du moins de les garder stables). Pour notre fonds, nous avons par conséquent une préférence pour les valeurs de grande qualité. Grace à ce choix le fonds a mieux performé que l’indice des petites capitalisations pendant les périodes d’affaiblissement du marché. Bien que nous détenions quelques sociétés qui enregistrent des pertes, nous nous concentrons essentiellement sur les entreprises ayant des nouveaux produits prometteurs qui, nous l’espérons, leur permettront d’être rentables dans un avenir proche (plutôt que lointain).

 

Nous nous efforçons d’éviter les sociétés dont le manque d’envergure, d’innovation ou d’accès au capital pourrait en faire des ‘value traps’.

 

  • Secteurs dans lesquels nous investissons

Vu l’importance de la consommation privée américaine, le fonds est exposé de manière substantielle à des sociétés axées sur le consommateur.  Celles-ci opèrent dans un grand nombre de secteurs. Par exemple, Planet Fitness (salles de sport à bas coûts) qui offre aux sportifs moins assidus un équipement de base, moyennant un abonnement moins élevé que d’autres chaînes. Autre exemple, Five Below, une enseigne qui vend des produits à cinq dollars ou moins à des consommateurs adolescents ou pré-adolescents. Récemment, nous avons ajouté Pool Corporation à notre portefeuille. Cette société distribue des produits chimiques et des pièces qui servent à l’entretien des piscines de particuliers. Les clients de cette société sont les fournisseurs auxquels les propriétaires d’un bien immobilier font appel pour l’entretien de leur piscine. Etant donné que ces fournisseurs répercutent le prix des produits qu’ils achètent au consommateur final ils sont relativement insensibles aux hausses de prix.

 

  • Et ceux que nous évitons

 

Le fonds est fortement sous-pondéré titres bancaires. Les plus grandes banques investissent énormément dans le secteur technologique. Les banques régionales américaines, plus petites par définition, ne peuvent tout simplement pas égaler ce niveau d’investissement et risquent d’en pâtir.

 

  • Performance des petites capitalisations américaines par rapport à celle des plus grandes capitalisations 

Le benchmark le plus souvent cité pour la performance des petites capitalisations est l’indice Russell 2000. Quand on compare ces rendements à ceux du S&P 500 on peut avoir l’impression que les petites capitalisations ont peiné à surperformer les grandes capitalisations. Nous pensons cependant que l’indice Russell 2000 n’est pas un bon moyen de juger la performance des petites capitalisations. En tant que benchmark il comporte quelques défauts structurels qu’un gérant actif pourra peut-être éviter. Un nombre important (plus de 30%) des sociétés incluses dans l’indice Russell 2000 enregistre des pertes. Et beaucoup de sociétés de cet indice sont fortement endettées.

 

Nous pensons que les rendements générés par notre fonds illustrent ce qui peut être accompli si l’on adopte une approche active de l’investissement dans les petites capitalisations. Au cours des trois dernières années, l’indice S&P 500 a surperformé l’indice Russell 2000 ; mais le fonds Artemis Funds (Lux) – US Smaller Companies – qui privilégie les sociétés rentables et de grande qualité – a nettement surperformé ces deux indices.

 

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