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ER - Analyses de marchés
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« Survivre et prospérer »

Titre du dernier livre blanc de la société de gestion indépendante Neuberger Berman, consacré à l’investissement en fin de cycle.

Les acteurs du marché commencent à se demander quand et comment le cycle économique actuel, exceptionnellement long, prendra fin. Nous pensons que les derniers stades de tout cycle économique représentent un défi pour les investisseurs. Cependant, la façon dont ce cycle particulier risque de mûrir pourrait s’avérer particulièrement difficile. A travers ce livre blanc, nous tentons de cartographier le paysage économique et commercial des années à venir et de décrire quatre principes qui pourraient aider les investisseurs à survivre et à prospérer tout au long de cette période.

« Quel est le principal défi de l’investissement en fin du cycle ? Maintenir une exposition à la croissance sans perdre le contrôle du risque global du portefeuille », rappelle Erik L. Knutzen, CIO - multi-actifs. « Nous avons identifié quatre principes clés pour aider les investisseurs à se préparer à une fin de cycle de longue durée » :

1/ La combinaison d'une croissance faible et d'une liquidité intermittente est susceptible d'engendrer ponctuellement de faux signaux de tensions économiques provenant d'indicateurs de marchés, tels que des courbes de rendement plates ou inversées ou des modèles inhabituels de volatilité du marché, d'où l'importance de distinguer les signaux du bruit. Les modèles de prévision économique devront peut-être être recalibrés, et les investisseurs devront le cas échéant identifier et se concentrer davantage sur les indicateurs d'un véritable stress déterminant pour l'économie mondiale.

2/ Alors que la volatilité et les corrélations entre les actions et les obligations sont en hausse, que les valorisations deviennent tendues et que le risque de baisse augmente, il est impératif de réévaluer l'allocation stratégique d'actifs. Nous insistons ici sur l'importance d'une véritable diversification, pas seulement cosmétique ou théorique, mais surtout entre les classes d'actifs et les zones géographiques, et également entre les styles d'investissement en se réorientant des voies les plus suivies vers des idées plus originales.

3/ Une partie de cette discipline peut aussi reposer sur l’identification des thèmes qui traversent les cycles. Sans doute plus que jamais, les thèmes liés à la croissance séculaire perturbent l'économie et déterminent les rendements à long terme des investissements, et bon nombre de ces thèmes remodèlent eux-mêmes ce que nous considérons comme un cycle économique " normal " : ces investissements, et d'autres qui ne dépendent pas du cycle ou qui peuvent résister au retournement de cycle, peuvent être utiles pour compléter un portefeuille.

4/ Enfin, nous devons être prêts à assurer la liquidité du marché. La capacité d'agir avec un opportunisme agile, comme celle d'absorber la volatilité et de ne pas recourir à la vente forcée, pourraient faire une grande différence à mesure que le sentiment se fragilise sur des marchés déjà illiquides et déséquilibrés. Le maintien d'une composante liquide au sein du portefeuille associé à un biais vers des stratégies à rendements élevés dans des investissements moins liquides ou illiquides, le tout géré de façon robuste et rigoureuse, tout cela peut contribuer à améliorer la résistance du portefeuille.

À notre avis, ces quatre principes peuvent servir de guide utile à la fin de n'importe quel cycle, mais ils peuvent être particulièrement importants au tournant du cycle actuel si inhabituel. Nous pensons qu'ils résument bien les meilleures façons de survivre dans l'éventualité d'une situation pire que prévue, tout en offrant la capacité de prospérer malgré la combinaison de liquidités intermittentes, de volatilité et de croissance sous-jacente faible, susceptibles de caractériser le prochain repli.

Livre blanc (en anglais) disponible ici.  

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