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Professions libérales : 3 règles pour mieux gérer son patrimoine

Par Albert d'Anthoüard, Directeur de la clientèle privée Nalo, service d’investissement financier en ligne.

En France, les professions libérales se plaignent souvent de faire face à des charges et des impôts élevés tout en ayant de faibles retraites. Certes ! Quelques règles simples peuvent toutefois leur permettre de répondre à ces difficultés.


Règle n°1 : bien anticiper sa retraite

La première chose à avoir en tête, lorsque l’on exerce une profession libérale, est la question de sa retraite. Contrairement aux salariés, qui touchent généralement entre 60 et 80% de leur dernier salaire à la retraite, les professions libérales n’ont pas ce luxe. Leur pension de retraite atteint généralement 30 à 50% de leur dernier salaire, donc un taux plus faible que les travailleurs salariés. Sans une bonne préparation patrimoniale sur l’ensemble de sa vie active, conserver son train de vie à la retraite devient difficile.

Pour répondre à cet enjeu, il est essentiel d’épargner chaque mois une partie de ses revenus. Cette tâche n’est pas toujours simple, tant il est vrai que les dépenses sont nombreuses lorsque l’on est en profession libérale. C’est précisément pour cette raison qu’il est utile d’épargner régulièrement.

Ce n’est pas tout : cette « épargne-retraite » personnelle doit aussi et surtout être investie de manière adéquate en fonction du nombre d’années restantes avant l’âge de la retraite. En clair : plus cet horizon est lointain, plus il est utile de se tourner vers les marchés actions qui, à long terme, restent les plus rémunérateurs malgré leur forte volatilité. Cette exposition aux actions devra être progressivement diminuée à l'approche du départ à la retraite de manière à sécuriser les gains.


Règle n°2 : savoir investir à court terme comme à long terme

Préparer sa retraite est un objectif de long terme, mais les personnes exerçant une profession libérale ont aussi et surtout des impératifs de court terme, nécessitant de gérer des liquidités à court terme pour pouvoir payer en fin d’année les taxes, charges et autres impératifs associés à leur profession. Cette fois, la question n’est plus d’investir en actions, mais de trouver des placements liquides offrant une rémunération meilleure qu’un simple dépôt à vue sur un compte courant ou un dépôt placé sur des livrets très faiblement rémunérés, et pour certains fiscalisés.

De manière intéressante, les problématiques de placement à court terme (inférieur à 1 an) et à long terme (épargne pour sa retraite) peuvent être résolues grâce au même support d’investissement : l’assurance-vie.

Dans une optique de court terme, une allocation de 70% en fonds en euros et de 30% en fonds obligataires dans le cadre d’une assurance-vie constitue un placement faiblement risqué : sur les 10 dernières années, cette allocation a permis d’obtenir un rendement moyen de 5% par an.

Dans une optique de long terme, l’assurance-vie permet également d’accéder à des fonds investis en actions, et de faire varier leur proportion au fur et à mesure de la vie. Dans tous les cas, l’argent placé en assurance-vie peut être retiré à tout moment : il s’agit d’un support d’investissement totalement liquide, contrairement à ce qu’on peut parfois entendre.


Règle n°3 : éviter les pièges des incitations fiscales

Enfin, l’une des règles d’or d’une bonne gestion de patrimoine est de ne pas courir après les « carottes fiscales », qui désignent des solutions de placement permettant d’obtenir des réductions fiscales. Réduire ses impôts est bien sûr un paramètre à prendre en compte, mais ne doit pas constituer une motivation principale, au risque de réaliser de mauvais choix de placements.

L’investissement en immobilier défiscalisé, par exemple, est souvent proposé aux particuliers aisés pour leur permettre de payer moins d’impôts. Mais attention : cet investissement est contraignant et le schéma n’est pas toujours des plus intéressants. De même, la loi Madelin, qui permet de bénéficier de réductions d’impôt, peut être inadaptée pour certains particuliers à cause des risques induits, du blocage des fonds et du plafonnement de l’avantage fiscal.

En somme, pour éviter les mauvaises surprises, l’important est d’être conseillé par des interlocuteurs de qualité, capables d’accompagner leurs clients pour bâtir une stratégie réellement adaptée à chacun de leurs besoins.

 

 

 

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